Un journaliste Irlandais révèle la grosse crainte de l’Irlande avant de défier le XV de France

Un journaliste Irlandais révèle la grosse crainte de l’Irlande avant de défier le XV de France

Le mercredi 4 février 2026 à 11:02 par David Demri

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L’Europe du rugby a les yeux rivés sur un seul homme : Antoine Dupont. Alors que le choc face à l’Irlande approche, le retour du capitaine tricolore provoque une véritable onde de choc chez nos voisins.

Malgré une absence de dix mois due à une blessure au genou contractée en mars 2025, le Toulousain semble n’avoir rien perdu de sa superbe.

En Irlande, le sentiment oscille entre respect immense et profonde inquiétude. Le journaliste Murray Kinsella ne cache pas l’appréhension, d’autant que le XV du Trèfle arrive affaibli par des blessures et la suspension de Bundee Aki.

Il s’est confié dans les colonnes de Midi Olympique :

« Je pense qu’il y a de la peur car nous savons de quoi il était capable. Mais, depuis qu’il est de retour, il nous suggère qu’il peut faire encore mieux. Donc oui, il y a de l’appréhension d’autant que le contexte n’est pas favorable ».

Le capitaine irlandais, Caelan Doris, partage ce constat, impressionné par la vitesse à laquelle le demi de mêlée a retrouvé son niveau mondial :

« J’ai l’impression qu’il joue comme s’il n’était jamais parti. Après neuf mois de convalescence, son retour est vraiment impressionnant. Sachant que la France joue un rugby expansif et imprévisible quand Antoine Dupont est sur la pelouse, il nous faudra être très méfiants autour des regroupements où il crée souvent du danger. ».

Cette crainte est loin d’être infondée. Les statistiques de l’icône nationale sont sans appel. Depuis le Mondial 2023, le XV de France affiche un taux de réussite de 86 % lorsqu’il est aux commandes.

Pour Gregor Townsend, le sélectionneur écossais, affronter un tel phénomène relève de l’épreuve de force :

« Vous ne voyez pas souvent un joueur comme lui capable de tout faire : taper loin des deux pieds, casser des plaquages, avoir une passe aussi vive que précise ou bien plaquer comme un troisième ligne. L’affronter est un cauchemar. Personne n’aime avoir à défendre face à lui. ».

Même au sein de son propre camp, son partenaire Peato Mauvaka mesure l’influence psychologique que le numéro 9 exerce sur les défenses adverses, libérant ainsi des espaces cruciaux pour ses coéquipiers.

« Je mesure surtout le poids que peut avoir Antoine quand je pars en équipe de France. Après, que ce soit en club ou en sélection, tu vois quand « Toto » est là ou pas… Pas forcément par rapport à nous, mais surtout par rapport à l’équipe d’en face. Quand il est là, plus de joueurs adverses défendent sur lui, et ça libère des espaces pour nous. ».

À 29 ans, Antoine Dupont entame un nouveau chapitre avec pour horizon le Mondial 2027 en Australie.

D’ici là, une vingtaine de rencontres lui permettront de forger encore un peu plus sa légende, avec l’ambition de garnir un palmarès qui, malgré son talent, ne compte pour l’heure qu’un seul Grand Chelem.

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