« Toulon ne voulait plus me renouveler » : Les vérités de Facundo Isa avant ses retrouvailles avec le RCT

« Toulon ne voulait plus me renouveler » : Les vérités de Facundo Isa avant ses retrouvailles avec le RCT

Le dimanche 1 février 2026 à 10:59 par David Demri

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Huit saisons, 158 matchs sous le maillot varois et une trace indélébile laissée à Mayol : Facundo Isa est plus qu’un ancien joueur pour le RCT, c’est une figure historique.

Désormais cadre de la Section Paloise, le troisième ligne argentin retrouve ce dimanche ses anciens coéquipiers. Entre souvenirs et amertume d’un départ non souhaité, il se confie.

Facundo Isa s’est longuement confié via Var-matin.

L’aventure toulonnaise : « Comme la ville, comme le club ! »

Interrogé sur le mot qui résumerait ses huit années sur la Rade, l’Argentin n’hésite pas : « Je dirai « folle ». Mon aventure a été un peu dingue, du début à la fin. Il y a eu je ne sais combien de changements d’entraîneurs, des hauts et des bas au classement, trois finales européennes perdues, puis enfin ce titre en Challenge Cup… Donc, oui, ces huit ans étaient fous. Comme la ville, comme le club quoi ! »

Ce départ, acté lors du dernier barrage à Mayol, reste gravé dans sa mémoire, même si la réalisation fut progressive.

« Ces journées-là sont particulières, difficiles. À Toulon, j’ai fait d’un boulot une maison. C’était une grande partie de ma vie. J’ai trouvé des amis, des proches, un groupe. Mes coéquipiers comme les supporters m’ont beaucoup donné. J’espère avoir rendu cette confiance. En tout cas, j’ai fait de mon mieux. Sur le moment, même si j’étais ému, je l’ai plutôt bien vécu. C’est plus tard que ce départ m’a vraiment touché. »

Le déclic a eu lieu lors du passage concret à sa nouvelle vie :

« Quand j’ai dû vraiment déménager, d’abord, puis quand je suis arrivé à Pau. J’ai dû essayer de comprendre tous les changements qui allaient arriver dans ma vie. C’était encore un peu flou. Mais c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’avais quitté Toulon. »

Un départ forcé par le club

Malgré son statut de chouchou du public, Facundo Isa n’a pas eu le choix de rester. Il revient avec franchise sur les coulisses de sa fin de contrat :

« Il n’y a pas eu vraiment de discussion. Toulon ne voulait plus me renouveler, je savais que le club ne comptait pas sur moi pour le futur, alors on n’a pas eu trop besoin de parler. Dès novembre, avant les matches internationaux, j’étais au courant. J’ai donc cherché un club qui serait bon pour moi. J’ai eu beaucoup de propositions, heureusement (rires), mais Pau m’a semblé être le meilleur projet. Et je ne suis pas déçu. »

S’il n’est pas rancunier, la pilule a été rude à avaler :

« Blessé, non. Mais ça n’a pas été évident à digérer. J’ai compris que c’était ma dernière année et qu’il fallait que je profite de ces moments-là. J’ai eu la chance de pouvoir jouer jusqu’au bout, même si j’étais sur le départ. Et ça, j’en suis fier. J’ai continué de donner le maximum pour le club. »

Le cœur face à la raison sur le terrain

Déjà revenu à Mayol avec le maillot vert le 4 novembre dernier, il décrit une sensation étrange :

« C’était… bizarre. J’avais l’impression d’avoir réussi à faire le deuil de Toulon, mais c’était compliqué. Au final, ça ne m’a pas fait autant de mal que ce que je pensais. Ou alors, j’ai bloqué cette partie-là dans mon esprit. Je savais que ce match allait arriver et qu’il pouvait me toucher. J’ai réussi, je pense, à bien l’appréhender. »

Marqueur ce jour-là, il était resté de marbre :

« Sur le terrain, tu te retrouves en face de mecs avec qui tu t’es battu pendant de longues saisons. Mais, au coup d’envoi, il n’y a plus de copains. Et ce sera pareil au Hameau (sourire). Oui, j’ai marqué mais je n’ai même pas profité ni célébré. Je respecte bien trop Mayol pour ça. »

L’intégration réussie dans le Béarn

Aujourd’hui, Facundo Isa s’épanouit sous ses nouvelles couleurs. Interrogé sur la météo paloise, il s’amuse : « Chez vous (dans le Var), je n’ai pas l’impression que ça soit terrible, non ? En réalité, on a eu des belles journées, du soleil, même si, là, on entre dans l’hiver ! »

Pourtant, le défi était immense :

« Au début, j’avoue que j’ai eu un peu peur. J’avais passé huit ans à Toulon, cétait un vrai changement. On m’a très bien accueilli… mais je repartais de zéro. Il fallait rencontrer tout le monde. J’aime connaître tout le monde, pas seulement les joueurs. Le staff, les kinés, les prépas, les gens des bureaux, tout le monde au club. Maintenant, je suis bien ! Et, dans la ville, je commence à prendre mes habitudes. Je n’oublierai pas non plus ma première au Hameau, avec la fameuse “Honhada”. J’adore ça. C’est une vraie communion avec le public. »

Désormais, l’ambition est collective :

« La Section est en train d’écrire son histoire. C’est un club qui monte. J’ai envie de m’inscrire là-dedans, c’est motivant. » Puis, il conclut sur le match à venir : « On en avait pris quarante. C’est une rencontre du haut du tableau, qui sera importante pour la suite. On se doit de gagner. »

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4 Commentaires

  1. Joris71 1 février 2026 at 11h- Répondre

    Quelle erreur

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    J'aime pas 6
  2. La Rafale 1 février 2026 at 11h- Répondre

    On l’a gardé quand il n’était pas très bien e ton l’a fait partir quand il a fait sa meilleure saison. Et pour Mercer c’est l’inverse on le fait venir maintenant qu’il n’est plus très bien.

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    • Dede83 1 février 2026 at 12h- Répondre

      Mercer faut lui laisser un peu de temps

      Regardez ludlam 1 an pour être au top

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  3. marc 1 février 2026 at 11h- Répondre

    Sacrifié par on sait qui et on sait pourquoi… Bref Toulon ça sera toujours chez toi Isa, les vrais Toulonnais eux ne t’oublient pas et te remercient pour ces 8 ans !

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