Tournoi des Six-Nations : Ce qui change vraiment avec la suppression des semaines de repos

Tournoi des Six-Nations : Ce qui change vraiment avec la suppression des semaines de repos

Le mardi 3 février 2026 à 7:30 par David Demri

1 Commentaire

Publicité


C’est la fin des longues vacances entre les matchs du Tournoi.

Pour cette édition 2026, le Tournoi des Six Nations change de visage. La grande nouveauté, c’est la suppression d’une semaine de repos. Les joueurs vont maintenant devoir enchaîner cinq matchs en seulement six semaines. Un rythme intense qui change tout pour les équipes et les supporters.

Pourquoi ce changement ?

Le but est de rendre le rugby plus lisible et de mieux organiser les calendriers entre les hommes, les femmes et les clubs.

Abdelatif Benazzi, ancien grand joueur devenu président du comité des Six Nations, explique pourquoi il a fallu faire ce choix dans des propos rapportés par Rugby Pass:

« Le Championnat des nations a rajouté un nouveau match international, en novembre. Le calendrier est surbooké, il fallait enlever les semaines. »

Pour lui, c’est aussi une chance pour les équipes de rester soudées, comme lors d’une grande compétition :

« Je pense que c’est bien pour beaucoup d’équipes qui passent la majorité de leur Tournoi des Six Nations ensemble. C’est quand même une petite Coupe du monde, au lieu de repartir dans leur club. Et même pour l’équipe de France, c’est une bonne chose aussi parce que les joueurs vont rester un peu plus ensemble. »

Un casse-tête pour les entraîneurs

Avec des matchs presque tous les week-ends, les joueurs vont être plus fatigués. Les sélectionneurs, comme Fabien Galthié, vont devoir faire tourner leurs effectifs et utiliser plus de remplaçants.

Galthié a déjà commencé à tester de nouveaux joueurs, rappelant que rien n’est jamais définitif :

« La sélection, c’est une photo à l’instant T. Elle peut bouger dès la prochaine convocation. »

En restant groupés à Marcoussis sans repartir dans leurs clubs tous les quinze jours, les Bleus vont pouvoir travailler les automatismes de façon beaucoup plus précise. C’est un avantage pour la cohésion du groupe, mais c’est un défi physique immense. Enchaîner trois chocs internationaux d’affilée avant d’avoir un seul week-end « off » demande une préparation athlétique de fer.

Si le calendrier a été réduit, c’est aussi pour des raisons d’argent et d’audience. Les diffuseurs télé détestent les week-ends sans match qui « cassent » l’ambiance du Tournoi. En compactant les rencontres, on garde l’attention des spectateurs du début à la fin.

Les clubs de rugby (comme Toulouse, Toulon ou La Rochelle) se plaignaient souvent que leurs meilleurs joueurs partaient trop longtemps pendant le Tournoi. Avec ce nouveau bloc de six semaines, la période est plus nette. Les clubs récupèrent leurs joueurs plus vite, mais le risque de blessure est plus élevé. C’est un pari : la fenêtre internationale est plus courte, mais elle est beaucoup plus intense.

Publicité

1 Commentaire

  1. JP2683 3 février 2026 at 09h- Répondre

    Résumé : La Santé des Joueurs ont s’en tape , l’important : le Fric et les audiences .
    Au moins c’est dit .