Un joueur Rochelais pousse un gros coup de gueule : « Le coup d’envoi, c’est 16h30, pas 18 heures ! »
Un joueur Rochelais pousse un gros coup de gueule : « Le coup d’envoi, c’est 16h30, pas 18 heures ! »
Le dimanche 1 novembre 2026 à 16:36 par David Demri
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Le Stade Rochelais traverse une période inquiétante. Largement battus par le Stade Français à Jean-Bouin (43-24), les Maritimes ont surtout affiché une fragilité inhabituelle dans le combat. Dominés en mêlée, sanctionnés à 18 reprises et incapables de contenir les ballons portés parisiens, les Rochelais semblent avoir perdu une partie de cette puissance physique qui faisait autrefois leur réputation.
Le contraste est saisissant avec l’équipe qui avait remporté deux Champions Cup en s’appuyant sur un pack particulièrement dominateur. À l’époque, Uini Atonio, Will Skelton, Levani Botia ou encore Reda Wardi faisaient régulièrement subir leur loi aux adversaires. Samedi, ce sont les Parisiens qui ont imposé leur puissance, inscrivant notamment quatre essais sur maul.
Ronan O’Gara déplore les quatre essais encaissés sur ballon porté
La défaite est d’autant plus préoccupante que La Rochelle avait déjà subi une lourde correction à Jean-Bouin lors du précédent barrage de Top 14 (45-5).
Cette fois encore, les avants rochelais ont été incapables de contenir les offensives parisiennes.
Ronan O’Gara a particulièrement regretté les difficultés de son équipe à défendre sur les ballons portés :
« Ils ont le droit de marquer un essai sur ballon porté, bien sûr, mais pas quatre. »
Les absences de plusieurs joueurs importants peuvent expliquer une partie de ces difficultés.
Paul Boudehent et Oscar Jegou étaient retenus avec le XV de France, tandis que Will Skelton et Karl Sorin étaient blessés. Watisoni Waqanisaravi avait également rejoint la sélection fidjienne. Mais ces indisponibilités ne suffisent pas à expliquer l’ampleur des difficultés rencontrées par les Maritimes.
Avec 18 pénalités concédées et deux cartons jaunes, La Rochelle s’est considérablement compliqué la tâche.
Dillyn Leyds pousse un énorme coup de gueule
La première période a particulièrement inquiété, les Rochelais étant incapables de répondre à l’intensité imposée par leurs adversaires.
Après la rencontre, Dillyn Leyds n’a pas caché sa colère devant le manque d’engagement de son équipe :
« Le coup d’envoi, c’est 16 h 30, pas 18 heures. On a totalement foiré notre première mi-temps. Le rugby, c’est du combat et, à Paris, on a perdu chaque collision ou presque. Il faut réagir, sinon la saison va être très longue. »
Des déclarations fortes qui traduisent l’inquiétude grandissante autour du niveau de performance des avants rochelais.
Sans conquête efficace ni domination physique, les lignes arrière ont également été privées de ballons exploitables. Le jeune ouvreur Diego Jurd a notamment dû évoluer derrière un pack constamment mis sous pression, rendant particulièrement difficile l’organisation du jeu offensif.
Ronan O’Gara assume entièrement la responsabilité
Face à cette nouvelle désillusion, Ronan O’Gara n’a pas cherché à rejeter la faute sur ses joueurs.
Le manager irlandais a préféré assumer personnellement cette contre-performance :
« C’est facile de dire que les joueurs n’ont pas fait un bon match. Le responsable, c’est moi. Je ne vais pas me cacher. À moi de trouver des solutions. »
La question dépasse désormais le simple résultat obtenu à Jean-Bouin.
Longtemps reconnu pour sa capacité à dominer physiquement ses adversaires, le Stade Rochelais peine aujourd’hui à retrouver cette supériorité dans les zones de combat.
Une situation particulièrement préoccupante pour une équipe qui avait construit une grande partie de ses succès européens sur la puissance de son paquet d’avants.


Une pensée pour le supporter rochelais qui est venue ici pour dénigrer les vieux piliers Toulonnais , c’est effectivement très bien d’avoir des jeunes en pilier , nous en avons aussi , mais c’est mieux quand ils sont performant non ? Juste retour de bâton l’ami , c’est pas bien de se moquer des autres . Sans rancunes .