USAP – Le père de Posolo Tuilagi a demandé des explications à François Rivière !

USAP – Le père de Posolo Tuilagi a demandé des explications à François Rivière !

Le jeudi 8 janvier 2026 à 11:45 par David Demri

10 Commentaires

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À Perpignan, la saison a remis un dossier sensible au centre de toutes les discussions : celui de Posolo Tuilagi, phénomène physique de 21 ans dont le potentiel affole les observateurs, mais dont le corps et la préparation interrogent autant le club que le staff.

Quand le discours change de registre

Fin novembre, l’USAP a basculé dans une séquence inattendue lorsque Laurent Labit, fraîchement arrivé, a profité d’une conférence d’après-match pour fixer un cadre bien plus exigeant. Ce soir-là, après une lourde défaite contre Montpellier, le manager avait pointé l’insuffisance de plusieurs joueurs, avant de viser directement Tuilagi encore touché au genou :

« On attend la meilleure version de nos joueurs. Le Championnat est d’une densité terrible, il faut faire davantage, Posolo le premier. On ne peut pas revenir de dix jours d’arrêt avec cinq ou six kilos en trop, ça met en difficulté la reprise. On ne peut pas avoir des charges cohérentes et à la sortie, on se blesse… »

La sortie, inhabituelle dans un milieu où les messages sont souvent filtrés, avait immédiatement fait réagir la famille. Sur Facebook, son père Henry avait répliqué avec ironie : « C’est normal, c’est mon petit qui perd le match, j’accepte », avant de venir demander des explications en tribune au président François Rivière.

Questionné sur le sujet via L’équipe, François Rivière raconte son échange avec le père de Posolo Tuilagi. Extrait:

« Il était un peu contrarié et c’est normal, mais il a compris que j’étais totalement solidaire des propos de Laurent Labit. Je lui ai dit que son fils est aujourd’hui une référence absolue au club, un facteur X, Y ou Z, peu importe, un joueur de ce calibre-là en tout cas. Mais avec tout ce qu’il représente en termes d’évolution sportive, d’intégration dans cette société catalane et maintenant de rémunération, il doit être astreint à des exigences d’hygiène de vie qui doivent être totales.

Donc Laurent a très bien fait d’évoquer le sujet et Henry l’a très bien compris. Vu la situation du club, on était en droit de rappeler les joueurs au respect de certaines exigences. C’est tombé sur Posolo car il était en zone disons orangée à ce moment-là. »

Un corps à gérer, un potentiel à exploiter

Si l’épisode a pris de l’ampleur, ce n’est pas uniquement en raison des mots utilisés, mais parce qu’il touche à une réalité connue à Perpignan. Tuilagi, officiellement listé à 1,92 m pour 145 kg, a longtemps avancé grâce à un avantage physique naturel. Mais les blessures se sont empilées depuis 2024 : double fracture tibia-péroné, fracture de fatigue, entorse, retard de forme… jusqu’à une saison 2025 limitée à dix matches.

En interne, sous couvert d’anonymat, certains reconnaissent qu’il existe un équilibre délicat à trouver comme l’explique L’équipe :

« On parle d’un garçon encore très jeune qui, sans faire forcément attention à son corps, a toujours marché sur tout le monde sur les terrains, nous a-t-on confié. Dans la famille, il y a de sacrés repas (rires). Et lui n’a peut-être pas un squelette super solide, donc s’il dépasse les 150 kg, il devient sujet à des blessures comme sa fracture de fatigue cet été. Il s’en rend compte aujourd’hui. »

Labit, lui, ne masque pas ses ambitions pour le joueur : « La norme pour un tel joueur, ce ne doit pas être d’être titulaire à l’USAP », avant de pousser son analyse plus loin : « À 21 ans, il a un potentiel physique et rugbystique incroyable, il doit être régulièrement avec l’équipe de France et jouer les plus grands matches internationaux. Si physiquement il est bien, il n’y a pas sur la planète un autre joueur de rugby comme lui à cet âge-là. »

Le technicien a même fixé une cible : « L’objectif en termes de poids, pour être performant aujourd’hui, c’est 148 kg », tout en rappelant une réalité brute : « Sur l’année 2025, il n’aura joué que dix matches. »

Crever l’abcès pour repartir

Pour Labit, l’intervention publique avait une fonction précise : « Évidemment qu’il était vexé, mais on s’est rapidement expliqué », explique-t-il en assumant la méthode : « J’ai parlé de Posolo, car il s’est blessé ce jour-là, mais il y avait alors beaucoup de joueurs qui, depuis le début de la saison, n’étaient pas au rendez-vous pour diverses raisons de manque de sérieux, de professionnalisme. Lui n’était pas revenu de vacances avec l’objectif de poids fixé donc je l’ai pris en exemple. Ça s’est réglé depuis et il travaille très bien ces dernières semaines. »

