Sylvain Marconnet exprime son inquiétude : « Je ne vois pas arriver les Bielle-Biarrey, Dupont et Ntamack au poste de numéro 3 »
Sylvain Marconnet exprime son inquiétude : « Je ne vois pas arriver les Bielle-Biarrey, Dupont et Ntamack au poste de numéro 3 »
Le mardi 3 mars 2026 à 10:31 par David Demri
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Malgré un début de Tournoi 2026 réussi, une ombre plane sur le XV de France : la fragilité de son flanc droit en mêlée. Depuis la retraite forcée d’Uini Atonio, le staff de Fabien Galthié cherche désespérément le pilier capable de stabiliser l’édifice tricolore.
Un réservoir limité et un « chantier » permanent
La retraite forcé d’Uini Atonio a exposé au grand jour la pauvreté du vivier français à ce poste si spécifique. Pour Didier Bès, entraîneur de la mêlée de Montpellier, le contraste avec le reste de l’équipe est saisissant.
Il s’est confié dans les colonnes de L’équipe :
« Aujourd’hui, le poste de pilier droit est un chantier pour l’équipe de France. Dans les lignes arrières, on a deux ou trois équipes avec une richesse terrible. Pas au poste de pilier droit. »
Même constat pour Samuel Cherouk, l’entraineur des avants de l’équipe de France U20 :
« On a des joueurs qui aiment ce poste, mais il est tellement exigeant. Il te faut des années de métier avant de le maîtriser. Il y a énormément de paramètres à gérer : ta force, ta technique individuelle, ta coordination, ta cohésion avec ton 5, avec ton 7, avec ton talonneur… C’est fou. Tu joues au rugby mais tu as un job différent des autres. »
L’arbre Atonio qui cachait la forêt
Pour l’ancien international Sylvain Marconnet, le problème est structurel et dure depuis des décennies. À l’époque, la France devait déjà s’appuyer sur la naturalisation de Pieter de Villiers pour exister.
Aujourd’hui, la situation est critique :
« Je ne vois pas arriver les Bielle-Biarrey, Dupont et Ntamack au poste de numéro 3. Mais ces manques ne datent pas d’aujourd’hui. Je jouais avec Pieter de Villiers (70 sélections) qui avait été naturalisé mais n’était pas un pilier français issu de notre formation. Aujourd’hui on est en pleine souffrance. Uini Atonio était un peu l’arbre qui cachait la forêt. »
Le consultant est catégorique sur l’exigence du très haut niveau :
« Si tu veux être champion du monde, il faudra avoir une mêlée un peu plus dominatrice que ce qu’on a aujourd’hui. C’est la leçon de 2023. Il va falloir un bon axe droit et un bon pilier droit. Mais malheureusement, en un an, tu ne vas pas le trouver. On ne va pas faire de miracle. »
La solution : le travail collectif et la continuité
Si le « miracle » individuel n’aura pas lieu, Didier Bès croit en la force du groupe pour compenser ces faiblesses.
Selon lui, la clé réside dans la stabilité et la préparation intensive :
« Pour la Coupe du monde, tu as deux ou trois mois pour la préparer en amont. Si tu mets sérieusement l’accent sur la conquête à ce moment-là, tu peux arriver à recaler les choses. Dans le Tournoi, tu as moins de temps pour le faire. »
Il appelle à ne pas céder à la panique et à installer durablement les joueurs en place :
« Il n’y a pas pléthore de choix, c’est un poste spécial qui demande une maturité un peu plus longue. Il faut qu’on soit plus stables dans ce secteur. Si on décide d’amener Aldegheri, Montagne ou (Georges-Henri) Colombe, il faut de la continuité, les laisser en place, et travailler collectivement. »
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« Il n’y a pas pléthore de choix, c’est un poste spécial qui demande une maturité un peu plus longue. Il faut qu’on soit plus stables dans ce secteur. Si on décide d’amener Aldegheri, Montagne ou (Georges-Henri) Colombe, il faut de la continuité, les laisser en place, et travailler collectivement. »
Tout à fait. Et accessoirement arrêtons de bâcher systématiquement ces joueurs dès qu’ils font un match moins bon.
Atonio a été longtemps l’arbre qui cachait la forêt. Et des joueurs comme lui c’est exceptionnel. Alors faisons confiance à nos joueurs actuels et encourageons les. C’est aussi (surtout) ça d’être supporter.
D’ailleurs, au poste de pilier gauche, ils sont où les « Bielle-Biarrey, Dupont et Ntamack (+Jalibert, Ramos…) ». Bref citez-moi des piliers gauches exceptionnels actuellement ? Baille a été considéré comme l’un des meilleurs au monde à son « prime », et maintenant ?
Et pourtant on entend rarement des critiques à leur sujet…
Gros est un bon piliers gauche . A droite il n’y personne qui sort du lot hounpakin de Montpellier est solide en mêlée et dans le jeu. La mêlée du mrh teint la route avec des français
Oui, Gros est un très bon pilier gauche en EDF (en club, ça se discute).Donc Sam (intervenant précédent), en bon toulousain, n’allait pas se risquer à faire un compliment sur un toulonnais..
Hounkpatin est très bon, mais le casier…
Il dit exceptionnel et Gros, pour l’instant, est juste bon. Sam, en bon toulousain prouve, encore une fois, qu’ à Toulouse on connaît le rugby.
En plus, le sujet c’est le droitier car c’est le poste le plus technique, c’est pour ça que les droitiers exceptionnel ça ne court pas les rues.
On peut rajouter Priso en très bon pilier gauche …………..
Il n’y a plus de formation dans les clubs on dirait que la mêlée ils s’en foutent