Xavier Sadourny annonce la couleur avant la réception du RCT à Pierre-Fabre
Xavier Sadourny annonce la couleur avant la réception du RCT à Pierre-Fabre
Le mardi 15 septembre 2026 à 18:41 par David Demri
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Après une victoire contre Vannes et une défaite à Perpignan, Castres retrouve Pierre-Fabre pour accueillir le Rugby Club Toulonnais. Xavier Sadourny attend une réaction de son équipe, mais aussi une mobilisation totale du public castrais.
Le manager veut profiter de cette rencontre pour réaffirmer l’identité du CO. Combativité, défense, ballons portés et efficacité offensive doivent permettre aux Tarnais de retrouver une régularité qui leur a manqué lors de la deuxième journée.
Castres n’a pas respecté son cadre à Perpignan
Le succès décroché à domicile contre Vannes avait permis au CO de lancer correctement sa saison. Sadourny avait apprécié le contenu proposé et l’attitude de ses joueurs.
La prestation livrée à Aimé-Giral l’a davantage frustré. Malgré quatre essais inscrits et une équipe restée dans la rencontre, Castres a payé son imprécision, sa mauvaise utilisation du ballon et ses problèmes de discipline.
Interrogé sur le site officiel du CO, Xavier Sadourny réclame désormais davantage de rigueur dans l’application du nouveau système offensif.
« Il était important de gagner notre premier match, à domicile, contre Vannes pour bien entamer la saison. Je suis satisfait du jeu qui a été mis en place et de l’état d’esprit qu’ont montré les joueurs. À Perpignan, nous n’avons pas respecté notre cadre. Nous n’avons pas bien utilisé le ballon lorsqu’il était en notre possession. À noter que nous avons apporté des modifications dans notre système offensif, il faut le temps que ça se mette en place. On a quand même marqué quatre essais et on ne s’est jamais retirés du match. Malgré les problèmes de discipline, je suis satisfait de notre défense et de la mentalité des joueurs. Maintenant il faut qu’on soit plus précis et rigoureux dans ce qu’on propose. »
Retrouver l’ADN historique du CO
Le manager souhaite remettre la culture du combat au centre du projet. La défense avait été quelque peu délaissée la saison dernière au profit du développement offensif.
L’arrivée de Fabrice Estebanez doit aider le groupe à rééquilibrer son jeu. Castres veut aussi redevenir une référence sur les ballons portés, un secteur considéré comme essentiel dans l’identité du club.
Sadourny refuse toutefois d’abandonner les ambitions offensives développées par son équipe.
« L’objectif cette saison, c’est de retrouver l’ADN du Castres Olympique, sans renoncer à notre jeu. Cette combativité qui a toujours fait la force du club, notamment en défense. L’arrivée de Fabrice Estebanez va nous aider à travailler dans ce sens. La saison dernière, nous avions concentré nos efforts sur la mise en place de nos stratégies offensives, peut-être un peu au détriment de la défense. Dans le même esprit, on souhaite aussi redevenir très conquérants sur les ballons portés : on a marqué à plusieurs reprises sur ce secteur de jeu, et ça, ça fait pleinement partie de notre identité. On a montré qu’on savait le faire, il faut maintenant qu’on soit réguliers là-dessus. Mais retrouver cette culture du combat ne doit pas se faire au détriment de notre efficacité ballon en main. Il faut qu’on soit capables des deux, et pendant 80 minutes. »
Pourquoi Sadourny dirige depuis les tribunes
Lors des rencontres, le manager castrais préfère s’installer en hauteur plutôt qu’au bord de la pelouse. Cette position lui permet d’obtenir une vision globale des espaces, des décalages et de l’organisation défensive.
Sadourny estime pouvoir livrer des analyses beaucoup plus précises grâce à cette lecture d’ensemble.
« C’est un choix assumé. De là-haut, j’ai une vision d’ensemble du jeu que je n’aurais jamais en étant au ras de la pelouse. Je vois les espaces, les décalages, l’organisation défensive dans sa globalité, des choses qui échappent forcément quand on a le nez dans le guidon en bord de terrain. Ça me permet d’avoir une lecture plus juste de ce qui se passe sur le terrain, et en temps réel. Je suis ainsi beaucoup plus précis à la mi-temps ou même pendant les matchs. »
La communication reste permanente avec les membres du staff installés au bord du terrain. Les observations réalisées depuis les tribunes sont croisées avec les sensations recueillies au plus près des joueurs.
