Toulouse a encore lancé des pépites : les secrets d’une incroyable machine à former des moins de 6 ans jusqu’aux pro !

Toulouse a encore lancé des pépites : les secrets d’une incroyable machine à former des moins de 6 ans jusqu’aux pro !

Le jeudi 8 octobre 2026 à 9:12 par David Demri

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Marc-Élie Kouassi n’est que le dernier exemple d’une longue série. À seulement 18 ans, le troisième ligne a impressionné pour sa première titularisation en Top 14 lors de la victoire du Stade Toulousain à Castres (8-7).

Derrière cette nouvelle émergence se cache une mécanique travaillée depuis des années : formation commune, intégration progressive chez les professionnels, passerelle permanente entre les Espoirs et le staff d’Ugo Mola et concurrence assumée avec les cadres.

Même lorsque ses internationaux manquent à l’appel et que son équipe est largement remaniée, Toulouse continue de trouver de nouvelles ressources.

Dans le Tarn, Marc-Élie Kouassi a ainsi découvert une titularisation en Top 14 à seulement 18 ans. À ses côtés, Thomas Lacombre, Benjamin Bertrand ou encore Matias Remue avaient presque des airs d’anciens malgré leur jeunesse.

Et pour David Mélé, cette capacité à renouveler continuellement le groupe n’a rien d’un hasard.

« La formation marche plutôt bien »

La victoire obtenue à Castres n’a peut-être pas été la plus spectaculaire de la saison Toulousaine. Elle a cependant conforté le staff dans ses convictions concernant son réservoir.

David Mélé retenait surtout la personnalité affichée par les jeunes joueurs. Des propos rapportés par Midi Olympique :

« Il faut continuer de croire que le Stade a de la ressource et que la formation marche plutôt bien (sourire). On a encore eu des exemples ce soir avec des gamins qui ont joué un match de rugby, qui se sont amusés. Ce n’était peut-être pas, en termes de contenu, le plus abouti. Mais en termes d’état d’esprit, de défense, je pense que c’était un des plus excitants qu’on ait eu à vivre. »

À Toulouse, obtenir une opportunité avec les professionnels ne suffit toutefois pas. La concurrence est telle que chaque apparition devient également l’occasion de montrer que l’on peut durablement exister à ce niveau.

Roméo Bonnard-Martin l’expliquait après la rencontre.

Pour les jeunes Toulousains, l’objectif est de prouver qu’ils peuvent apporter immédiatement à l’équipe première.

« C’est important pour nous, les jeunes, de se mettre en confiance, de montrer qu’on peut jouer avec l’équipe première sans être ridicules, et en n’apportant que du positif. Je pense qu’on l’a bien montré. Donc, tout le groupe est très fier. »

Le même ADN des moins de 6 ans jusqu’aux professionnels

La multiplication des doublons oblige évidemment le Stade Toulousain à disposer d’un réservoir particulièrement profond.

Mais la méthode va bien au-delà de la nécessité de remplacer ponctuellement les internationaux.

L’idée consiste à développer très tôt une philosophie commune afin que le passage chez les professionnels soit le moins brutal possible.

David Mélé insiste sur cette continuité dans la formation Toulousaine.

« On connaît la formation ici. On en parle souvent, mais quand on voit autant de jeunes joueurs porter ce maillot pour la première fois, quand on voit des joueurs comme Roméo Bonnard-Martin qui enchaîne son troisième match et qui est capable de faire une performance de 80 minutes, c’est le travail de tout un club, des moins de 6 ans jusqu’en haut, jusqu’aux professionnels, qui est fait plutôt bien, avec le même ADN, la même philosophie. »

Les jeunes sont déjà plongés dans le quotidien des professionnels

Autre élément essentiel : Toulouse ne se contente pas d’appeler ses meilleurs Espoirs lorsqu’il manque du monde.

Les jeunes les plus prometteurs fréquentent régulièrement le groupe professionnel et maîtrisent déjà son fonctionnement lorsqu’arrive leur première véritable opportunité.

