Un avion de ligne frôle 58 000 spectateurs : enquête ouverte, prochain survol annulé et hauteur de vol dévoilée !

Un avion de ligne frôle 58 000 spectateurs : enquête ouverte, prochain survol annulé et hauteur de vol dévoilée !

Le jeudi 3 septembre 2026 à 0:13 par David Demri

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Les images avaient de quoi impressionner. Quelques minutes avant le test-match entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, deux avions de ligne avaient survolé à très basse altitude le DHL Stadium du Cap, rempli de plus de 58 000 spectateurs. Quelques jours plus tard, la polémique ne retombe pas : l’autorité sud-africaine de l’aviation civile examine désormais les conditions dans lesquelles cette spectaculaire manœuvre a été réalisée.

Deux Embraer de la compagnie Airlink avaient participé à l’opération, l’un aux couleurs des Springboks et l’autre à celles des All Blacks. Une tradition qui rappelle le célèbre survol effectué avant la finale de la Coupe du monde 1995, mais dont l’exécution a cette fois suscité de nombreuses interrogations.

Entre 12,5 et 14 mètres au-dessus du toit

C’est surtout l’altitude atteinte par le premier appareil qui a provoqué de vives réactions.

D’après les données de Flightradar, l’avion serait passé à seulement 12,5 à 14 mètres au-dessus du toit du stade.

Face aux nombreuses réactions, la South African Civil Aviation Authority (Sacaa) a décidé d’examiner précisément le déroulement du survol.

L’autorité indique notamment avoir récupéré des informations directement issues de l’appareil :

« À la suite de diverses discussions dans les médias concernant les événements du week-end dernier, la Sacaa a lancé des vérifications de conformité, a engagé un dialogue avec l’exploitant, a obtenu les données téléchargées de l’enregistreur de vol (Flight Data Recorder), ainsi que d’autres éléments complémentaires. »

L’analyse ne s’arrête pas là. Des informations supplémentaires ont été réclamées à Airlink et un rapport doit être établi une fois l’évaluation terminée.

La Sacaa veut désormais disposer de tous les éléments avant de se prononcer :

« Le régulateur a engagé son processus d’analyse et a demandé des informations supplémentaires à l’exploitant afin de parvenir à une position éclairée. »

Airlink défend de son côté la sécurité de l’opération.

La compagnie affirme que les données enregistrées par les deux avions démontrent que les appareils sont restés dans les limites prévues en matière d’altitude et de vitesse.

Le prochain survol finalement annulé

La polémique intervient alors qu’une nouvelle opération du même type devait accompagner les prochaines retrouvailles entre les Springboks et les All Blacks à Soweto.

Ce survol n’aura finalement pas lieu.

Airlink a retiré sa demande. Officiellement, cette décision est liée aux conditions météorologiques annoncées et non aux critiques provoquées par les images du Cap.

La compagnie explique son choix par des impératifs de sécurité :

« Les prévisions météorologiques indiquent des conditions défavorables à un survol en formation en toute sécurité. »

Et d’ajouter :

« C’est sur cette base que nous avons retiré la demande. »

Airlink a néanmoins reconnu avoir pris connaissance des nombreuses inquiétudes exprimées sur les réseaux sociaux après le précédent passage.

La tradition des survols reste profondément associée au rugby sud-africain depuis 1995. Mais après ce passage à quelques mètres seulement du toit du DHL Stadium, l’autorité de l’aviation civile veut désormais déterminer précisément si toutes les conditions réglementaires ont bien été respectées.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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