Thomas Ramos est-il le plus gros recrutement de l’histoire du Racing devant Carter, Chabal, Kolisi, Sexton ou encore Hernandez ?

Thomas Ramos est-il le plus gros recrutement de l’histoire du Racing devant Carter, Chabal, Kolisi, Sexton ou encore Hernandez ?

Le vendredi 7 août 2026 à 15:42 par David Demri

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L’annonce du départ de Thomas Ramos vers le Racing a naturellement suscité de nombreuses interrogations. Pourquoi quitter le Stade toulousain ? Pourquoi choisir le club francilien ? Mais au-delà de ces questions, ce transfert raconte aussi autre chose : le Racing semble renouer avec une politique qui a longtemps façonné son identité. Celle consistant à attirer les plus grandes figures du rugby mondial pour donner une nouvelle dimension à son projet sportif et à son image.

Depuis son retour en Top 14 en 2009, le club présidé par Jacky Lorenzetti a régulièrement marqué les esprits avec des recrutements spectaculaires. Ces dernières saisons, cette stratégie semblait toutefois s’être atténuée au profit de profils plus jeunes ou moins médiatiques. L’arrivée annoncée de Thomas Ramos laisse penser que cette page pourrait être en train de se tourner.

Des stars pour faire grandir le Racing

Sous l’impulsion de Jacky Lorenzetti, le Racing n’a jamais caché son ambition de s’appuyer sur des joueurs de renommée internationale pour renforcer son attractivité.

L’objectif n’a jamais été uniquement sportif. Dans un bassin parisien où la concurrence avec les autres sports et l’offre culturelle est particulièrement forte, faire venir les plus grandes stars permet aussi d’accroître la notoriété du club et de remplir les tribunes.

Thomas Ramos s’inscrit parfaitement dans cette logique.

À son arrivée, il comptera parmi les joueurs les plus titrés de la planète avec six Boucliers de Brennus, deux Champions Cup et le statut de meilleur réalisateur de l’histoire du XV de France.

Les derniers coups XXL n’ont pas tous connu le même destin

Le Racing sait toutefois qu’un recrutement prestigieux ne garantit pas automatiquement une réussite sportive.

Ces dernières années, Siya Kolisi et Owen Farrell en ont été les meilleurs exemples.

Lorsque Kolisi rejoint les Hauts-de-Seine après la Coupe du monde 2023, il est double champion du monde et capitaine emblématique des Springboks. Peu de transferts ont alors autant marqué le rugby européen. Pourtant, son passage francilien ne répondra jamais totalement aux attentes.

Le constat est similaire pour Owen Farrell.

L’ouvreur anglais arrive en 2024 avec un palmarès exceptionnel : trois Champions Cup avec les Saracens, six titres de champion d’Angleterre, trois Tournois des Six Nations, trois tournées avec les Lions britanniques et irlandais, une finale de Coupe du monde ainsi que le titre de meilleur réalisateur de l’histoire du rugby anglais.

Malgré ce CV hors normes, son aventure au Racing restera limitée à une seule saison et n’aura jamais l’impact espéré sur le terrain.

Ces expériences avaient d’ailleurs poussé le club à orienter son recrutement vers des profils plus jeunes, moins médiatiques et moins coûteux, une politique mise en œuvre par Patrice Collazo avec des résultats encourageants.

L’arrivée de Thomas Ramos marque donc un changement notable.

Ramos rejoint un cercle très fermé

Si le Racing semble renouer avec les recrutements spectaculaires, Thomas Ramos n’arrive pas dans n’importe quelle catégorie.

Depuis quinze ans, peu de joueurs possédaient un statut comparable au moment de signer.

Dan Carter demeure évidemment la référence absolue. Lorsqu’il débarque en 2015, l’ouvreur néo-zélandais est double champion du monde en titre et vient d’être élu meilleur joueur du monde pour la troisième fois de sa carrière. Son arrivée reste sans doute le transfert le plus retentissant jamais réalisé par un club français.

Jonathan Sexton appartient lui aussi à cette catégorie. En 2013, l’Irlandais rejoint le Racing à seulement 28 ans, au sommet de sa carrière, avec déjà trois Coupes d’Europe, un Challenge européen, deux Ligues celtiques et le statut de successeur de Ronan O’Gara à l’ouverture du XV du Trèfle.

À ces noms s’ajoutent désormais ceux de Siya Kolisi, Owen Farrell… et probablement Thomas Ramos.

Même si l’arrière international n’a pas le même parcours que Carter ou Kolisi, il arrive comme le cerveau de l’équipe qui domine le rugby européen depuis plusieurs saisons et comme l’un des joueurs les plus influents du rugby français.

Un débat qui restera ouvert

Reste alors une question : où situer Thomas Ramos parmi les plus grands recrutements de l’histoire du Racing ?

Le débat promet d’être animé.

Car si Dan Carter, Jonathan Sexton, Siya Kolisi, Owen Farrell et désormais Thomas Ramos semblent constituer une première liste naturelle, il faudrait alors laisser de côté d’autres immenses joueurs passés par le club.

Juan Martín Hernández, François Steyn, Sébastien Chabal, Chris Masoe, Joe Rokocoko, Mike Phillips, Jamie Roberts, Gaël Fickou ou encore Josua Tuisova ont eux aussi marqué l’histoire récente des Ciel et Blanc.

Une chose paraît néanmoins difficile à contester : en attirant Thomas Ramos, le Racing ne réalise pas seulement l’un des plus gros coups du prochain mercato. Il renoue aussi avec une stratégie qui a largement contribué à construire son identité depuis plus de quinze ans.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

6 Commentaires

  1. Fonze12 7 août 2026 at 16h- Répondre

    Rien à voir entre le recrutement de Ramos qui est une opportunité à saisir (car quel club n’aurait pas été intéressé par un tel joueur ?) et l’empilement de star d’il y a quelques années. Au passage citer Sébastien Chabal et pas Finn Russell…

  2. JeanmarcMourillon 7 août 2026 at 16h- Répondre

    Ramos devant Carter…..
    No comment…

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  3. Flowrian 7 août 2026 at 16h- Répondre

    Chabal et Carter devant.

    Chabal, car c’était la 1ère « star » du rugby français, dans le sens ultra médiatisé, que tout le monde connaissait en France sans même savoir si un ballon de rugby était ovale ou rond.
    Pour un club tout juste revenu de pro D2, c’était considérable.

    Carter, pas besoin de faire un dessin.

  4. ??? 7 août 2026 at 16h- Répondre

    Avec tout mon respect pour Ramos
    Carter devant 1000x

  5. Ber0683 7 août 2026 at 17h- Répondre

    Carter …

  6. Bougnatix 7 août 2026 at 17h- Répondre

    Rugbystiquement parlant , pour moi Ramos et Carter au meme niveau pour des raisons differente .