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Un détail intrigue autour du Stade Toulousain, depuis le Tournoi

Un détail intrigue autour du Stade Toulousain, depuis le Tournoi

Le mercredi 20 mai 2026 à 23:25 par David Demri

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Le Stade Toulousain continue de gagner, mais quelque chose semble s’être cassé depuis la fin du Tournoi des Six Nations.

Toujours largement leader du Top 14, le triple champion de France en titre alterne pourtant les démonstrations impressionnantes et les prestations beaucoup plus inquiétantes. Une irrégularité qui interroge forcément.

Toulouse souffle le chaud et le froid

Depuis le retour des internationaux, les Rouge et Noir donnent parfois l’impression de fonctionner par séquences.

Capables d’écraser Bristol, de corriger Toulon au Vélodrome ou d’aller s’imposer avec autorité à Castres, les Toulousains ont aussi sombré à Bordeaux en Champions Cup, chuté à domicile contre Clermont puis totalement craqué à La Rochelle.

Après le lourd revers subi à Deflandre, Ugo Mola reconnaissait lui-même ne pas totalement comprendre cette instabilité :

“Je ne me l’explique pas forcément.”

Le manager toulousain pointait également un possible excès de confort lié à l’avance accumulée en tête du championnat :

“On a peut-être trop bien géré le championnat sur une période de vingt ou vingt-et-une journées.”

Puis :

“On court après une forme d’intensité.”

Le Tournoi des Six Nations laisse-t-il des traces ?

Car un élément revient constamment dans les discussions : l’impact du Tournoi des Six Nations.

Cette saison encore, Toulouse a envoyé une énorme armada chez les Bleus avec quatorze joueurs concernés.

À cela s’ajoutaient également Blair Kinghorn avec l’Écosse et Ange Capuozzo avec l’Italie.

Depuis, plusieurs internationaux sont passés par l’infirmerie : Neti, Jelonch, Cros, Marchand, Dupont, Barassi, Colombe ou encore Capuozzo.

Et surtout, certains cadres semblent parfois moins tranchants physiquement comme l’explique Midi Olympique.

“Il faut qu’on rebosse ensemble”

Dès la reprise après le Tournoi, le demi de mêlée Paul Graou évoquait déjà cette nécessité de reconnecter le collectif :

“C’était un match de reprise pour pas mal de mecs.”

Puis :

“Il faut qu’on rebosse ensemble. La semaine qui vient va nous permettre de travailler et de remettre les fondamentaux au centre de notre rugby.”

Quelques semaines plus tard, Jean Bouilhou reconnaissait lui aussi un manque de cohésion collective :

“C’est un peu vrai, mais ce n’est pas une excuse.”

L’entraîneur des avants estimait même que la large victoire contre Bristol avait peut-être masqué certains problèmes :

“Le match de Bristol nous a peut-être rassurés un peu faussement sur notre rugby réel. Et là, Bordeaux nous l’a mis en pleine figure.”

Une étrange coïncidence depuis plusieurs saisons

En regardant les dernières saisons du Stade Toulousain, un détail interpelle.

La seule saison complète sans titre depuis 2019 reste celle de 2022… l’année du Grand Chelem du XV de France.

À l’inverse, en 2024, après le Tournoi le plus compliqué de l’ère Galthié, Toulouse avait terminé en rouleau compresseur avec un doublé Champions Cup – Top 14.

Simple coïncidence ou véritable impact physique et mental des campagnes internationales ? Le débat reste ouvert.

Ntamack et Willis sortent du lot

Ces dernières semaines, les joueurs les plus réguliers côté toulousain ont d’ailleurs été Jack Willis et Romain Ntamack.

Le premier n’est plus appelé avec l’Angleterre.

Le second a manqué le Tournoi des Six Nations sur blessure.

Un détail qui nourrit encore un peu plus les interrogations autour de l’état physique et mental des internationaux français après leur sacre européen.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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