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Théo Attissogbe raconte sa gestion du stress avant un match du XV de France

Théo Attissogbe raconte sa gestion du stress avant un match du XV de France

Le jeudi 5 mars 2026 à 20:02 par David Demri

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L’ailier du XV de France, Théo Attissogbe s’est confié dans les colonnes de Midi Olympique.

Ce-dernier a indiqué ne pas avoir parlé de Grand Chelem avec le groupe France, suite à la victoire remportée contre l’Italie.

Le plus important pour les Bleus ? Le match à venir contre l’Ecosse : 

Non pas encore, nous voulions vraiment célébrer les capes de Gaël et Thomas. Tout le monde était vraiment très heureux pour eux. On ne s’est pas projeté sur la suite, mais c’est sûr que petit à petit, je pense que la possibilité de réaliser le grand chelem va nourrir nos conversations, mais elle va aussi être de plus en plus présente dans les médias. Maintenant, on va rester dans notre bulle. On sait que le prochain match en Écosse sera très important.

Encensé suite à son début du Tournoi, Théo Attissogbe relativise. Extrait:

Ça fait partie du jeu, dans un sens comme dans l’autre. Je ne me prends pas la tête. Je prends les choses telles qu’elles viennent. Ma priorité, c’est d’être performant sur le terrain. Le reste, ça va vite. Donc, ce n’est pas quelque chose qui me perturbe ou qui me fascine particulièrement.

Je ne me pose pas de questions par rapport à ça. J’essaie de vivre les moments que je vis pleinement et de me régaler dès que j’ai l’occasion d’être sur le terrain. Le plaisir est vraiment mon moteur et c’est ce que j’ai ressenti lors des trois dernières semaines en équipe de France. Je pense d’ailleurs que cette notion de plaisir est partagée par l’ensemble du groupe et c’est une des raisons pour laquelle nous arrivons à pratiquer un si beau jeu depuis le début de la compétition. Personnellement, je ne me pose jamais la question de savoir si tout va trop vite.

Il indique être bien accompagné par son manager Sébastien Piqueronies. Extrait:

Sébastien Piqueronies est quelqu’un qui nous accompagne très bien, que ce soit autour des sélections ou même autour de notre saison et de nos performances. Il a toujours un regard neutre et bienveillant, donc je sais que quand il me dit des choses, c’est plutôt à prendre dans le bon sens. Et je pense que sur ce point-là, en tout cas, en tant que joueur de la Section paloise, on a de la chance de l’avoir à nos côtés parce qu’il a toujours de bonnes paroles et de bons conseils. Attention, quand je dis ça, ce n’est pas que des compliments. Mais sa connaissance du système fédéral et son passé dans la formation des jeunes sont forcément un avantage pour nous.

Il précise avoir de plus en plus de repères avec Thomas Ramos et Louis Bielle-Biarrey à force de jouer à leurs côtés. Extrait:

Forcément, à force de passer du temps ensemble, que ce soit lors des entraînements ou sur les matchs, il y a des petits automatismes qui se créent, des petits liens, des petites facilités. Donc, c’est sûr que j’ai l’impression que de semaine en semaine, ça évolue. Après, encore une fois, quand tu joues avec ces joueurs, c’est aussi plus facile de créer ce genre de relations. Donc, je suis très content de ça depuis le début de Tournoi et j’espère que ça continuera à évoluer dans le bon sens parce qu’on prend plaisir et quand on prend plaisir, souvent, ça permet de réaliser de belles choses sur le terrain.

Il précise ne jamais avoir vraiment joué aux côtés de Louis Bielle-Biarrey auparavant. Extrait:

Nous avions connu une sélection ensemble avec les U20 en Irlande lors du Tournoi 2023. Nous avions d’ailleurs perdu ce match. Il jouait à l’arrière et moi à l’aile. Nous n’avions passé qu’une semaine ensemble. J’avais plus côtoyé Nicolas Depoortere chez les jeunes. Mais on se connaissait un peu puisque nous n’avons qu’un an d’écart. Après, on s’entend très bien, que ce soit sur ou en dehors du terrain. C’est toujours agréable de partager des moments avec lui.

Dans la foulée, il affirme être en contact fréquent avec le staff Tricolore pour évoquer des axes de progression, dans son jeu. Extrait:

j’ai des discussions de temps en temps, que ce soit avec Fabien Galthié, avec Patrick Arlettaz ou les autres membres du staff. Donc, je sais forcément ce qu’ils attendent de moi. Je peux en discuter aussi avec Sébastien Piqueronies. Je suis sur mon chemin, je sais où je veux aller, j’ai envie de progresser dans beaucoup de secteurs de mon jeu. Je sais que ça pourra m’aider et ça pourra me permettre aussi de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Je suis très motivé et tous les jours j’essaie de m’entraîner pour essayer de progresser dans tous les domaines.

Il savoure le fait de pouvoir découvrir de nouveaux stades grâce à ce Tournoi 2026. Extrait:

C’est particulier effectivement. J’ai aussi découvert le stade de Lille. Quand j’étais petit, le Principality Stadium m’impressionnait car il était couvert et c’était une nouveauté. Le pays de Galles vivait aussi de grandes années avec Cuthbert, North, Biggar, Halfpenny… C’était impressionnant. Pouvoir y jouer maintenant avec le maillot bleu, c’est forcément spécial. 

J’essaie d’évacuer le stress la veille des matchs. Lors de la mise en place, j’aime bien tout regarder, m’imprégner un peu du stade, avoir cet effet waouh, comme on dit, de découverte la veille. Comme ça, le jour du match, je suis complètement focus sur la mission que j’ai à accomplir. Mais on va dire que cette veille de match, ça apporte aussi cette touche de légèreté. Et moi, j’aime bien pouvoir découvrir un peu les lieux, les vestiaires, le stade. Au Principality ou à Lille, cela m’a aussi permis d’appréhender les éclairages puisque ce sont des stades couverts. C’est hyper intéressant et c’est un équilibre que j’aime bien.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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