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UBB – L’offre de prolongation proposée à Louis Bielle-Biarrey pose problème

UBB – L’offre de prolongation proposée à Louis Bielle-Biarrey pose problème

Le jeudi 7 mai 2026 à 23:02 par David Demri

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L’Union Bordeaux-Bègles a entamé les discussions pour prolonger son ailier star Louis Bielle-Biarrey. Sur le papier, tout semble réuni pour un accord rapide. Dans les faits, le dossier s’annonce bien plus complexe que prévu.

Le journal Sud-Ouest fait un point sur ce dossier bouillant.

Un accord qui semble logique

À un an de la fin de son contrat, qui court jusqu’en 2027, Louis Bielle-Biarrey et les dirigeants bordelais ont commencé à échanger la semaine dernière afin d’anticiper une prolongation avant le 1er juillet, date à laquelle d’autres clubs pourront officiellement entrer en contact avec le joueur. À ce stade, aucune concurrence ne semble réellement en mesure de perturber les discussions. Le président Laurent Marti et le manager Yannick Bru souhaitent conserver leur ailier, devenu un élément central du projet. De son côté, le joueur se projette toujours à Bordeaux, autant pour des raisons sportives que personnelles.

Le salary cap complique tout

Mais un facteur vient bouleverser cette logique : le salary cap. Le plafond salarial du Top 14, fixé à 10,7 millions d’euros, est quasiment atteint par l’UBB. Avec les crédits accordés pour les internationaux, la masse salariale du club girondin approche les 11,9 millions d’euros. Surtout, elle est déjà utilisée à plus de 99 %, ce qui limite considérablement toute marge de manœuvre.

Un nouveau statut à assumer

Dans ce contexte, la situation de Louis Bielle-Biarrey devient délicate à gérer. Depuis sa dernière prolongation en 2024, l’ailier a changé de dimension. Révélation de la Coupe du monde 2023, il est aujourd’hui une référence mondiale à son poste, élu meilleur joueur du Tournoi des Six Nations en 2025 et 2026 et désormais cadre du XV de France. Une évolution logique qui entraîne aussi une hausse de ses exigences contractuelles.

Une première offre déjà sur la table

Le joueur souhaite désormais bénéficier d’une revalorisation immédiate, en adéquation avec son nouveau statut. C’est précisément sur ce point que les discussions se tendent. Selon Sud-Ouest, l’UBB a formulé une première offre portant sur quatre saisons. Cette proposition repose sur un maintien des conditions actuelles sur les deux premières années, suivi d’une nette augmentation sur les deux suivantes, une stratégie destinée à contourner les contraintes du salary cap à court terme.

Pour l’instant, cette offre n’a pas reçu de réponse. Elle ne correspond pas totalement aux attentes du joueur et de son entourage, qui privilégient une revalorisation immédiate plutôt qu’un lissage dans le temps.

Un effectif déjà très verrouillé

Dans le même temps, la situation globale de l’effectif complique encore davantage les négociations. Le club a déjà prolongé plusieurs cadres majeurs comme Matthieu Jalibert, Yoram Moefana, Nicolas Depoortere, Romain Buros, Damian Penaud et Maxime Lucu. Cette politique de stabilité réduit fortement les possibilités d’ajustement.

Par ailleurs, les dirigeants ne souhaitent pas réduire un effectif déjà dense, composé de plus de trente contrats professionnels.

Des leviers possibles mais incertains

Certaines variables pourraient toutefois faire évoluer la situation. Le cas de Jean-Luc du Preez est suivi de près en interne. Le troisième ligne sud-africain, victime de commotions à répétition, pourrait voir son avenir remis en question. Une éventuelle indisponibilité longue durée libérerait de la masse salariale. Le club pourrait également bénéficier d’un levier supplémentaire grâce à l’augmentation du nombre d’internationaux dans la liste Premium, ce qui offrirait plus de flexibilité financière.

Enfin, une victoire en Champions Cup face au Leinster Rugby permettrait de générer des primes non intégrées dans le salary cap.

Un optimisme encore présent

Malgré ces incertitudes, l’optimisme reste présent en interne. Les deux parties affichent une volonté commune de poursuivre l’aventure. Reste désormais à trouver une solution financière capable de satisfaire tout le monde dans un contexte particulièrement contraint.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

5 Commentaires

  1. Tarak83 7 mai 2026 at 23h- Répondre

    Ah ouais le coup des primes en étant champion fonctionne toujours en CE? Tu m’étonnes que les joueurs s’accrochent en CE

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    • Le p'tit canelé 8 mai 2026 at 00h- Répondre

      500 000€ de salary cap supplémentaire en cas de victoire en CC et autant pour le Brennus…

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  2. Aluminium 8 mai 2026 at 00h- Répondre

    C’est bizarre depuis que Toulouse s’est fait attrapé par la patrouille, maintenant que ce soit pour signer un joueur ou un joker médical, tous les clubs parlent de SC , alors qu’i y a 1 ans c’était en veut tu en voilà. Personne ne disait que le SC l’empêchait de signer un joueur. C’était la foire aux bestiaux les contrats des joueurs. Que se soit Toulouse, Bordeaux, Toulon , la Rochelle et compagnie.

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    • Dranix 8 mai 2026 at 00h- Répondre

      T’as donc dû rater quelques épisodes. Peut-être sors-tu d’hibernation…

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    • Sng83 8 mai 2026 at 08h- Répondre

      « Tous les clubs se livrent à des manœuvres pour enfreindre les règles du salary cap »
      B. Lemaître.

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