Vexés par la claque reçue contre Toulouse, les Rochelais vont tout changer contre Toulon : Explication !
Vexés par la claque reçue contre Toulouse, les Rochelais vont tout changer contre Toulon : Explication !
Le dimanche 4 janvier 2026 à 13:27 par David Demri
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La gifle reçue au Stadium n’a pas été balayée sous le tapis. Elle a, au contraire, servi de déclencheur. En amont de la réception de Toulon, ce dimanche soir à Marcel-Deflandre (21h05), Ronan O’Gara est apparu déterminé à transformer l’humiliation en point de bascule.
Plus qu’un discours de façade, le manager rochelais a acté un changement profond dans la manière de travailler, convaincu que l’avenir de son équipe se joue maintenant… mais pas dans l’instant.
« C’est impossible pour nous de penser qu’on peut battre Toulouse maintenant, mais j’espère que si on reste soudés et qu’on s’entraîne beaucoup mieux, on peut faire la différence dans six mois. »
Quelques jours seulement après ce qu’il a lui-même qualifié comme « la plus grande défaite de sa carrière d’entraîneur », l’Irlandais n’a pas cherché d’excuses. Il a surtout choisi d’ouvrir un nouveau chapitre.
Face à un Rugby Club Toulonnais rajeuni, O’Gara ne parle pas de revanche immédiate mais de reconstruction méthodique. « C’était nécessaire cette semaine d’évacuer un peu le passé et de faire un nouveau plan pour la deuxième partie […] Je dois changer la façon dont on s’entraîne. »
Une méthode en question, une clé gardée en interne
Ces mots font écho, presque malgré eux, aux récentes déclarations de Teddy Thomas, ancien Rochelais désormais à Toulouse. « Ce qui diffère à Toulouse par rapport à mes précédents clubs ? Une manière de travailler. Ça bosse beaucoup plus dur, franchement, par rapport à ce que j’ai connu à La Rochelle ou au Racing. » Un constat qui a résonné jusque dans les couloirs du centre d’entraînement maritime.
La veille, O’Gara s’était justement montré volontairement mystérieux. « Je sais ce qu’on doit faire pour faire progresser cette équipe. Avec ce groupe de joueurs, il y a une chose dans ma tête qui peut nous changer. » Avant de couper court à toute tentative d’en savoir plus : « Je ne vais pas le partager avec vous, mais j’ai présenté ça aux joueurs. Je les sens intéressés, ils apprécient. C’est assez facile à appliquer, mais est-on capable de le faire sous pression ? »
Responsabilité assumée et nouveau tempo
L’entraîneur rochelais n’a pas esquivé sa part de responsabilité. « Je dois lever la main par rapport à certaines choses. J’ai proposé de jouer contre Toulouse d’une certaine manière et ce n’était pas une bonne tactique. Je suis plus responsable que les joueurs pour cette tactique. »
Au-delà du plan de jeu, c’est surtout l’attitude qui a laissé un goût amer. « Je pense qu’on est tous un peu déçus avec le niveau d’agressivité montré contre Toulouse. Je pense que la solution est assez simple. Et je trouve qu’il y a une nouvelle énergie après cette défaite. »
Dans une semaine enfin plus classique, débarrassée des longs déplacements et du manque de continuité, les séances ont changé de visage. « La journée a commencé avec un bon entraînement. Pareil mercredi, même avec le froid, parce que j’entraîne beaucoup de compétiteurs et ce qu’on a fait au Stadium nous a marqués. » Le mot revient souvent : vitesse.
Parler moins, agir davantage
Sur le terrain comme dans le vestiaire, le message commence à passer. « Quand t’es compétiteur, tu le vis mal. L’équipe avait un bon niveau de confiance après le match contre Bayonne, moins après Toulouse, cette défaite nous a marqués », reconnaît Nolann Le Garrec. « À nous de nous en servir et de basculer vite. Ce serait une erreur de rester trop sur ce match. Des équipes qui ont pris 50 ou 60 points à Toulouse, il y en a eu, il y en aura encore. Comme l’a dit Ronan, à nous de mesurer l’écart qui nous sépare d’eux mais il faut continuer à tracer notre chemin aussi. Il ne faut surtout pas s’arrêter là. »
O’Gara, lui, assume désormais une posture plus silencieuse. « Je pense que c’est un groupe qui n’a jamais triché, qui aime le défi », glisse-t-il, avant de trancher : « Donc je préfère parler moins et coacher plus en ce moment […] La meilleure chose qui peut m’arriver, c’est d’avoir trois choix par numéro, du 1 au 15. Ces deux dernières saisons, ce n’était pas le cas. »
À La Rochelle, la dynamique reste fragile depuis septembre. Mais à défaut de garanties immédiates, Ronan O’Gara affiche une certitude : le redressement ne viendra ni des mots ni des excuses, mais d’un travail repensé, accéléré, et assumé.
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2 Commentaires

La Rochelle continue de perdre et de s’enfoncer au classement.
Le discours de l’entraineur par contre ne change pas ! ?
On va changer de méthodes, de système, d’entrainements ……
Ca fait combien de fois qu’il raconte ça O’Gara ?
A chaque défaite je pense !
Que fait le président ?
Les paroles ne suffisent pas …les actes non plus d’ailleurs ce ne sont que des réactions mais sans suite . Le staff est usé…