3 défaites d’affilée mais zéro valise : la méthode Mignoni pour éviter la crise
3 défaites d’affilée mais zéro valise : la méthode Mignoni pour éviter la crise
Le mardi 22 septembre 2026 à 9:27 par David Demri
Publicité
Trois journées, trois défaites. Battu successivement par Bayonne, La Rochelle et Castres, le Rugby Club Toulonnais réalise un début de championnat qu’il n’avait plus connu depuis la saison 2005-2006. Une comparaison spectaculaire sur le plan statistique, même si les scénarios actuels n’ont rien à voir avec la saison qui s’était achevée par une relégation en Pro D2.
Le RCT possède trois points après trois journées grâce à autant de bonus défensifs. Chaque défaite s’est jouée à moins de trois points et Toulon affiche un goal-average de seulement -4. Mais le constat reste inhabituel : avec Vannes, le club varois fait partie des deux seules formations qui n’ont toujours pas gagné cette saison.
Trois défaites d’entrée, une première depuis 2005
Toulon avait déjà connu des départs compliqués ces dernières années, sans toutefois atteindre trois revers consécutifs.
En 2018, le RCT avait commencé par une défaite à Mayol contre le Racing 92 (9-25), puis avait chuté à Pau (20-10). La série s’était arrêtée dès la troisième journée avec une victoire extrêmement serrée contre Castres (28-27).
Trois ans auparavant, Toulon avait également perdu ses deux premières rencontres avant de réagir.
Pour retrouver un RCT battu lors de chacune de ses trois premières journées, il faut donc remonter beaucoup plus loin : jusqu’à la saison 2005-2006.
Six défaites consécutives et une relégation en 2005-2006
Le contexte était alors radicalement différent.
Tout juste promu de Pro D2, Toulon avait débuté son championnat par six défaites consécutives. Biarritz s’était d’abord imposé contre le RCT (10-20), avant un revers contre le Stade Français (31-3) puis une nouvelle défaite face à Castres (9-16).
La quatrième journée avait tourné à la correction avec un 64-12 encaissé à Clermont. Toulouse (15-18) puis Bourgoin (40-21) avaient ensuite prolongé la série noire.
Il avait fallu attendre la septième journée pour voir Toulon décrocher sa première victoire, contre Bayonne (19-14).
Cette saison-là, dans un championnat qui venait de passer de 16 à 14 équipes, le RCT n’avait remporté que trois de ses 26 rencontres et avait terminé à la dernière place, synonyme de retour en Pro D2.
Trois défaites qui racontent pourtant une tout autre histoire
La comparaison avec 2005-2006 s’arrête largement à la série de défaites.
Le Toulon actuel ne subit pas de lourds revers. Il passe au contraire tout près de la victoire chaque week-end et a systématiquement récupéré le bonus défensif.
À Castres, le RCT a encore longtemps mené avant de finalement s’incliner 29-27.
Baptiste Serin insiste justement sur ces occasions laissées en route :
« Pendant 80 % du temps on est devant. Il nous manque du réalisme, quand on a porté le ballon on les a mis grandement en difficulté. C’est rageant parce que les trois matchs on a les occasions de les gagner »
Le demi de mêlée distingue également les trois scénarios vécus depuis le début du championnat.
Malgré les résultats, il estime que Toulon reste capable de renverser rapidement la tendance :
« Il nous manque ce petit quelque chose, mais ce qui fait plaisir à voir c’est que, dans l’adversité, on est là. On est persuadé que ça va payer. Chaque défaite est difficile à encaisser. Même s’il y a la même finalité, c’est un peu différent. Sur le premier, on meurt à un point mais sur la physionomie du match, je pense qu’on ne tient pas assez le ballon pour gagner. »
« Il faut qu’on s’accroche parce qu’on est dans le vrai »
Serin estime notamment que la défaite contre La Rochelle avait été marquée par les difficultés du RCT dans les zones de ruck. À Castres, Toulon s’est encore rapproché de la victoire sans parvenir à conclure.
Le numéro 9 préfère retenir la capacité de son équipe à rester au contact plutôt que d’imaginer un décrochage :
« Sur le deuxième, on a été trop bousculés dans les rucks pour mettre notre jeu en place même si, avec un peu plus de réalisme, on peut l’emporter. Et là, on échoue très proche avec des occasions de gagner. C’est dur à dire mais je préfère perdre comme ça qu’en prendre quarante. Il faut qu’on s’accroche parce qu’on est dans le vrai »
Pierre Mignoni tient un discours similaire. Avec trois bonus défensifs, Toulon a au moins réussi à limiter les conséquences comptables de son absence de victoire.
Le manager toulonnais veut désormais transformer cette frustration en réaction :
« On sait que ça va tourner. Les trois défaites ne sont pas les mêmes. Il faut continuer avec le courage et la solidarité que les joueurs ont mis dans ce match face à Castres. On prend quand même un point, même si on était venu chercher mieux et qu’on a besoin de gagner, tous les points compteront à la fin du championnat. Maintenant, cette frustration, il faut la mettre dans la prochaine journée. »


Il devrait faire de la politique. L art du bla bla
» la methode Mignoni pour éviter la crise « , qu’il se casse !!!
ca fait 40 ans que je suis le RCT, je n’avais jamais vu un entraineur si peu conséquent, à part Collazo !
Si l’on gagne avec le bonus contre vannes on rentre dans les clous, tout ne sera pas perdu , sauf si l’on perd encore.
vannes va ganer a Mayol , ils ont failli torcher toulouse ….
C’est dans la difficulté que l’on reconnaît une grande équipe et aussi ses soutiens. Le dénigrement permanent de certains supporters sur les réseaux sociaux est complètement nul.
le club recolte ce qu il seme depuis des annees ….
Top 12 TG
Ali top 12 est une merde de cassoulet qui vient baver son venin tous les jours sur notre blog sans que personne ne bronche.
d’accord, mais la difficulté qui devient une gestion à long terme, ça fatigue les organismes ça vide Mayol!