Un agent de joueurs bris le silence après le burn-out de Pierre Mignoni
Un agent de joueurs bris le silence après le burn-out de Pierre Mignoni
Le mardi 24 mars 2026 à 17:37 par David Demri
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Le stade Mayol a retrouvé sa voix ce samedi lors de la réception du Stade Français. Après trois semaines d’absence totale, Pierre Mignoni a repris sa place au bord du terrain.
Mais derrière ce retour sportif se cache un combat plus intime : celui d’un homme qui a dû s’arrêter net pour ne pas s’effondrer définitivement.
Le choc de la « décompensation »
Le manager du RC Toulon a choisi de parler avec une franchise rare dans le milieu du sport de haut niveau. Le 14 février dernier, après une défaite face à Clermont, le technicien de 49 ans a craqué.
« J’ai eu ce qu’on peut appeler une décompensation », a-t-il révélé. « Je l’ai un peu sentie arriver mais on a toujours cette sensation d’être un surhomme. […] À un moment, je l’ai vraiment prise dans la gueule. »
Les symptômes décrits par l’ancien demi de mêlée international témoignent de la violence du choc : une sensation de tête pesant « 20 kg », une incapacité totale à marcher et cinq jours de sommeil consécutifs. Il lui aura fallu une semaine de repos strict avant de pouvoir simplement faire le tour de son jardin.
Une profession sous haute pression
Le cas de Pierre Mignoni n’est pas isolé, mais il est l’un des premiers à mettre des mots sur ce mal invisible. Le métier de manager a radicalement changé : il ne s’agit plus seulement de tactique, mais de diriger une structure colossale. Entre les cinquante joueurs et la trentaine de membres du staff, la charge mentale est permanente.
« On est loin de ne parler que de rugby », expliquait récemment Laurent Labit, soulignant la vigilance constante nécessaire pour gérer les problèmes humains au sein du club. Les journées fleuves, débutant à 5 heures du matin pour finir après 20 heures, finissent par user les organismes les plus solides.
Laurent Labit s’est confié via Le Parisien :
« Pour ma part, j’aime bien m’accorder des sas, pas forcément de liberté, mais avec les présidents, avec les gens du club, d’éviter de répondre au téléphone. Sinon, tout devient urgent et tout est important, et au bout d’un moment, on explose.
Quand on est manager, le temps n’existe plus, appuie l’un d’entre eux. On court après. Et on sait au fond de nous que nous avons un fusil dans le dos. On dépend des résultats et le moindre détail compte. Il m’est arrivé de pleurer de rage tout seul dans ma voiture en rentrant chez moi et d’être sur les nerfs en famille. Le pire, c’est qu’on a conscience d’être des privilégiés, avec une passion comme métier et un très bon salaire. »
Pour Jean-Pierre Élissalde, le constat est cinglant :
« Le duo avec le président peut vite devenir un duel. Pour un manager, tout est anxiogène aujourd’hui. Il arrive dans une crise et il repart avec une crise. Il doit juste essayer d’espacer le plus possible le temps entre les deux. »
Un agent de joueurs confirme le métier compliqué de manager. Extrait:
« Certains se rendent malades. Il y a la charge de travail qui est lourde à porter mais il y a aussi la difficulté à s’avouer les choses. Dans le sport de haut niveau, et le rugby en particulier, il est difficile de montrer ses failles, de dire qu’on ne s’en sent pas capable. »
Briser l’image du « surhomme »
En s’exprimant ainsi, Pierre Mignoni a peut-être ouvert une porte pour ses confrères.
Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la LNR, salue ce courage :
« Le problème des managers, c’est qu’ils sont performants sur le management des joueurs, qui est leur cœur de métier mais, aujourd’hui, ils doivent aussi diriger tout un staff. Pierre Mignoni ? C’est un bien qu’il fait au monde du rugby. Il a amorcé quelque chose. »
Dans un milieu où montrer ses failles est souvent assimilé à de la faiblesse, ce témoignage rappelle que même les « patrons » ont besoin de sas de décompression.
Malgré la lourde défaite concédée face aux Parisiens (27-46) pour son retour, l’essentiel était ailleurs pour le RCT : retrouver son manager, debout, prêt à affronter la suite avec un regard neuf sur sa propre santé.
25 Commentaires


C’est un gag,le type à 20 où 30 mecs dans son staff, mais il fait une crise de surmenage!
Beh en cas,qu’il recrute en plus 10 ou 15 gars pour le staff!
