10 points glanés sur la phase retour : Bayonne vit un cauchemar
10 points glanés sur la phase retour : Bayonne vit un cauchemar
Le dimanche 26 avril 2026 à 22:15 par David Demri
Publicité
C’est un maintien qui a le goût amer de la défaite. Si l’Aviron Bayonnais est désormais mathématiquement sauvé de la relégation grâce à ses 21 points d’avance sur la zone rouge, la gifle reçue à Mayol ce samedi (52-26) a fini de doucher les dernières illusions basques.
Pour un demi-finaliste sortant, assurer le « minimum syndical » ne suffit plus à masquer une saison jugée ratée par l’ensemble du club.
Un maintien sans gloire et un bilan comptable alarmant
Personne ne fanfaronnait dans les coursives du stade Mayol. Et pour cause : sans la faillite de Montauban ou les débuts catastrophiques de Perpignan, Bayonne aurait pu vivre un printemps bien plus sombre.
Avec seulement dix points glanés sur la phase retour, l’Aviron affiche l’un des pires bilans du championnat.
Le manager Gerard Fraser tente de rester pragmatique :
« Quand on regarde notre saison, on va facilement trouver des points d’amélioration. Ça peut être un avantage l’an prochain… »
Mais avant de penser à 2027, il reste quatre matchs pour éviter que la fin de saison ne vire à la débâcle totale.
La fierté comme dernier moteur
Privés d’objectifs sportifs, les Bayonnais n’ont plus que leur honneur à défendre.
Les joueurs, à l’image du deuxième ligne Ewan Johnson, appellent à une prise de conscience collective.
« On a encore tout à jouer, on a un peu de fierté quand même. Il faut qu’on se regarde tous (dans une glace) et qu’on montre un meilleur visage. Quelle image on veut renvoyer ? Ça va être individuel, on va voir ce qu’on a au fond des tripes. » Un sentiment partagé par le vétéran Manu Tuilagi : « La saison n’est pas encore finie, on a encore quatre matchs sur lesquels on doit être concentrés. »
Le syndrome du « momentum » perdu
À Toulon, Bayonne a montré deux visages. Capables de revenir à hauteur (12-12) puis de rester menaçants à l’heure de jeu (33-26) grâce à l’énergie du jeune Noa Traversier (20 ans), les Ciel et Blanc se sont totalement effondrés lors des vingt dernières minutes. Indiscipline, plaquages manqués (29 au total) et erreurs individuelles ont transformé un match serré en punition.
« La saison dernière, quand c’était du 50-50, on gagnait à chaque fois », analyse Alexander Moon. « Cette saison, quand on perd le momentum, il y a un effet boule de neige, on perd un duel, puis un autre, et à la fin, sur le tableau d’affichage, on voit 50 points contre nous. »
Éviter la roue libre : le défi de Fraser et Travers
Le duo Gerard Fraser – Laurent Travers va devoir faire preuve d’une psychologie fine pour remobiliser un effectif décimé par les blessures et marqué par une gestion sportive agitée ces derniers mois. L’objectif est clair : se réconcilier avec le public de Jean-Dauger lors des réceptions de Bordeaux et Perpignan, et tenter d’exister à l’extérieur (Lyon et Stade Français) pour ne pas terminer cette saison à une piteuse douzième place.
Les retours attendus d’Emerick Setiano, Andy Bordelai et Maxime Machenaud pourraient apporter un peu d’oxygène à un groupe qui semble, pour l’instant, en fin de cycle.
1 Commentaire


Laurent Travers va redresser tout ça ……
C’est marrant il est invisible ce mec là !
Sûrement la timidité ….. Ou la lâcheté …. Au choix : ) : )