Thomas Ramos : « Quand tu ne joues pas, tu as les boules. Et quand tu perds, tu as encore plus les boules »
Thomas Ramos : « Quand tu ne joues pas, tu as les boules. Et quand tu perds, tu as encore plus les boules »
Le vendredi 10 avril 2026 à 9:09 par David Demri
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L’arrière du Stade Toulousain, Thomas Ramos s’est longuement confié via La Dépêche pour évoquer le quart de finale Européen à venir contre Bordeaux-Bègles.
Il l’affirme : absolument tous les joueurs, autant toulousains que bordelais, rêvent de jouer cette rencontre. Extrait:
Forcément, tous les joueurs ont envie de jouer des matchs comme ça de phases finales, face à des très belles équipes. Que ce soit de notre côté ou du leur, il doit nous tarder le match. Ensuite, au vu du dernier match qu’on a effectué là-bas avec plus de 40 ou 45 minutes de temps de jeu effectif, ça sera très certainement un match qui se rapprochera de ces eaux-là, et donc du niveau international. On espère faire un bon match et que ça se passe bien pour nous.
Absent de la demi-finale de Champions Cup contre l’UBB la saison dernière, Thomas Ramos confirme que rater un tel match est toujours difficile à accepter, encore plus après une défaite. Extrait:
Si je le prends à titre personnel, j’étais un peu déçu l’année dernière, à cause d’une petite lésion à un mollet, de ne pas pouvoir participer à cette demi-finale. Donc forcément, quand tu ne joues pas, tu as les boules. Et quand tu perds, tu as encore plus les boules.
Donc ça a mis quelques jours avant de le digérer. Mais au vu du parcours de Bordeaux, je crois qu’au final, ils méritaient leur titre donc il n’y avait rien à dire. Et puis j’ai eu le temps de me reconcentrer personnellement aussi pour aller chercher des phases finales et un nouveau titre de Top 14. C’était ma façon à moi d’évacuer cette frustration de la demi-finale.
Il se rappelle de cette période délicate avec une semaine cauchemardesque durant laquelle Peato Mauvaka s’était également blessé. Extrait:
L’année dernière, on a été deux joueurs à sortir sur le même entraînement à quatre jours d’une demi-finale. Donc, ce n’est jamais appréciable, peu importent les joueurs. Comparé à Peato et sa plus grosse blessure (rupture du ligament croisé antérieur du genou, NDLR), j’ai eu de la chance. Mais je crois qu’on a un groupe qui est prêt à pallier toute éventualité donc se cacher derrière ces deux forfaits l’année dernière, ce serait un peu trop facile au vu de l’effectif qu’on a.
Je crois que durant toute la saison, on montre que peu importe qui est sur le terrain. En tout cas, on essaie de montrer une bonne image de notre groupe et de notre jeu. À ceux qui sont sur le terrain ce week-end de porter haut et fort les couleurs du Stade Toulousain, et surtout de prendre leurs responsabilités pour ceux qui n’en feront pas partie.
Il confirme dans la foulée que les deux équipes se connaissent très bien désormais. Extrait:
C’est sûr qu’on se joue depuis très, très longtemps. Forcément en tant Top 14 et depuis quelques années, on se retrouve très régulièrement en phases finales de Coupe d’Europe. Après, chaque staff, j’imagine, analyse les moindres faits et gestes des défenses ou des attaques adverses. On essaye toujours de trouver des petits ajustements pour pouvoir, sur un lancement ou sur une stratégie, surprendre l’adversaire. Mais c’est sûr qu’après, les joueurs restent les mêmes, les collectifs restent les mêmes, et on connaît les points forts et les points faibles de chacun.
Il se souvient ensuite du quart de finale remporté contre Toulon, la saison dernière à Mayol. Extrait:
On a déjà gagné des quarts de finale à l’extérieur dans nos éditions précédentes. Mais c’est sûr que l’année dernière, ça avait été un match très tendu, très serré, très âpre, notamment devant, avec une équipe adverse totalement différente, je pense, de ce qu’on va rencontrer ce week-end. Je ne pense pas que ça se jouera sur les mêmes aspects du jeu que ça s’était joué à Toulon.
Mais en tout cas, c’est sûr qu’il faudra qu’on puisse aussi se rappeler des moments où on a tenu face à une équipe qui joue à domicile, avec son public derrière. Ça, c’est important. Donc on va se déplacer à Chaban-Delmas, qui est quand même un stade où il y a une sacrée ambiance, il faut le reconnaître. 33 000 personnes, c’est toujours particulier de jouer là-bas. Donc rester soudés, serrés et ne pas se lâcher durant 80 minutes.
Il explique ensuite pourquoi l’UBB ne cesse de monter en puissance depuis plusieurs saisons. Extrait:
Déjà, la première des choses qu’il faut retenir, c’est qu’il est sûr que depuis quelques années, ils ont progressé. Et quand tu habitues un groupe à jouer des phases finales, tu arrives très souvent à décrocher un titre. C’est ce qu’ils ont fait l’année dernière. Personnellement, j’essaie un peu plus de regarder comment nous, on se comporte plutôt que comment l’UBB se comporte. Mais c’est sûr qu’ils ont de très bons joueurs.
Je ne sais pas comment ils fonctionnent à l’intérieur, mais pour connaître certains des joueurs, c’est sûr que je pense qu’ils ont un très bon groupe, qu’ils s’entendent bien entre eux. Et aujourd’hui, un groupe qui fonctionne, c’est un groupe qui travaille bien et un groupe qui s’entend bien, comme très certainement ils le font. Après, je ne suis pas au quotidien avec eux pour savoir comment ça marche, mais en l’occurrence, ça a l’air de bien fonctionner pour eux.
Pour conclure, Thomas Ramos a évoqué le repositionnement de Damian Penaud au centre. Extrait:
Je crois que vous pouvez le voir, à chaque fois qu’il touche le ballon au centre, il est quand même assez dangereux. Le poste de centre lui permet de toucher encore plus de ballons que ce qu’il touche au poste d’ailier. Donc il faudra être vigilant parce que c’est un joueur qui aime aussi, comme Kalvin un petit peu, jouer ses duels, attaquer les espaces. C’est un joueur qui fait beaucoup d’offloads, il fait vivre énormément le ballon après lui et ça donne énormément d’avancée à Bordeaux. Il n’y a pas de plan anti-Penaud, anti-LBB, anti-qui vous voulez, mais il faut juste être attentif à ces joueurs-là parce que forcément, de par leurs qualités, font avancer cette équipe, notamment derrière.
1 Commentaire


C’est sa femme qui doit être ravie…
LOL…