Van Niekerk : Capitaine Fracasse

Van Niekerk : Capitaine Fracasse

Le mercredi 24 février 2010 à 10:07 par David Demri

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2591702167_1Ballon contré. Ballon gardé au sol par les locaux. Pénalité. Contepomi égalise (3-3). Le RCT rentre enfin dans son match. Dans son bel exploit.

« A big step, les gars ! »

Il aura donc fallu un geste plein d’abnégation, de ruse, pour assister au renversement des tendances. Car jusque-là, la victoire se prénommait Désirée. Et au bal des occasions manquées, personne ne voulait l’inviter à danser !

Personne… sauf un Sud-Africain aboyeur et rassembleur. Johann Christiaan Van Niekerk, 1 mètre 93, 108 kilos… Un beau bébé, pas renacleur à la tâche. Bref, un capitaine. Comme on l’aime. Surtout quand il effectue des retours aussi fracassants.

Il n’y a qu’entendre ses paroles à la fin de la rencontre, accroupi au milieu de ses coéquipiers. Un discours simple, mais rempli d’émotion. « A big step. A big step, les gars ! » Les sous-titres n’apparaissent pas, mais l’intention est comprise. Une perf’, une énorme perf’ réussie par les Toulonnais.

A ne pas galvauder, même si Toulouse s’alignait sans sept de ses internationaux. Même si le match n’a pas atteint les sommets techniques espérés…

Mais alors, quelle abnégation ! Quelle défense !

Et tout le temps, ou presque, Cap’tain Joe dans le coup.

68e : en avant forcé par le natif de Port-Elizabeth.

74e : énorme plaquage du troisième ligne sur David, qui met un terme à un gros passage offensif toulousain.

Et on en passe…

Une victoire par la défense qui fut pourtant longue, très (trop) longue à se dessiner. Zéro – zéro à la pause, on n’avait pas vu cela depuis longtemps sur les pelouses du Top 14. Ce n’était pas faute d’essayer. De tenter pénalité et drop. Et de dévisser… Skrela et Fritz d’un côté, Contepomi de l’autre. On en venait même à regretter un certain Jonny. C’est dire !

Car on les sentait prenables ces Toulousains. Friables à l’impact, sans aucun rythme ni mouvement d’ampleur. Indignes de leur rang.

Le coup était bon. Méfiants, les Toulonnais ont mis un certain temps à se l’approprier. Le temps en fait que Van Niekerk accepte l’impensable : ce RCT-là avait les armes pour disposer de ce Toulouse-ci. Cela a pris 55 minutes. Juste assez pour nous faire rêver.

Le RCT premier tombeur du Stade toulousain à Ernet-Wallon. Pour cette bataille, il fallait bien un grand capitaine pour mener ses troupes à bon port. Cet homme-là, c’était hier Van Niekerk. Comme souvent.

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  1. Dede11 24 février 2010 at 13h

    Bonjour, "step" en anglais c'est "pas" ou "marche", donc un grand pas, un grand pas vers les sommets !

  2. quart de virage hist 25 février 2010 at 21h

    et sans oublier un tres bon "fuck toulouse" de joe devant la caméra

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