Un jeune joueur formé à Toulon a évité de justesse le drame de Crans-Montana
Un jeune joueur formé à Toulon a évité de justesse le drame de Crans-Montana
Le mardi 6 janvier 2026 à 21:27 par David Demri
1 Commentaire
Publicité
Il y a des soirées qui marquent une carrière. Et d’autres qui marquent une vie. Pour Clément Egiziano, ailier de Nissa Rugby, le passage à l’année 2026 restera à jamais associé à un immense soulagement… et à un choc difficile à décrire.
Invité cette semaine dans le Mag de la Nationale, le joueur niçois, formé au Rugby Club Toulonnais, est revenu sur un drame qu’il a frôlé sans le savoir. À Crans-Montana, en Suisse, un simple choix a suffi à lui éviter le pire.
Une soirée qui aurait pu basculer
Pour le Nouvel An, Egiziano se trouvait dans la station suisse avec deux autres rugbymen, Yvan David et Gabin Michet. Comme beaucoup ce soir-là, ils cherchaient un endroit pour finir la nuit. Le bar Le Constellation faisait partie des options. Ils en ont parlé. Ils y ont pensé. Puis ils ont changé d’avis.
La fatigue, la longue route prévue le lendemain, et l’envie de rester au calme ont finalement pesé. Direction l’appartement, sans imaginer une seconde ce qui allait se produire quelques heures plus tard.
Le réveil de trop
Le lendemain matin, Clément Egiziano est encore loin de la réalité. « À 8 heures du matin, je venais tout juste de me réveiller. Mon père m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle, je n’étais même pas encore au courant ».
Très vite, son téléphone se remplit de messages. « J’ai reçu énormément de messages d’amis, parce qu’on avait publié une photo du lac de Crans-Montana le jour même ».
C’est à ce moment-là que tout s’emboîte. Le lieu évoqué la veille. Le bar. L’incendie.
Comprendre qu’on est passé tout près
La prise de conscience est brutale. « On avait vraiment discuté d’aller dans ce bar. Et se dire qu’un choix aussi simple que de rester à l’appartement peut nous sauver de blessures ou tout simplement de la mort, ça te fait tout remettre en perspective. »
Sa voiture était garée à une cinquantaine de mètres à peine. En repassant devant les lieux le matin, le choc est total. « Le matin, on était déboussolés. Voir les draps, passer devant le bar, ma voiture garée à 50 mètres.. C’était apocalyptique. Imaginer ce qui s’est passé dedans, c’est triste. »
Un drame humain avant tout
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana a fait 40 morts et 119 blessés graves. Un bilan effroyable, qui dépasse largement le cadre du sport.
Aujourd’hui encore, Clément Egiziano reste marqué. Mais un sentiment domine. « Je suis très heureux qu’on n’y soit pas allés. C’est terrible, et tellement triste pour toutes les victimes ».
Cette nuit-là, loin des projecteurs, l’ailier niçois a compris qu’un choix anodin pouvait parfois sauver une vie.
Publicité
1 Commentaire

quand c’est pas ton heure .. c’est pas ton heure !!