Toulon et Le Racing au révélateur ( Source La dépêche )

Toulon et Le Racing au révélateur ( Source La dépêche )

Le samedi 9 octobre 2010 à 10:17 par David Demri

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C’est le grand jour pour le Racing-Métro et Toulon, les ambitieux du Top 14 qui croquent dans le gâteau européen avec ambition. Clermont ne devra pas se rater.

Ils voulaient voir, ils voulaient savoir, ils vont être servis… Toulon et le Racing Métro font aujourd’hui leurs premiers pas dans la grande Coupe d’Europe et le parfum qui leur caressera le cou, sera évidemment plus enivrant que celui qu’ils avaient découvert jusque-là en challenge européen. Plus dangereux aussi car à trop flirter avec la Coupe d’Europe, on s’égare parfois dans le Top 14…

Mourad Boudjellal, à qui on peut reconnaître, le bon sens de la formule évoque la compétition en ces termes : « C’est la concrétisation d’un rêve, car nous entrons dans le monde des équipes qu’on regardait jouer à la télé. » Face aux Ospreys dont on louera encore certainement le jeu chatoyant (Shane Willians, Lee Byrne…), Toulon devra se lâcher beaucoup plus qu’il ne le fait en championnat. Et être discipliné, l’arbitrage européen ne pardonnant rien à ce niveau.

En terme de baptême, le Racing-Métro risque également d’être servi. Le fait d’ouvrir à l’extérieur enlèvera quand même un peu de pression aux Parisiens. Il n’en reste pas moins que pour une première, le Racing va être servi avec un déplacement chez le champion d’Europe 2009, le Leinster, orphelin de Cheika.

Comme chaque année, on les annonce vieillissants. Le début de saison très moyen en ligue celtique de la province irlandaise accréditerait cette thèse mais le Leinster adore l’Europe. Et le Racing est privé de ses deux demis d’ouverture potentiels Hernandez et Wisniewski blessés ; le poste étant occupé par l’homme à tout faire Jérôme Fillol.

Clermont a annoncé la couleur. La Coupe d’Europe est désormais un objectif. Au même titre que le championnat. Il faudra néanmoins que les Auvergnats haussent leur niveau de jeu. Jusque-là, les hommes de Cotter ont manqué de constance et on sait qu’en Coupe d’Europe, le moindre relâchement peut se payer cash. Surtout face à une équipe des Saracens qui vient de battre coup sur coup Northampton et Leicester.

Dernière équipe en lice aujourd’hui avant les débuts de Toulouse et Biarritz demain, Perpignan et ses éternelles ambitions européennes. Toujours confronté à des blessures, l’USAP se rend à Llanelli qui, depuis deux saisons, rebâtit un groupe autour de jeunes joueurs. L’occasion est bonne de frapper un grand coup d’entrée.

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