Yannick Bru se livre sans filtre sur le burn-out de Pierre Mignoni
Yannick Bru se livre sans filtre sur le burn-out de Pierre Mignoni
Le jeudi 21 mai 2026 à 23:52 par David Demri
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À l’approche d’une nouvelle finale européenne avec l’UBB, Yannick Bru s’est confié avec beaucoup de sincérité sur un sujet rarement abordé dans le rugby professionnel : l’épuisement des entraîneurs.
Pour La Dépêche, le manager bordelais est revenu sur le burn-out traversé cet hiver par Pierre Mignoni à Toulon, tout en reconnaissant que les techniciens du Top 14 vivent souvent sous une pression permanente.
« Aucun manager de Top 14 ne gère sa charge de travail »
Pour Yannick Bru, la surcharge émotionnelle fait quasiment partie du quotidien des entraîneurs de haut niveau :
« Malheureusement, souvent, on ne l’anticipe pas. Je pense que tous les managers sont des gars courageux, valeureux, braves, travailleurs, qui veulent rendre à leurs actionnaires ou leurs présidents la confiance qui leur a été témoignée. Aucun manager de Top 14 ne gère sa charge de travail. »
Le technicien de l’UBB explique que certains signaux finissent malgré tout par apparaître avec l’expérience :
« Mais c’est vrai qu’il y a des moments où on sent qu’on est au bout, qu’il y a un niveau d’émotion qui grandit trop dans notre prise de décision. Et c’est vrai qu’avec le temps, en tout cas pour moi, j’ai appris à sentir quand ces moments arrivent, quand mes différentes batteries émotionnelles commencent à virer au rouge. »
« J’étais saturé du rugby français »
Yannick Bru reconnaît également avoir lui-même traversé une période de saturation mentale après son passage à Bayonne :
« J’ai besoin d’avoir du temps pour moi, de faire du sport, de partager des moments de sourire et de détente. Parce que ce sont quand même des investissements à moyen terme sur un meilleur épanouissement, donc une meilleure prise de décision. »
Avant d’ajouter :
« Moi, je sais qu’après mon passage à Bayonne, et même si on avait terminé par une grande joie, j’étais saturé de notre monde du rugby. Il fallait que j’arrête ou que je parte. Et c’est vrai que de repartir à l’université avec un statut de consultant, repartir en formation à l’étranger, ça m’a fait un bien fou parce que j’étais saturé du rugby français. »
« Je comprends que certains managers sortent le drapeau blanc »
Aujourd’hui, le manager girondin estime mieux savoir détecter les moments où il approche de la limite :
« Je pense qu’aujourd’hui, j’arrive à mieux anticiper quand j’approche de la ligne rouge mais je comprends que certains managers sortent le drapeau blanc. »
Des propos forts qui illustrent aussi la pression immense vécue par les managers du Top 14, dans un rugby professionnel toujours plus exigeant.
2 Commentaires


OUI Mais Lui il a des résultats !!! C’est un bon coach ,il l’a montré à Bayonne et maintenant à l’UBB.Mais il a la chance d’avoir un Président qui comprend le Rugby!!!
Et blablablabla Tantbrave. Mignoni a gagné un challenge avec le RCT, non ?
Certes la saison n’est pas à la hauteur de nos espérances, mais tout n’est pas à jeter, sans oublier que le staff s’est remis en question. Certains supporters aigris devraient en faire autant.