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Une révolution contre les commotions bientôt testée dans le rugby amateur

Une révolution contre les commotions bientôt testée dans le rugby amateur

Le lundi 18 mai 2026 à 14:28 par David Demri

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Le rugby amateur veut lui aussi accélérer dans la lutte contre les commotions cérébrales.

Le 13 juin prochain, lors du tournoi féminin “Ladies Challenge” organisé à Suresnes, une nouvelle technologie va être testée afin de détecter plus rapidement les risques de commotion chez les joueuses.

Une expérimentation qui pourrait attirer beaucoup d’attention dans le monde du rugby.

Une application capable d’analyser les yeux

Le dispositif repose sur une application australienne baptisée Braineye. Son fonctionnement est simple : analyser les mouvements oculaires afin d’évaluer rapidement l’état neurologique d’une joueuse après un choc potentiellement dangereux.

Avant le début du tournoi, chaque participante effectuera un test de référence au repos.

Puis, en cas de suspicion de commotion pendant une rencontre, un nouveau contrôle sera réalisé afin de comparer immédiatement les résultats.

L’objectif est d’aider les staffs médicaux à déterminer si la joueuse peut continuer ou si elle doit quitter le terrain.

300 joueuses concernées à Suresnes

Cette expérimentation sera menée lors des finales du Ladies Challenge au stade de Suresnes. Près de 300 joueuses issues de huit équipes participeront à ce test grandeur nature.

Le projet est porté par l’association LARGE (Ligue des anciens rugbymen des grandes écoles), qui souhaite renforcer les outils de prévention dans le rugby amateur féminin.

Emmanuel Petit impliqué dans le projet

L’application Braineye bénéficie déjà du soutien du neurologue Jean-François Chermann, spécialiste reconnu des commotions cérébrales en France. Mais ce n’est pas tout.

L’ancien champion du monde de football Emmanuel Petit fait également partie des investisseurs engagés dans le développement du projet.

Les organisateurs espèrent désormais intégrer cette technologie tout au long de la saison 2026-2027 du Ladies Challenge.

Le rugby cherche encore des solutions

Cette initiative intervient dans un contexte où la question des commotions reste extrêmement sensible dans le rugby mondial.

Chez les professionnels, les protège-dents connectés continuent d’alimenter les débats sur leur réelle efficacité.

Le rugby amateur, lui, tente de trouver des solutions plus simples, rapides et accessibles financièrement.

Avec cette expérimentation, le Ladies Challenge veut justement montrer qu’il est possible d’innover sans disposer des moyens du très haut niveau.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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