Matthis Lebel avait détaillé cette méthode quelques mois auparavant.

L’objectif consiste notamment à éviter qu’un jeune joueur découvre simultanément le Top 14 et tout le fonctionnement tactique de l’équipe.

« Les jeunes sont avec nous quasiment tout le temps. Ils connaissent le plan de jeu, sont capables de s’y intégrer, de montrer de belles choses. On essaie de les mettre dans les meilleures dispositions pour qu’ils puissent se montrer performants. On sait la chance que ça représente pour eux. »

Reste alors à maîtriser une dimension beaucoup moins tactique : l’émotion.

Lebel expliquait que l’encadrement devait également accompagner cette excitation liée aux premières apparitions.

« Les concernant, l’adaptation est surtout au niveau de l’euphorie qu’ils peuvent ressentir. Ils voient qu’ils vont avoir leur chance, que ça va être leur moment, et il faut trouver le juste milieu entre cette euphorie et la maîtrise qu’on doit avoir dans un match de très haut niveau. »

« Personne ne dort sur ses acquis »

Cette intégration des jeunes profite également aux cadres.

Car lorsqu’un nouvel élément arrive avec l’ambition de gagner sa place, les joueurs installés sont eux-mêmes poussés à maintenir leur niveau.

C’est précisément ce que François Cros apprécie dans le fonctionnement Toulousain.

Le troisième ligne voit cette jeunesse comme un moteur permanent pour l’ensemble du groupe.

« Il y a toujours de la fraîcheur avec ce vivier de jeunes qui vient alimenter le groupe et challenger les plus vieux. C’est cool. Ça permet de garder cette émulation dans le groupe. Personne ne dort sur ses acquis, tout le monde va chercher plus loin pour avoir sa place et faire en sorte que, le week-end, l’équipe soit gagnante. »

Et les performances des jeunes en match ne constituent pas réellement une surprise pour ceux qui les côtoient quotidiennement.

Cros connaît déjà parfaitement leur potentiel grâce aux entraînements.

« Je m’entraîne avec eux au quotidien. Je sais de quoi ils sont capables, mais c’est toujours plaisant de les voir “matcher” et de les voir remettre en question de gros joueurs. »

Une passerelle permanente entre les Espoirs et les professionnels

Le dernier élément de la méthode se situe directement dans l’organisation du staff.

Les passerelles entre les Espoirs et l’équipe première ne concernent pas uniquement les joueurs. Elles existent également chez les entraîneurs.

Jerome Kaino et David Mélé travaillent actuellement auprès des U23 Rouge et Noir. Avant eux, Virgile Lacombe, Jean Bouilhou ou encore Clément Poitrenaud ont également occupé des fonctions auprès des jeunes.

Une organisation qui permet aux futurs professionnels d’être suivis par des techniciens connaissant parfaitement les attentes du plus haut niveau.

Avec les périodes de doublons qui se profilent et une saison 2027-2028 qui devrait encore davantage solliciter la profondeur de l’effectif, Toulouse sait qu’il devra régulièrement puiser dans son réservoir.

La victoire obtenue à Castres a donné un nouvel aperçu de la relève déjà disponible.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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5 Commentaires

  1. Cassoulet et Salary Cap 8 octobre 2026 at 09h- Répondre

    C’est ça le Stade Toulousain!!!

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  2. last82 8 octobre 2026 at 10h- Répondre

    et le SC on en parle ….

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    • Toulouse 8 octobre 2026 at 10h- Répondre

      Continue à tourner en boucle looser … pendant ce temps là, nous on avance !

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  3. Alain Marius. 8 octobre 2026 at 10h- Répondre

    Un exemple à suivre pour nous ?

  4. Jp 8 octobre 2026 at 10h- Répondre

    Last.
    On est de ton niveau intellectuel ?…je ne pense pas que ce soit nécessaire. Pauvre aigri

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