Uini Atonio opéré du cœur : « Nous ne sommes pas encore tirés d’affaire » prévient Ronan O’Gara.

Uini Atonio opéré du cœur : « Nous ne sommes pas encore tirés d’affaire » prévient Ronan O’Gara.

Le vendredi 30 janvier 2026 à 15:13 par David Demri

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L’émotion est à son comble au Stade Rochelais. Dans une chronique d’une rare intensité, Ronan O’Gara a levé le voile sur les coulisses dramatiques de l’accident cardiaque de son pilier droit Uini Atonio, révélant que le destin du joueur a basculé lors du dernier déplacement à Clermont.

Le récit d’un drame évité de justesse

Le manager irlandais raconte comment le pilier international a d’abord sous-estimé la gravité de son état, croyant à une simple douleur musculaire. La réalité d’un « grave problème coronarien » s’est imposée brutalement après le retour d’Auvergne.

« Le premier scanner a suscité l’inquiétude », explique O’Gara.

La scène qu’il décrit à l’hôpital souligne le tempérament de l’homme, mais aussi l’angoisse du corps médical :

« Il s’est rendu à l’hôpital en voiture, s’est garé, et une fois informé qu’il aurait de l’attente, il est revenu la déplacer, accompagné de deux cardiologues anxieux. Tout ce que je souhaite maintenant, c’est de voir Uini récupérer sa voiture et rentrer chez lui, auprès de sa merveilleuse femme et ses deux adorables enfants. »

Une hospitalisation éprouvante

Malgré une première opération réussie mardi soir, le technicien rochelais refuse de verser dans un optimisme prématuré. « Mais ce n’est pas fini. D’autres interventions sont prévues la semaine prochaine. Nous ne sommes pas encore tirés d’affaire », écrit-il avec une douleur palpable.

L’image du colosse affaibli sur son lit de soins intensifs reste insoutenable pour son entraîneur : « Etre là, à contempler cet homme imposant, branché à des appareils électroniques sur un lit d’hôpital, est une image qui restera gravée dans ma mémoire ».

Des « frissons » rétrospectifs

Avec le recul, Ronan O’Gara ne peut s’empêcher de repenser aux matchs disputés par Atonio les semaines précédentes, notamment contre les Harlequins en Coupe d’Europe.

« Je pense qu’il a joué contre les Harlequins dans des conditions extrêmement difficiles », analyse-t-il. « Il m’a dit ce jour-là qu’il n’avait pas l’impression de s’être remis du match au Leinster une semaine auparavant. Le fait qu’il ait joué contre les Quins me donne des frissons. Et s’il avait joué contre Clermont ? Lorsque le président Merling, le directeur général Venayre, le médecin et moi-même nous sommes retrouvés à son chevet, le choc était palpable. Vraiment palpable. Il l’a échappé belle. »

Il conclut en rappelant que le pilier était l’âme du club :

« À chaque arrêt sur une aire de repos après un match, il payait la boîte de Pringles, le sandwich et tout le reste pour les jeunes. Au restaurant, il réglait leur addition. Je ne connais personne, dans aucun club du monde, qui ait eu l’impact et l’influence d’Atonio à La Rochelle ».

Pour le match de ce samedi contre Lyon, le résultat sportif n’a plus aucune importance pour ROG :

« On pense beaucoup à lui. On est tous sceptiques. Peu importe le résultat contre Lyon, au moins je pourrai aller à l’hôpital le voir et râler. Cela me suffit pour l’instant. Certains n’ont pas eu cette chance ».

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2 Commentaires

  1. Bernard 30 janvier 2026 at 15h- Répondre

    très beau témoignage poignant

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  2. OTARIE ! 30 janvier 2026 at 17h- Répondre

    Bon courage Uini ! ! ! ! !

    J'aime 12