Le manager pourrait néanmoins modifier cette organisation et échanger sa place avec Julien Dumora s’il en ressentait le besoin.
« On communique en permanence. Je leur transmets ce que je vois d’en haut, eux me remontent ce qu’ils perçoivent de plus près, au contact des joueurs. C’est complémentaire. Dans le staff, chacun a un rôle et une place précise. C’est une organisation qui convient à tout le monde et nous permet d’être plus efficient. Je n’ai pas besoin d’être au bord du terrain pour qu’on m’entende. Maintenant ça peut toujours évoluer, nous pourrions tout à fait intervertir avec Julien Dumora si j’en ressentais la nécessité. »
Une confiance totale envers le nouveau staff
L’intersaison a été marquée par plusieurs changements dans l’encadrement et dans le fonctionnement de l’équipe. Sadourny sait que les nouveaux automatismes ne peuvent pas apparaître immédiatement.
Il prend notamment l’exemple de Davit Zirakashvili, chargé de la mêlée. L’ancien pilier apporte de nouveaux repères dans un secteur également bouleversé par les évolutions réglementaires.
Xavier Sadourny demande du temps et de l’unité autour d’un staff auquel il accorde toute sa confiance.
« Parce qu’on a vécu une intersaison avec beaucoup de changements, à différents niveaux. Ça prend du temps de mettre tout ça en place, de trouver les automatismes, les repères. C’est normal. Mais j’ai une confiance totale dans le travail qui est fait par le staff au quotidien. C’est le cas par exemple avec Davit Zirakashvili sur le secteur de la mêlée. Il arrive avec sa vision et son expérience, donne de nouveaux repères aux joueurs et notamment à la première ligne. Ajoutons à ça les nouvelles règles en mêlée. Il faut juste laisser le temps au temps et rester unis dans cette phase de construction. »
Un appel au public avant la venue de Toulon
L’ambiance d’Aimé-Giral a profondément marqué le manager du CO. Il estime que les supporters catalans ont directement pesé sur la rencontre malgré la saison difficile vécue précédemment par leur équipe.
Sadourny ressent davantage de retenue autour de Pierre-Fabre, probablement en raison de la deuxième partie du dernier exercice. Il souhaite que l’arrivée du bus castrais marque le début d’une mobilisation qui ne devra prendre fin qu’au coup de sifflet final.
Le RCT se déplacera dans le Tarn après un début de saison manqué. Les Toulonnais ont déjà annoncé leur volonté de retrouver davantage de combat, un avertissement que Castres prend très au sérieux.
Sadourny veut voir le public et son équipe ne former qu’un pour faire de Pierre-Fabre une enceinte particulièrement hostile au RCT.
« Avant de dire ce que nous attendons d’eux, je voudrais leur faire savoir que j’ai conscience de ce qu’ils attendent de nous. Nous, les joueurs comme le staff, avons envie de les faire rêver, de les rendre fiers. Et pour cela, nous avons besoin d’eux à chaque instant. Samedi, l’ambiance impulsée par les supporters catalans à Aimé-Giral était incroyable, alors qu’ils sortent d’une saison difficile. Indéniablement ils ont eu un impact sur le match.
De notre côté, on ressent une certaine retenue de la part de nos supporters, certainement due à notre deuxième partie de saison. Dès l’arrivée du bus, jusqu’au coup de sifflet final, je veux qu’on sente qu’on joue à Castres. Ça change tout. Nous sommes tellement connectés à nos supporters que leur rôle n’est surtout pas à minimiser encore plus à domicile.
Nous allons jouer contre une grande équipe qui ne fait pas le début de saison qu’elle espérait, comme tout le monde j’ai lu qu’ils voulaient se retrouver dans le combat chez nous.
Nos supporters font partie de notre identité, c’est ce qui fait notre fierté et la réputation du club depuis toujours. J’espère que nous pourrons vivre un beau moment de communion samedi. On sait que quand il le décide notre public est exceptionnel. »