Surtout, le coach assure que l’exemple Tuilagi a produit l’effet espéré. Le joueur a travaillé, a perdu du poids et a gagné en assiduité, au point que le staff évoque aujourd’hui des progrès visibles : « On a senti un garçon assidu, qui a bien travaillé, avec un bon état d’esprit. C’est le joueur qu’on attend et on a hâte de le retrouver sur le terrain, qu’il puisse enchaîner les matches, parce qu’on a absolument besoin de lui. »

L’USAP espère désormais une reprise durable, non seulement pour se sauver sportivement, mais parce que Tuilagi n’est pas un joueur comme les autres : il est devenu un symbole, un investissement, et un pari sur l’avenir.

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10 Commentaires

  1. Patpau 8 janvier 2026 at 13h- Répondre

    Ne rêvez pas après un ou deux bons matchs s’il peut les enchaîner. Il retombera dans ces travers..C’est dans leur gènes. Depuis tout jeune tout lui est dû. Rien à voir avec son père qui lui a trimé pour y arriver.

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    • J'ai de bons jeans 8 janvier 2026 at 20h- Répondre

      Donc son père n’a pas les mêmes gènes ? Si tu le lui dis en face, j’aimerais bien être là.
      Mais bon, Henry sera peut être content de ne pas avoir de gènes de glandouilleur ?

      • Denjean 9 janvier 2026 at 10h- Répondre

        A mon avis il aura compris sinon c’est un petit pois qu’il a,à la place du cerveaux

  2. Villa pierre 8 janvier 2026 at 14h- Répondre

    Le mec a 21 ans et c est son père qui demande des explications tu m étonnes que ça marchait bien à l usap merci au nouveau staff d avoir mis de l ordre il faut arrêter le copinage en professionnel l ancien staff ne l avait pas compris

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  3. Danslaverte 8 janvier 2026 at 14h- Répondre

    L’avenir de posolo est soit en 8 soit en 3, mais avec 25kg de moins

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  4. bfi 8 janvier 2026 at 15h- Répondre

    ca me rappelle Basta à Toulon, en « leger » surpoids 😀
    et BLaporte qui l’avait pris entre 4 yeux, et lui avait dit : « à partir de maintenant, tu viens en vélo, et si tu tombes pas à 118kg, tu reste sur ton vélo !!! »
    et ca avait marché !!!
    basta le 1er surpris, mais aussi le 1er à en cueillir les fruits…du succes.

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  5. Coucou 8 janvier 2026 at 15h- Répondre

    Maintenant il faut trouver le vélo renforcé

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  6. Thyrse 8 janvier 2026 at 19h- Répondre

    Est-ce qu’il aime vraiment le rugby ? Je n’en suis pas sûr.
    Son potentiel est pourtant indéniable.
    Il a déjà dit qu’il ne voulait pas se former pour le poste de 3 et rester en seconde ligne.
    Quelqu’un pourrait lui dire qu’il est bête à manger du foin???
    En sachant la carence du poste en top 14 et en edf, il deviendrait incontournable et légendaire en pilier droit. Il n’y a quasiment aucune concurrence au haut niveau français. Il aurait son rond de serviette gravé à son nom en edf!!!
    Alors que en ce moment il y a du monde au portillon des secondes lignes… trop de concurrence pour percer et super bien gagner sa vie!!!
    Si il avait le rugby dans la peau, avec son gabarit, il relèverait les manches pour se filer au poste de pilier droit!! Et millionnaire en 5 ans.
    Pppfff

    • Yun4wen 8 janvier 2026 at 21h- Répondre

      Amusant de lire dans un même post  » S’il aimé le rugby » et il doit aller en numéro 3 pour jouer en EDF et se faire du fric.

      Magnifique contradiction. Peut être qu’il aime le rugby au point de viser un poste plaisir et pas l’un des plus ingrat de ce sport? Parce que oui les numéros 3 ont un poste ingrat et rares sont les joueurs à s’y éclater.

      C’est peut être parce qu’il aime plus le rugby que l’argent qu’il a ses ambitions de poste…

  7. Samidu09 9 janvier 2026 at 09h- Répondre

    Est ce qu’il n’a pas était parachuté trop vite en EDF au vu des résultats en U20. Du coup se voyant adulé il pensait que c’était gagné pour lui.