Un joueur de 37 ans sur le point de réintégrer le XV de la Rose pour le Mondial
Un joueur de 37 ans sur le point de réintégrer le XV de la Rose pour le Mondial
Le mardi 8 septembre 2026 à 15:01 par David Demri
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Deux ans après avoir pris sa retraite internationale, Courtney Lawes rêve de retrouver le XV de la Rose. Revenu en Angleterre après son passage à Brive, le troisième ligne impressionne déjà tous ses nouveaux partenaires à Sale.
Avec 105 sélections et quatre participations à la Coupe du monde, l’ancien capitaine anglais possède une immense expérience. À 37 ans, il espère désormais convaincre Steve Borthwick de lui offrir une nouvelle chance, avec le Mondial 2027 en ligne de mire.
Un profil adapté aux plans de l’Angleterre
Courtney Lawes avait annoncé la fin de sa carrière internationale après la Coupe du monde 2023. Il avait ensuite quitté Northampton pour rejoindre Brive, où il a disputé deux saisons avant de signer avec les Sale Sharks.
Son retour dans le championnat anglais intervient à un moment favorable. Malgré une forte concurrence en troisième ligne, le XV de la Rose cherche à installer un joueur puissant au poste de flanker côté fermé. Un rôle qui correspond parfaitement aux qualités de Lawes.
Son directeur du rugby à Sale, Alex Sanderson, soutient ouvertement sa candidature pour la prochaine fenêtre internationale. Le technicien affirme ne pas imaginer le vétéran absent de la liste anglaise s’il maintient le niveau affiché depuis son arrivée.
Tom Curry impressionné par son influence
Courtney Lawes a rapidement marqué ses nouveaux coéquipiers. Tom Curry, qui a longtemps joué à ses côtés avec l’Angleterre et les Lions britanniques et irlandais, estime que le troisième ligne n’a rien perdu de ses qualités physiques.
L’international anglais le trouve même encore plus rigoureux qu’auparavant :
« Il est plus rigoureux, et même en discutant avec lui de certains aspects autour du ruck, sa façon de s’exprimer et son expérience vont être vraiment précieuses. »
Au-delà de ses qualités sportives, Lawes apporte une forme de sérénité à un groupe de Sale qui espère franchir un nouveau cap cette saison.
Via Rugby Pass, Tom Curry insiste notamment sur la stabilité transmise par l’ancien capitaine :
« Mais je pense qu’au-delà de ça, ce qui compte le plus, c’est son influence apaisante. Il est très équilibré, et sa capacité à rester constant et à se maintenir à ce niveau est super. C’est sans doute ce dont on avait besoin. En tant que club, nous sommes sur une bonne lancée, donc avoir quelqu’un capable d’apporter ça va être passionnant. »
George Ford bluffé par ses entraînements
George Ford partage totalement l’enthousiasme de son coéquipier. Le demi d’ouverture de Sale assure avoir retrouvé le Courtney Lawes qui dominait les rencontres internationales avec l’Angleterre.
Après deux années passées en Pro D2, le troisième ligne aurait conservé sa puissance, sa mobilité et son impact dans les zones de combat.
George Ford affirme que les qualités physiques du joueur sont toujours intactes :
« C’est sûr, il a passé deux ans loin de tout ça, à Brive. Mais d’après ce que j’ai vu à l’entraînement, le Courtney que vous connaissiez à son apogée avec l’Angleterre – sa puissance physique, son gabarit et l’impact qu’il a sur le jeu physique – est toujours là. »
Lawes aurait surtout affiché une impressionnante régularité depuis le début de la préparation. Son niveau technique et sa capacité à éviter la moindre approximation ont stupéfié son ouvreur.
George Ford assure que son partenaire réalise des séances quasiment parfaites :
« Il semble bien se déplacer. Il n’a manqué aucune séance. Il a l’air en forme pour courir. Ses qualités techniques sont toujours incroyables. La seule chose que je dirais, et je l’ai déjà dit la semaine dernière, c’est qu’il ne commet tout simplement aucune erreur à l’entraînement, absolument aucune. D’une séance à l’autre, jour après jour, il ne commet pas la moindre erreur. »
Sale doit parfois le freiner
Alex Sanderson se montre encore plus enthousiaste. Le directeur du rugby des Sharks affirme apprendre énormément au contact de son nouveau joueur, qu’il décrit comme un leader totalement tourné vers le collectif.
Le technicien se dit impressionné par sa présence et son comportement :
« Je vous jure qu’il grandit d’un pouce à chaque fois que je le vois. Et ça vaut autant pour sa présence que pour sa stature physique. Il a les pieds sur terre. C’est le genre de gars que j’aimerais devenir un jour. Quand je discute avec lui, j’en retire probablement plus que ce que je lui apporte lorsque j’essaie de l’entraîner. »
Malgré son ambition de disputer une dernière Coupe du monde, Lawes ne réclamerait aucun traitement particulier à Sale. Son implication serait même tellement importante que son staff doit parfois limiter son investissement.
Alex Sanderson décrit un joueur entièrement au service de son nouveau club :
« Je suis extrêmement impressionné, non seulement par ça, mais aussi par sa nature altruiste. Il est là pour le groupe, pas pour lui-même. Et surtout, il arrive pour disputer sa dernière Coupe du monde, et on pourrait s’attendre à ce qu’il fasse la fine bouche. Il n’en est rien. Il s’investit à fond. C’est nous qui devons le freiner plutôt que de l’encourager. »
« Je serais surpris qu’il ne soit pas sélectionné »
Le directeur du rugby de Sale ne cache pas son envie de voir Courtney Lawes retrouver le maillot anglais dès l’automne. Il compare même son influence à celle de Maro Itoje, qu’il a déjà côtoyé.
Une bonne entame de championnat avec les Sharks pourrait offrir au vétéran la vitrine nécessaire pour convaincre définitivement Steve Borthwick.
Alex Sanderson ne comprendrait pas que Lawes soit écarté par le sélectionneur :
« Oui, je le soutiens pour qu’il joue avec l’Angleterre cet automne. Je suis ridiculement partial envers mes joueurs. C’est tout ce que j’ai observé, donc je vais rester positif. Je serais surpris qu’il ne soit pas sélectionné. À voir comment il se déplace, comment il s’exprime… J’ai déjà côtoyé d’autres joueurs de son calibre – Maro, par exemple – et je ne vois pas comment il pourrait ne pas faire partie de l’équipe. Cela dépendra probablement de notre capacité à bien jouer en tant que groupe, ce qui lui offrira une bonne base. »

