Ugo Mola et la mort de sa sœur : « Elle se tue parce que je suis allé vivre à Castres »
Ugo Mola et la mort de sa sœur : « Elle se tue parce que je suis allé vivre à Castres »
Le lundi 2 février 2026 à 8:58 par David Demri
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Le manager du Stade Toulousain s’est confié avec une émotion rare dans les colonnes du magazine Tampon. Il revient sur l’événement qui a fait basculer son existence : le décès de sa sœur cadette, Ingrid, dans un accident de la route en 2001. Un récit marqué par le deuil, la culpabilité et une reconstruction nécessaire.
Un déménagement aux conséquences tragiques
En 2001, Ugo Mola porte les couleurs du Castres Olympique. Pour s’impliquer davantage dans la vie du club, il décide de quitter Toulouse pour s’installer dans le Tarn. « À ce moment-là, plus d’une dizaine de joueurs, dont moi, habitait à Toulouse et on faisait les allers-retours à Castres », explique-t-il.
Il s’installe donc à Castres, rejoint régulièrement par sa sœur Ingrid, 26 ans, qui travaille alors à Revel. « Ma sœur vient de finir son DESS de droit de la communication et trouve un job chez Gerblé, à Revel. […] Donc elle vient me retrouver souvent. »
Le destin bascule lors d’un trajet qui hante encore le manager toulousain :
« Et un soir », poursuit Ugo Mola, « plutôt que de rentrer de Revel à Toulouse, elle passe à Castres parce qu’elle a oublié un truc, et elle se tue ensuite entre Castres et Toulouse. Parce que je suis allé vivre à Castres. Du coup je me suis cassé, je suis reparti vivre à Toulouse. »
« L’histoire malheureuse de ma vie »
Ugo Mola tire de ce drame une conscience aiguë du danger routier sur cet axe : « Quand on fait la route tous les jours on prend conscience de la dangerosité de ce trajet ». Un combat pour la sécurité qu’il porte depuis des années : « Ma famille et moi, on a payé le prix fort et la sécurité me semble un argument irréfutable pour réaliser une meilleure liaison entre Castres et Toulouse. »
Le tournant d’une carrière et d’un homme
À 28 ans, ce deuil force le joueur à une remise en question totale. « Quand ma sœur se tue sur la route, je n’ai pas encore 28 ans », confie-t-il. « Et je me dis que la vie, je l’ai brûlée un peu par les deux bouts, un peu exagéré, que j’ai fait un peu le tour… […] Donc je change de vie, j’ai besoin de me poser, de faire les choses un peu plus correctement. »
Alors que le Stade Français le sollicite, il choisit la fidélité au club tarnais et à son président. « Quand ma sœur se tue, j’ai un coup de téléphone de Pierre Fabre qui me dit : ‘Si tu as besoin de quoi que ce soit, on est là.’ Comme je tombe sur des gens profondément réglos, il me semble que la moindre des choses, c’est de l’être tout autant. »
Aujourd’hui manager à succès, Ugo Mola continue de tracer sa route dans le rugby d’élite, porté par cette exigence de vie née d’un dimanche de mars 2001.
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6 Commentaires

Christophe DOMINICI a perdu malheureusement aussi sa soeur dans un accident….,de la route.
Oui….
Il s’en est jamais remis Christophe….
Je connais un peu son entourage aussi
Il était de Sollies pont comme moi …
qu’est ce que ca vient faire ici ?
meme la vie privée maintenant
On ne t’oblige pas à le lire grosse truffe
J’ai dît travaillent au lieu de traversent désolé