« T’as insulté Uini Atonio, t’as insulté mon travail ! Tu te prends pour qui ? » Quand Patrice Collazo s’était brouillé avec Yannick Bru
« T’as insulté Uini Atonio, t’as insulté mon travail ! Tu te prends pour qui ? » Quand Patrice Collazo s’était brouillé avec Yannick Bru
Le vendredi 19 juin 2026 à 10:16 par David Demri
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Patrice Collazo est de retour au premier plan. Seize mois après son arrivée au Racing 92, le technicien francilien a réussi à remettre le club sur les rails au point de l’emmener jusqu’en demi-finale du Top 14 face au Stade Toulousain.
Mais derrière l’image du manager rugueux se cache un personnage bien plus complexe que beaucoup l’imaginent.
L’homme qui a transformé le Racing
Lorsque Patrice Collazo débarque au Racing 92, le club cherche un nouveau souffle. Quelques mois plus tôt, Jacky Lorenzetti regrettait un groupe devenu trop lisse et trop résigné.
L’ancien entraîneur de La Rochelle arrive alors avec sa personnalité, son franc-parler et sa capacité à fédérer un vestiaire.
Aujourd’hui, personne n’ose considérer le Racing comme une simple victime annoncée face à Toulouse.
Pour Michel Maillet, président du secteur amateur de l’UBB et proche de longue date de Collazo, cette réussite n’a rien d’un hasard comme il l’explique dans Midi Olympique :
« Patrice va faire au Racing ce qu’il a fait à La Rochelle : il va construire un truc en béton, un projet qui va durer. »
Celui qui a lancé Alldritt et révélé Atonio
La grande force de Patrice Collazo reste sa capacité à détecter les talents.
Yannick Bru, qui l’a côtoyé au Stade Toulousain, estime que cette qualité est l’une de ses plus grandes forces.
« Patrice, il a du flair, un vrai talent de maquignon. Il sent les athlètes, cerne les hommes et comprend les équilibres d’une équipe : c’est lui qui a lancé Grégory Alldritt, lui qui est allé chercher Uini Atonio ou Levani Botia dans l’hémisphère Sud. »
Au Racing, cette capacité s’est encore vérifiée avec la révélation de Shingirai Manyarara, le repositionnement réussi de Vinaya Habosi au centre ou encore la renaissance de Nathan Hughes.
Une fidélité qui peut aller jusqu’au conflit
Sous ses airs de dur, Collazo est également réputé pour sa loyauté.
Yannick Bru en a fait l’expérience après un épisode remontant à 2017 lors d’un match du XV de France face au pays de Galles.
Lorsque les Bleus décident de sortir Uini Atonio dans les dernières minutes, Collazo le vit comme une remise en cause du travail effectué à La Rochelle.
« Yannick, t’as insulté Uini, t’as insulté mon travail, t’as insulté La Rochelle. Mais tu te prends pour qui ? Avec moi, c’est terminé. »
Les deux hommes resteront brouillés pendant plus d’un an avant de se réconcilier.
« Derrière ça, il a toujours été là quand j’ai connu des moments difficiles. Je lui dois beaucoup », reconnaît aujourd’hui Bru.
« Un volcan attachant »
Son caractère, lui, n’a jamais vraiment changé.
Ancien joueur réputé pour son engagement total, Patrice Collazo a conservé cette exigence une fois devenu entraîneur.
Kéké Muesser, ancien président de La Seyne-sur-Mer, se souvient notamment d’un derby juniors particulièrement agité entre Toulon et Nice, en junior, où le futur manager du Racing avait déjà montré toute sa fougue.
« Patrice n’a pas fait exprès, monsieur l’arbitre. Il en a juste plein le cul que vous nous empêchiez de nous expliquer avec les Niçois ! »
Malgré ce tempérament explosif, ceux qui le connaissent utilisent souvent les mêmes mots pour le définir : fidèle, entier et attachant.
À une époque où les séparations entre clubs et entraîneurs donnent souvent lieu à d’interminables négociations, Collazo a quitté La Rochelle puis Toulon sans réclamer le moindre centime supplémentaire.
Deux départs réglés par une simple poignée de main.
Une méthode à l’ancienne qui résume parfaitement le personnage.
8 Commentaires


Respect
Plus que respect……..
Je te souhaite le meilleur patoche…
C’est sur ça change des couilles mole d’aujourd’hui .Ouin ouin c’est pas ma faute c’est l’autre on a pas était bon mais on a pas eu de chance on a trop de blessés on sera meilleur l’année prochaine et puis mieux vaut recruter des chèvres qui ferme leurs bouches et laisser partir des bons Isa et compagnie au moins il ne font pas de l’ombre au pin’s au stylo 4 couleurs c’est sur Collazo avait un peu trop de caractère
Cest un excellent coach, qui a fait un travail remarquable à La Rochelle et maintenant au Racing. C’est difficile de réussir chez soi la critique et plus sévère Pierre Mignoni en fait les frais actuellement de la part de certains supporters. Les anciens Toulonnais sont satisfaits du management de Patrice Collazo
A Toulon il a révélé des pépites ,salles ,septar ,rebbadj, jolmes,lopeti timani ,Théo dachary ,heriteau ,cordin, Aymeric luc
que des joueurs de niveau pro D2 et nationale
Les gens oublient vite
Tu devais être, assurément, dans l intimité de Collazo, dans les vestiaires, dans les confidences du président!
Plus le temps passe et plus je pense que le problème n’était pas que lui lorsqu’il était chez nous … je pense qu’un emmanuelli a sa part de responsabilités