XV de France : Fabien Galthié crée la surprise en convoquant un joueur que personne n’attendait !

XV de France : Fabien Galthié crée la surprise en convoquant un joueur que personne n’attendait !

Le mercredi 21 octobre 2026 à 23:49 par David Demri

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C’est probablement l’une des plus grandes surprises de la liste des 42 joueurs retenus par Fabien Galthié pour le Championnat des nations.

À seulement 23 ans, Karl Sorin va découvrir le XV de France, quelques mois après avoir signé son premier contrat professionnel avec le Stade Rochelais.

Un parcours fulgurant pour ce pilier droit encore méconnu du grand public, qui bénéficie notamment des conseils quotidiens d’Uini Atonio, désormais entraîneur de la mêlée rochelaise.

Les blessures de Demba Bamba et Régis Montagne avaient ouvert la porte à de nouvelles possibilités au poste de pilier droit.

Mais peu d’observateurs imaginaient Fabien Galthié se tourner vers Karl Sorin, plutôt que vers un joueur plus expérimenté comme Dorian Aldegheri.

Le jeune Rochelais, qui n’est pas encore un titulaire indiscutable à son poste en club, rejoindra pourtant Marcoussis aux côtés de Sipili Falatea et Tevita Tatafu.

Une reconnaissance spectaculaire pour un joueur qui n’avait connu qu’une sélection avec les Bleuets, lors du Tournoi des Six Nations 2023.

Uini Atonio, un mentor particulièrement précieux

Arrivé au Stade Rochelais en 2018, Karl Sorin a franchi plusieurs étapes importantes ces derniers mois.

Après un passage en prêt à Soyaux-Angoulême lors de la saison 2024-2025, il est revenu à La Rochelle avec l’ambition de s’imposer durablement dans la rotation.

Il peut désormais compter sur un accompagnement de premier plan : celui d’Uini Atonio.

Contraint de mettre un terme à sa carrière de joueur à la suite d’un accident cardiaque, l’ancien pilier droit emblématique du XV de France travaille aujourd’hui comme entraîneur de la mêlée rochelaise.

Son expérience constitue un atout considérable pour Sorin, qui a longtemps dû progresser dans ce secteur.

Le jeune pilier reconnaissait d’ailleurs les exigences imposées par le staff rochelais :

« Ma mêlée, ça a été un gros point à régler l’année dernière. Le staff voulait des piliers droits qui tiennent leur mêlée, qui soient dominants, avec bien sûr de l’agressivité dans le jeu, que ce soit défensive ou offensive. Ils nous demandent de l’intensité à 200 % et si tu dois sortir à la 40e parce que tu es cuit et que tu as tout donné, tu sors à la 40e. »

Cette exigence porte ses fruits : cette saison, La Rochelle a remporté les cinq rencontres de Top 14 que Sorin a débutées comme titulaire.

Un ancien numéro 8 devenu pilier droit de 135 kilos

Le parcours du jeune international en devenir possède une autre particularité.

Avant de devenir pilier, Karl Sorin évoluait en troisième ligne, au poste de numéro 8.

Un passé qui explique en partie son aisance ballon en main et sa mobilité malgré son gabarit imposant : 1,86 m pour 135 kilos.

En complément du travail effectué en mêlée avec Uini Atonio, le Rochelais profite également des conseils de Kévin Gourdon pour perfectionner sa technique individuelle.

Sorin racontait avec humour son changement de poste lors de son arrivée à La Rochelle :

« J’étais n°8 à Cholet, pendant deux ou trois ans. Arrivé ici, je dis que je suis 8, on m’a dit ‘non, tu joueras à droite (rires)’. J’ai vite compris (sourire). On apprend à aimer la mêlée. Cela fait maintenant huit ans que je suis au club et que je bosse sur mon poste. Aujourd’hui, j’aime faire des mêlées, jouer devant, jouer ces matchs avec de l’agressivité! C’est ce que je recherche, je suis hyper épanoui. »

Son passage en Pro D2 lui a également permis de développer davantage de maîtrise dans les situations de combat et d’améliorer sa capacité à enchaîner les efforts.

« Mon but, ce n’est pas de faire trois matchs »

Malgré sa progression, Karl Sorin n’avait pas abordé cette saison avec l’objectif affiché de rejoindre immédiatement l’équipe de France.

Sa priorité consistait d’abord à gagner sa place au Stade Rochelais.

Le pilier expliquait récemment son ambition :

« Mon but, ce n’est pas de faire trois matchs en début de saison parce que untel ou untel est blessé, j’ai envie de montrer que je suis capable d’être dans cette équipe. »

Quelques semaines plus tard, le voilà convoqué dans le groupe de Fabien Galthié.

Pour autant, une première sélection en novembre est loin d’être acquise.

Sipili Falatea réalise un excellent début de saison avec Bordeaux-Bègles, tandis que Tevita Tatafu retrouve progressivement de la continuité avec Bayonne.

Mais pour Karl Sorin, l’essentiel est déjà ailleurs : à 23 ans, quelques mois seulement après la signature de son premier contrat professionnel, il s’apprête à découvrir le plus haut niveau international.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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