Une légende du XV de France a trouvé le successeur idéal de Uini Atonio !

Une légende du XV de France a trouvé le successeur idéal de Uini Atonio !

Le mardi 3 novembre 2026 à 18:30 par David Demri

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Alors que le XV de France s’interroge sur l’avenir du poste de pilier droit après Uini Atonio, Nicolas Mas affiche une confiance totale dans les ressources du rugby français. L’ancien international tricolore, qui compte 85 sélections et occupe aujourd’hui le poste d’entraîneur de la mêlée à Perpignan, estime que les solutions existent déjà. Et surtout, il a identifié un joueur capable de s’imposer durablement chez les Bleus : Régis Montagne.

À 46 ans, l’ancien pilier de l’USAP et de Montpellier refuse de céder au pessimisme concernant la formation française à ce poste particulièrement exigeant. Pour lui, le problème ne réside pas nécessairement dans l’absence de joueurs de qualité, mais plutôt dans les attentes placées sur leurs épaules et dans les opportunités qui leur sont accordées au plus haut niveau.

Régis Montagne, le grand favori de Nicolas Mas

Parmi les piliers droits français susceptibles de s’installer durablement en équipe de France, Nicolas Mas possède une préférence très nette.

L’ancien international apprécie particulièrement le profil de Régis Montagne, dont il souligne les qualités en mêlée, la discipline et la simplicité dans le jeu.

Nicolas Mas estime que Régis Montagne possède les qualités nécessaires pour devenir une référence à ce poste. Il s’est confié pour Actu Rugby :

« Moi, je suis fan de Régis Montagne parce que je pense que c’est lui qui a vraiment le potentiel pour prendre la main sur ce poste. J’aime sa simplicité, son jeu, sa mêlée. Je ne le connais pas mais il a l’air droit. Il est discipliné, il a ce qu’il faut. »

Avec neuf sélections au compteur, Montagne fait partie des joueurs sur lesquels le staff tricolore peut s’appuyer pour préparer l’avenir.

Son profil correspond notamment à la vision défendue par Nicolas Mas, qui considère la maîtrise de la mêlée fermée comme une qualité indispensable pour évoluer à droite de la première ligne.

Mais l’ancien international refuse de limiter les perspectives françaises à un seul joueur. Il cite également Demba Bamba et Thomas Laclayat parmi les profils intéressants, appréciant notamment leurs caractéristiques physiques et leur manière d’aborder le poste.

Pourquoi il ne faut pas chercher un nouveau Uini Atonio

Pour Nicolas Mas, une partie du débat autour des piliers droits français repose sur une mauvaise approche.

Depuis le retrait de Uini Atonio, les comparaisons se multiplient pour identifier un joueur capable de reproduire les performances du Rochelais.

Mais Atonio possédait des caractéristiques particulièrement rares : une puissance considérable, une grande stabilité en mêlée et une capacité à participer au jeu malgré un gabarit hors norme.

Chercher à reproduire exactement ce modèle pourrait donc conduire à négliger des joueurs aux qualités différentes.

Nicolas Mas rappelle ainsi le caractère unique de l’ancien pilier international :

« Uini, c’était Uini. Il était excellent. Tu ne peux pas ressembler à Uini Atonio. Personne ne le peut. »

L’ancien joueur de Perpignan estime qu’il faut avant tout trouver un équilibre entre les exigences traditionnelles du poste et les nouvelles responsabilités imposées aux premières lignes.

Le rugby moderne demande désormais aux piliers de participer davantage aux tâches défensives, aux déplacements et au jeu courant.

Dans le même temps, le nombre de mêlées disputées au cours d’une rencontre a diminué, ce qui modifie progressivement les attentes autour des spécialistes du poste.

Pour autant, Nicolas Mas considère qu’un pilier droit doit d’abord posséder de véritables qualités dans l’exercice de la mêlée, un secteur qui demeure déterminant au plus haut niveau.

Une nouvelle génération qui pourrait rapidement émerger

Au-delà des internationaux déjà identifiés, Nicolas Mas suit également plusieurs jeunes joueurs susceptibles de représenter l’avenir du XV de France.

Parmi eux figure Karl Sorin, qui a déjà été appelé dans le groupe tricolore. Les Castrais Maël Turpin et Alex Burin font également partie des profils qu’il surveille, tout comme Mohamed Megherbi, joueur toulousain prêté à Oyonnax.

Ces différents éléments illustrent, selon lui, l’existence d’un véritable vivier français à ce poste.

La difficulté consiste désormais à permettre à ces jeunes piliers d’accumuler suffisamment d’expérience pour franchir les différentes étapes vers le niveau international.

Un apprentissage particulièrement important à droite de la mêlée, où les exigences techniques et physiques rendent la progression souvent longue.

Nicolas Mas pointe un problème de temps de jeu

Le débat autour de la formation des piliers droits a récemment été relancé par Fabien Galthié.

Le sélectionneur du XV de France avait notamment évoqué la nécessité de revoir les méthodes de détection et de formation à ce poste.

Nicolas Mas partage l’idée qu’une réflexion est nécessaire, mais insiste sur un autre facteur : le manque de continuité accordé à certains joueurs.

Selon lui, il est difficile de développer des piliers performants au plus haut niveau sans leur permettre d’enchaîner régulièrement les rencontres.

Les jeunes joueurs doivent pouvoir se confronter aux meilleurs adversaires, apprendre à gérer les différentes situations de mêlée et progresser grâce à l’expérience.

La multiplication des blessures et l’enchaînement des compétitions compliquent néanmoins cette progression.

Pour Nicolas Mas, la priorité est donc de donner davantage d’occasions aux piliers droits français de s’exprimer :

« Il y en a, des droitiers. Mais c’est toujours pareil : il faut les faire jouer. »

Cette réflexion intervient alors que le XV de France prépare sa rencontre contre les Fidji, samedi à Lyon.

Pour ce rendez-vous, Fabien Galthié dispose notamment de Régis Montagne, Thomas Laclayat et Sipili Falatea au poste de pilier droit, trois joueurs qui comptent respectivement neuf, trois et quinze sélections avec les Bleus.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Le Mickey du RCT 3 novembre 2026 at 19h- Répondre

    Il oublie Doudou, c’est l’assurance tous risques pour la CDM!