C’est un réel sketch…
On imagine bien le boulot de m… bien basique que tu dois faire au quotidien pour avoir une vision aussi limitée…
L’intelligence c’est de comprendre que ça ne sert à rien de continuer il faut passer le relais dès maintenant.
Merci pour tout Mignoni mais tu as échoué…Bon rétablissement soigne toi bien
Ouais !!
La il sait qu’il faut tout recommencer à zéro.
Un truc après l’autre sans objectif de résultat .
On ne se prend pas pour ce que l’on n’ait pas.les base ,: la circulation des joueurs les phases statistiques les lancements basiques, le physique le physique et encore le physique .
J’ai l’impression que les joueurs sont dans un état de fatigue important .
L’essentiel était ailleurs retrouver son manager debout ,le résultat du match n’est pas important .Elle n’ est pas belle la vie ………
C’est pas Bris de Nice des fois ?
Pas d’accord avec maxmoulin.
Vu les pouces rouge et le commentaire de Anky, je souhaite sincèrement qu’on vous tombe dessus au boulot en revenant de maladie. Vous verrez ce que ça fait…
Lâcher prise , c’est apprendre à déléguer ………
ca y est c’est reparti pour une semaine de pleurs . A 30000 € par mois si il ne sait pas gérer son stress qu’il change de métier , c’est un imposteur point barre
En gros oui.
Ou comment tirer sur un homme à terre ….
D’accord avec Jacky , Mignoni doit déléguer mais à qui ? dans le staff Toulonnais il y a surement de bonnes competences mais qui avec le caractere necessaire pour prendre la foudre à la place du manager ? au moins jusqu’a la fin de la saison .
Qui pour remettre les joueurs dans le bon sens ? Qui à les épaules dans un staff choisit par Mignoni pour ne pas lui faire de l’ombre ?
Qu il fasse déjà venir un peu les anciens dans le vestiaire,histoire de rappeler aux joueurs les bases de ce sport.
je te lis depuis pas mal de temps et je tiens à te dire que malgré l’histoire commune de nos deux clubs respectifs, tu as toujours été exemplaire dans tes commentaires (qu’ils soient critiques ou constructifs) envers le RCT et ce, malgré le fait que nous n’avons pas toujours été tendre envers l’ASM. C’est un plaisir de pouvoir échanger avec de tels supporters
Dans une entreprise quand tu prends 25 à 30 000 € /mois c’est que tu as un poste à responsabilité très haute. Le problème de ces managers c’est peut être qu’ils ne savent pas s’entourer ou déléguer parce que du monde dans les staff il y en a.
La rafale on est au dessus des 30’plaques par mois.
Dans le privé ce sont des salaires de très très très hauts dirigeants !
Même in neuro chirurgien ne touche pas cela et a des responsabilités énormes.
Des vies en jeu.
Je compatis mais avec ce salaire ce sont les risques !
Relativisons !
Quand il touche son chèque en fin de mois il ne pense pas à nous !
Enfin il en refile plus de 50 % à l état donc annoncer un chiffre comme ça, ça n pas trop de sens à part exister la foule.
Toujours son burn-out qui revient cacher la forêt qui brûle. Je voudrai savoir si notre président compte garder le dépressif la saison prochaine ? Si oui rien ne changera nous serons les clowns du top14 mdr.
Moi ce que je comprends pas c’est que quand mignoni a ete recuté, c’etait pour travailler avec azema car selon les mots du president et de ces deux managers « il etait impossible de mettre en place un tel projet tout seul, si on veut faire le rct passion, mettre en place un systeme de formation a l’echelle de la region et performer en top 14 il faut minimum deux managers’
Sauf que quand azema s’en va…. On ne recrute personne, on voit le résultat aujourd’hui
Toujours aussi facile derrière un écran pour certains d’écrire n’importe quoi. Bande de GROS LÂCHES…
si MIGNONI était un surhomme cela se saurait !!! je trouve qu’il a bien peu de résultats pour une personne disposant d’un tel effectif …
je propose qu’il change de métier : livreur de pizza , cela irait ?
Merci Provence , je te retourne le compliment . A part quelques « ames perdus » , c’est quand meme sympa le blog du RCT .
nous dirons que c’est assez pagnolesque
Le départ d’Azema aurait dû être compensé par l’arrivée d’un manager Le club a certes économisé un salaire mais a flingué Mignoni Erreur stratégique au niveau de la direction Mais il est difficile d’embaucher quelqu’un maintenant même si j’ai l’impression que Cedric Beal prend maintenant une place dans le staff