Tom Staniforth raconte le cauchemar qui a failli mettre fin à sa carrière

Tom Staniforth raconte le cauchemar qui a failli mettre fin à sa carrière

Le jeudi 25 juin 2026 à 8:43 par David Demri

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Quelques jours après avoir vécu un moment qu’il n’oubliera jamais sous le maillot du XV de France, Tom Staniforth s’est livré avec beaucoup de sincérité pour Midi Olympique. Derrière la joie d’avoir chanté la Marseillaise se cache une histoire faite de doutes, de sacrifices et d’une grave blessure qui lui a fait craindre la fin de sa carrière.

Le deuxième ligne du Castres Olympique poursuit désormais un seul objectif : décrocher enfin sa première sélection officielle avec les Bleus.

Une blessure qui a failli tout arrêter

Avant de goûter à l’équipe de France, Tom Staniforth a traversé une période particulièrement compliquée. La saison dernière, une blessure à la cheville l’a éloigné des terrains pendant de longs mois, au point de remettre en question son avenir.

L’Australien d’origine avoue avoir vécu des moments extrêmement difficiles.

« La saison dernière, à cause de ma cheville. Je n’ai quasiment pas joué de la saison. Je souffrais vraiment. C’était l’enfer. »

Lorsqu’il évoque cette période, l’émotion est encore très présente.

« J’ai cru que je ne rejouerais jamais au rugby. Mais c’est dur d’en parler. »

Cette épreuve explique aussi pourquoi ses premiers pas avec le XV de France ont eu une saveur toute particulière.

Une Marseillaise chargée d’émotion

Vendredi dernier, à Vannes, Tom Staniforth a disputé son premier match sous les couleurs françaises face à l’Angleterre XV. Même si cette rencontre ne comptait pas comme une sélection officielle, le deuxième ligne a vécu un moment qu’il qualifie d’inoubliable.

Le joueur de 32 ans raconte tout ce qui lui est revenu en tête au moment de l’hymne.

« De nombreux sentiments se sont bousculés, notamment la reconnaissance envers tous ceux qui m’ont accompagné pendant ma carrière : ma femme, mes parents, mes enfants, toutes les personnes présentes dans les moments difficiles comme dans les bons. En fait, c’était un moment très émouvant, parce que j’ai repensé à tout le chemin parcouru et à tout ce qu’il a fallu faire pour en arriver là. Je me suis dit qu’enfin j’étais international français, même si ce match n’a pas décerné de sélection. Mais quelle fierté quand même, quelle opportunité exceptionnelle pour moi. C’est vraiment un privilège. »

Parmi toutes les personnes qui ont marqué son parcours, Tom Staniforth n’oublie pas celui qui lui a ouvert les portes du rugby français.

Il adresse un hommage appuyé à Pierre-Henry Broncan, qui l’avait convaincu de rejoindre Castres en 2020.

« C’est lui qui m’a contacté, lui qui m’a fait confiance. Je serai toujours reconnaissant envers lui. Je me souviens encore du message qu’il m’a envoyé au début de notre discussion. Ce message a changé ma vie. Ce message, je l’ai gardé. Il est important pour moi. »

« Être Français, c’est un cadeau tombé du ciel »

Installé depuis plusieurs années dans le Tarn, Tom Staniforth explique que son attachement à la France s’est construit naturellement. Lui qui est arrivé avec seulement deux valises évoque aujourd’hui une vie totalement transformée.

Le deuxième ligne raconte combien Castres est devenu son foyer.

« Quand nous sommes arrivés en France, ma femme et moi n’avions pas d’enfants, seulement deux valises. Maintenant, on a une maison, trois enfants et plein de belles choses sont arrivées dans notre vie. Mes enfants ne sont ni Français ni Australiens. Ils sont Castrais (rires). J’aime cette ville où les gens travaillent dur et vivent pour le rugby. »

Le joueur refuse toutefois d’opposer ses deux pays de cœur.

Il voit dans cette double culture une immense richesse.

« Être Français, c’est un cadeau tombé du ciel. Je suis capable de prendre le meilleur de chacun des deux pays, des deux cultures et d’en profiter. C’est une vraie chance. (…) Je n’ai pas à choisir. »

S’il rêve désormais d’affronter un jour l’Australie sous le maillot bleu, Tom Staniforth préfère rester concentré sur une priorité.

Son objectif est très clair pour les prochaines semaines.

« Mon but, c’est juste de décrocher une première cape, une sélection. Peu importe l’adversaire. »

Lorsque le journaliste lui demande s’il pense déjà à la Coupe du monde, il réagit : 

« Je ne veux pas regarder si loin. Comme je l’ai déjà dit, d’abord, je veux pouvoir gagner une première sélection. Chaque chose en son temps. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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