XV de France : Critiqué, Shawn Edwards refuse de tirer la sonnette d’alarme
XV de France : Critiqué, Shawn Edwards refuse de tirer la sonnette d’alarme
Le lundi 16 mars 2026 à 15:46 par David Demri
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Le XV de France a décroché un nouveau sacre dans le Tournoi des Six Nations, porté par une ligne d’attaque historique incarnée par Louis Bielle-Biarrey, auteur de 9 essais, un record sur une édition.
Pourtant, ce titre laisse un goût d’inachevé. Après une entame de compétition solide, où les Bleus n’avaient concédé que 34 points en trois matchs, la machine défensive s’est grippée.
Le bilan des deux dernières rencontres, face à l’Écosse et à l’Angleterre, est alarmant : « 14 essais et 96 points » encaissés.
Shaun Edwards, un architecte en retrait ?
Ces lacunes défensives soulèvent une question centrale : quel est l’impact réel de Shaun Edwards, le maître à penser de la défense tricolore, dans le dispositif actuel de Fabien Galthié ?
Certains observateurs estiment que le technicien anglais occupe un rôle « plus en retrait » depuis l’entame du second mandat du sélectionneur.
Face aux critiques, l’intéressé a livré une analyse empreinte de fatalisme au micro de la chaîne ITV.
Loin de nier les difficultés, il pointe du doigt une évolution radicale du rugby mondial : « C’est très, très difficile pour les entraîneurs de la défense, mais il faut faire de son mieux ».
Selon lui, l’époque où les défenses de fer verrouillaient le jeu est révolue. Il se rappelle pourtant une période plus faste :
« Je me souviens d’avoir entraîné une équipe au pays de Galles qui avait enchaîné l’équivalent de cinq matchs sans concéder un seul essai. Ce serait tout simplement impossible aujourd’hui. »
Entre « régal » offensif et frustration défensive
Pour Edwards, cette porosité défensive est le prix à payer pour un rugby devenu plus spectaculaire, quitte à sacrifier la solidité structurelle :
« C’était encore un match de folie, un vrai régal pour les fans. Le rugby est tout simplement phénoménal en ce moment ».
Interrogé sur la fébrilité de ses hommes, il refuse de tirer la sonnette d’alarme pour la seule équipe de France, mettant en avant une tendance globale :
« Si c’était seulement votre équipe qui encaissait beaucoup de points, vous seriez inquiet. C’est frustrant, mais c’est ainsi que le jeu évolue. »
Reste à savoir si cet « aveu d’impuissance » est le signe d’une transition nécessaire vers un rugby résolument tourné vers l’attaque, ou si le staff tricolore parviendra à retrouver l’équilibre qui faisait la force du XV de France lors du Grand Chelem de 2022.
2 Commentaires


Peut-être que finalement, l’absence de Fickou, capitaine de la défense, et le problème Jalibert ne sont pas réglés.
Oh le toupet !.. Qui sait qui s’occupe de la défense ?.. Prendre 100 pions en deux rencontres ça ne l’effraie pas plus que ça , Lui . Bin peuchère !.. Pfff !!!…