Christophe Urios : « Nous ne sommes pas encore une grande équipe ! »
Christophe Urios : « Nous ne sommes pas encore une grande équipe ! »
Le dimanche 11 janvier 2026 à 18:50 par David Demri
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Clermont a encaissé sa troisième défaite en trois matchs de Champions Cup face à Glasgow (21–33). Malgré une deuxième période plus maîtrisée et un état d’esprit retrouvé, l’ASM a surtout constaté l’écart qui la sépare encore des meilleures équipes européennes.
Une campagne européenne à sens unique
Avec zéro point après trois journées, cette campagne européenne restera difficile à digérer pour les supporters clermontois. Les deux premières sorties, aux Saracens puis face à Sale, avaient laissé un goût amer tant le contenu avait manqué de consistance. Face aux Warriors, le scénario a été différent : Clermont n’a pas lâché, mais la marche était simplement trop haute.
Vingt minutes d’entrée qui fixent le rapport de force
Dès le début de la rencontre, Glasgow a mis un rythme que l’ASM n’a jamais réussi à contrôler. Les Warriors, dont une grande partie évolue aussi avec le XV du Chardon, ont transpercé la défense auvergnate à plusieurs reprises au cœur du terrain. Après seulement vingt-cinq minutes, trois essais étaient déjà inscrits. Ballons rapides, précision technique, enchaînements en vitesse : Clermont a subi sans pouvoir ralentir le jeu adverse.
Les Écossais ont également montré leur maîtrise dans le secteur des avants, notamment sur un ballon porté parfaitement travaillé (essai de Ferrie, 10ᵉ), symbole d’une équipe capable d’alterner entre puissance, rythme et technique.
Un écart visible dans les rucks et dans le tempo
La clé du match s’est vue à la vitesse des zones de ruck. Glasgow a enchaîné les possessions rapides, avec 76 % de rucks rapides, ce qui leur a permis de constamment avancer et de prendre la défense de vitesse. À l’inverse, côté ASM, un ruck sur trois durait entre trois et six secondes, bien trop lent pour exister en Champions Cup.
« Quand tu as des rucks qui font dix secondes, c’est difficile de ne pas être lisible », soufflait Christophe Urios après la rencontre. La différence d’inspiration en attaque a directement découlé de cette donnée.
Du mieux dans l’état d’esprit, mais encore loin du compte
La deuxième période a permis à Clermont de mieux exister dans le combat et même de remporter le second acte (deux essais à un). Mais dans la période où les Auvergnats se retrouvaient en double supériorité numérique (52ᵉ–62ᵉ), ils ont concédé quatre fautes et n’ont eu que deux possessions. L’occasion de revenir n’a pas été exploitée.
Clermont lucide sur le chemin à parcourir
En sortie de match, Christophe Urios n’a pas cherché d’excuses. Il a pointé le travail nécessaire pour accéder au très haut niveau via La Montagne :
« Ce sont les joueurs qui nous permettront d’approcher le top niveau européen. Nous avons passé un mois dans le down et ce n’est pas possible. Nous ne sommes pas encore une grande équipe. Cela veut dire qu’il y a encore du travail à faire sur la qualité des joueurs, la qualité du labeur et la croyance dans ce que l’on fait. »
Cette phase de Champions Cup aura au moins permis à Clermont de mesurer la réalité du très haut niveau continental et l’exigence qu’il impose.
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Avant d’etre une grande equipe , il faut etre une bonne équipe et nous en sommes meme pas la . Pas de grande équipe sans grand entraineur .