Yannick Bru explique pourquoi l’UBB doit absolument jouer tous les matches de la phase finale à domicile
Yannick Bru explique pourquoi l’UBB doit absolument jouer tous les matches de la phase finale à domicile
Le vendredi 16 janvier 2026 à 21:57 par David Demri
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Ce dimanche, l’Union Bordeaux-Bègles affrontera Bristol dans le cadre de la 4ème journée de la Champions Cup.
Les Bordelais n’ont qu’un seul objectif en tête : remporter une victoire bonifiée pour s’assurer de terminer leader de leur poule.
Interrogé via Sud-Ouest, le manager Bordelais Yannick Bru indique être conscient que son équipe peut encore terminer 3ème de sa poule malgré 3 victoires bonifiées en 3 matches.
A lire ci-dessous :
« Ce sont les avantages et les inconvénients de la formule. Entre ceux qui jouent la compétition et ceux qui ne la jouent pas. En tout cas, dans notre poule, on se retrouve avec une densité de qualité en termes d’équipes qui disputent la compétition. C’est la spécificité de la poule 4. On est trois à pouvoir prétendre à la 1re place.
On est conscients de pouvoir renverser la photo complètement sur le dernier match. Donc il n’y a pas du tout d’emballement dans le vestiaire par rapport à ce qu’on a produit et aux points qu’on a emmagasinés. On sait qu’on joue très gros sur cette dernière journée. »
Il explique pourquoi l’UBB n’a aucune marge de manœuvre malgré trois victoires bonifiées dans cette compétition. Extrait:
La semaine dernière, le match le plus important, c’était Northampton. Là, le match le plus important, ça va être Bristol. Et la semaine prochaine, le match le plus important, ça va être le Stade Français (en Top 14). Je crois que cette année, nous sommes dans deux compétitions qui nous prennent à la gorge.
Je maintiens que pour l’UBB, c’est un honneur de disputer la Champions Cup, et on la joue à fond. En termes d’énergie, c’est complexe parce que le Top 14 est d’une densité qu’on a rarement vu cette année. On a joué 17 matchs à ce jour alors que les clubs anglais en ont joué 12. Aucune équipe n’a de marge de manœuvre. Donc en fait, ce qui est intéressant depuis deux mois, c’est que le match le plus important, c’est toujours celui qui arrive.
Il précise ne plus vouloir parler du titre Européen remporté la saison dernière. Extrait:
La saison passée, elle est finie et largement consommée donc on n’en parle pas du tout. On sait juste qu’avec notre expérience de ces compétitions, on sait l’importance de préparer le printemps sur les mois de décembre à janvier.
On sait que se qualifier dans les tout premiers, ça facilite grandement le chemin sur la phase finale et comme on parle toujours de gains marginaux, là pour le coup, c’est plus qu’un gain marginal. Face à Bristol, 3e de Premiership, qui produit un rugby offensif, peut-être un des meilleurs d’Europe à ce moment, le challenge est très important. Mais c’est aussi la beauté de la Champions Cup.
Il se confie ensuite sur l’équipe de Bristol. Extrait:
Ils sont sur une très belle dynamique, ils viennent de gagner leurs sept derniers matchs. Ils sont pleins de confiance, pleins de qualité aussi, on sent que c’est une équipe qui est très bien coachée sur la façon qu’elle a d’attaquer sur le terrain. Donc ça va être un beau rendez-vous sportif.
Pour conclure, il explique à quel point jouer à domicile les matches de la phase finale est important en Champions Cup. Extrait:
À un point qui dépasse le gain marginal. Le fait d’éviter les choix des hôtels, les déplacements, une logistique qui est souvent un petit peu lourde en Champions Cup, la possibilité aussi de jouer devant les proches… En tant que Latins, on sait que ça a un impact réel. Je crois qu’aujourd’hui, avec le public de Bordeaux et les efforts des joueurs, on a créé une atmosphère spéciale autour de nos matchs de Champions Cup. Donc on a envie d’offrir ça à notre public. Et sportivement, ça a un avantage.
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Gagner c’est la perspective de remplir le stade Atlantique et ses 42 500 places … sauf que pour le faire il faut revenir avec la victoire et ça, c’est une gageure !