Un joueur emblématique du Top 14 met soudainement un terme à sa carrière
Un joueur emblématique du Top 14 met soudainement un terme à sa carrière
Le mercredi 3 juin 2026 à 18:40 par David Demri
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L’Aviron Bayonnais s’apprête à tourner la page avec l’un de ses joueurs les plus appréciés.
Selon les informations de Sud Ouest, Baptiste Chouzenoux a pris la décision de mettre un terme à sa carrière professionnelle à seulement 32 ans. Une décision lourde, mais devenue inévitable après plusieurs années marquées par les commotions cérébrales.
Le troisième ligne était pourtant encore sous contrat jusqu’en juin 2027.
Les commotions ont fini par gagner
Depuis plusieurs saisons, Baptiste Chouzenoux lutte contre les mêmes problèmes. Que ce soit lors de son passage au Racing 92 ou depuis son retour à Bayonne, les commotions cérébrales se sont multipliées.
La dernière aura été celle de trop.
Le 18 avril dernier, lors du derby contre Pau, le troisième ligne a une nouvelle fois été victime d’un violent choc à la tête. Quelques mois auparavant déjà, il avait manqué la demi-finale du Top 14 contre Toulouse après avoir subi une commotion lors du barrage remporté contre Clermont.
À force de répétition, la question de la poursuite de sa carrière est devenue incontournable.
Il ne voulait pourtant pas arrêter
L’ironie de l’histoire est que Baptiste Chouzenoux avait encore repoussé cette perspective il y a quelques mois.
À la fin de l’année 2025, l’Aviron Bayonnais lui avait proposé une reconversion immédiate au sein du staff afin de prendre en charge le secteur de la touche.
Une proposition qu’il avait déclinée.
« Je n’ai pas l’impression d’être au bout de ma carrière de joueur. J’aurais mal vécu de prendre la décision d’arrêter. Peut-être qu’elle s’imposera un jour à moi. »
Ce jour est finalement arrivé beaucoup plus vite qu’il ne l’imaginait.
Un arrêt qui en dit long sur les dangers des commotions
Le cas de Baptiste Chouzenoux dépasse largement le cadre de l’Aviron Bayonnais. Ces dernières années, les commotions cérébrales sont devenues l’une des principales causes de retraites prématurées dans le rugby professionnel. Les protocoles médicaux se sont renforcés et les spécialistes n’hésitent plus à recommander un arrêt de carrière lorsque les risques neurologiques deviennent trop importants.
À seulement 32 ans, Chouzenoux n’avait pourtant rien d’un joueur en fin de parcours. Son départ rappelle à quel point les commotions sont aujourd’hui redoutées dans le rugby moderne, parfois davantage que les blessures aux genoux ou aux épaules qui étaient autrefois les plus handicapantes.
Une histoire qui se termine au mauvais moment
Ce qui rend cette décision encore plus cruelle, c’est le contexte dans lequel elle intervient. Revenu au pays après sept saisons passées au Racing 92, Baptiste Chouzenoux avait choisi Bayonne pour accompagner l’ambitieux projet de l’Aviron. Il a participé à la montée en puissance du club basque, redevenu un acteur majeur du Top 14.
Alors que Bayonne s’est durablement installé en Top 14, le troisième ligne ne pourra pas accompagner jusqu’au bout l’aventure qu’il était revenu vivre. Une fin forcément difficile pour un joueur profondément attaché à son territoire et à son club.
Une figure importante de l’Aviron
Au-delà de ses qualités sportives, Baptiste Chouzenoux incarnait parfaitement l’identité de l’Aviron. Originaire de Villefranque, le Basque avait effectué ses débuts professionnels à Bayonne avant de rejoindre le Racing 92 en 2017.
Après sept saisons en région parisienne, il était revenu au club avec l’ambition d’aider l’Aviron à franchir un cap.
Grâce à sa maîtrise de la touche et à son activité dans le jeu courant, il s’était rapidement imposé comme l’un des leaders du vestiaire.
Une reconversion qui semble déjà tracée
Même si la décision est douloureuse, l’avenir du joueur semble déjà s’écrire du côté de Jean-Dauger.
Le club lui avait proposé dès l’an dernier d’intégrer le staff technique. Une preuve de l’estime dont il bénéficie en interne.
À quelques heures de la réception de Perpignan, l’Aviron devrait officialiser plusieurs départs.
Mais celui de Baptiste Chouzenoux aura forcément une saveur particulière.
Car cette fois c’est la fin d’une carrière stoppée prématurément par les blessures, alors que le troisième ligne avait encore l’envie et le niveau pour continuer à évoluer au plus haut niveau.
2 Commentaires


Sage décision….quant on voit les dégâts que peuvent causer les commotions …
.. Le rugby est aussi un sport d’évitement..on l’a peut être un peu oublié de nos jours….à force de péter dedans bille en tête…???
De se péter dedans..pardon..