Vincent Moscato : « Quand tu allais à Toulon et qu’il y avait Manu Diaz, Yann Braendlin et Herrero, tu faisais la grimace… »
Vincent Moscato : « Quand tu allais à Toulon et qu’il y avait Manu Diaz, Yann Braendlin et Herrero, tu faisais la grimace… »
Le lundi 12 janvier 2026 à 12:16 par David Demri
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Vincent Moscato s’est longuement confié dans les colonnes de L’équipe.
Au cours de cet entretien, l’ancien rugbyman a cité les adversaires les plus forts contre qui il a joué.
Il cite Dubroca, Dintrans mais aussi Manu Diaz. Extrait:
J’ai des souvenirs de (Daniel) Dubroca dans mes jeunes années, (Philippe) Dintrans aussi. C’était un roc. Je n’aimais pas jouer non plus contre Bernard Herrero car je savais qu’il allait me crever en mêlée. Quand tu allais à Toulon et qu’il y avait Manu Diaz, Yann Braendlin et Herrero, tu faisais la grimace, surtout quand tu n’as qu’une vingtaine d’années. Mais c’est difficile de savoir qui était le plus fort d’entre eux. D’autres sont arrivés ensuite comme Marc Dal Maso. C’est différent quand tu es trois-quarts. Eux peuvent vous dire qu’ils ont joué contre Philippe Sella ou Jonah Lomu.
Concernant le partenaire le plus fort, il cite notamment Christophe Dominici. Extrait:
C’est difficile de répondre parce que quand tu es talonneur tu joues avec une paire de piliers, un peu comme une paire de boeufs. Différencier l’un, c’est trahir l’autre. J’ai passé dix ans de ma vie entre Serge (Simon) et Philippe (Gimbert), mais également Laurent Vergé. Évidemment Christophe Dominici et Emori Bolo Bolo m’ont impressionné mais Gimbert et Vergé aussi.
D’ailleurs, selon lui, Domonici était le plus déjanté. Extrait:
« Domi » était bien sûr un phénomène. Il était dominant dans la connerie (rire). Maintenant on peut en rire, même si la fin est tellement tragique (décédé en 2020), mais je me souviens de ce dernier fait d’armes avec ce coup de téléphone à Guy Novès (Dominici avait téléphoné en pleine nuit à l’ancien coach du Stade Toulousain et l’aurait insulté lors des festivités pour les vingt ans du titre parisien). C’était un appel à un ami comme chez Jean-Pierre Foucault ! Domi n’avait pas choisi le 50-50. Guy avait été vexé mais c’était plus de la connerie que de la méchanceté. D’autres comme Franck Comba et Serge (Simon) étaient aussi de bons fêtards.
Il dévoile ensuite sa plus grosse bringue. Extrait:
Sans doute celle au « Macumba » à Bordeaux après le titre de champion en 1991. C’est le dernier qui a fermé en France (il se marre) ! Il y avait Noël Mamère, maire de Bègles. J’avais dansé des rocks endiablés jusqu’à 8 heures du matin et je n’avais pas dormi pendant vingt-quatre heures. De toute façon, rien ne vaut le premier titre.
Questionné sur sa plus grosse bêtise, il réagit. Extrait:
(Rire) Impossible d’en sortir une seule. Quand tu joues en première ligne, tu es un peu différent des autres. Dès gamin, tu sais que tu as la connerie en toi. Mais la plus grosse bêtise reste de ne pas être allé à un rassemblement de l’équipe de France parce que j’étais à Nice avec Serge (Simon). Ça m’a coûté la Coupe du monde 1991. Si j’avais été un exemple de carrière à suivre, ça se serait su…
On avait décidé de rejoindre le rassemblement deux jours plus tard et on était allés voir les parents de Serge. J’avais pris une Porsche rouge à un mec. Je ne lui ai jamais payée d’ailleurs… Je l’ai gardée pendant un an et j’ai eu un accident de voiture dans un virage. Elle était en miettes ! Je lui ai dit que la voiture ne marchait pas bien (rire) ! J’étais tellement fier de cette Porsche. J’avais des pneus qui faisaient 60 centimètres de large. J’étais Mel Gibson dans Mad Max ! Je démontais un pneu et je le levais d’un doigt avant de crier « jante alu » !
Une autre fois, je n’avais pas de sous et j’étais allé voir un copain. J’ai fait le plein d’essence et comme un gamin, je suis parti en pensant qu’on ne m’avait pas vu. Grave erreur ! J’ai été convoqué par mon club et la police est venue à l’entraînement. Ça m’avait valu un match de suspension à Bègles. Des conneries comme ça, j’en ai fait 1 000. On avait un kiné qui avait de longs manteaux avec une énorme fourrure. À La Rochelle, j’avais prétexté un massage un peu plus long et j’étais sorti avec le manteau en peau de lapin et en short pour l’échauffement. Ça avait jeté un froid et 10 000 personnes m’avaient hué. Je l’avais enlevé au bout de deux ou trois minutes (rire) ! Une fois, je m’étais dessiné une montre avec un feutre sur le poignet et j’allais voir l’arbitre pour lui dire que c’était la mi-temps. Je pourrais remplir un camion de conneries que j’ai faites…
Il dévoile ensuite sa plus grande fierté. Extrait:
Après m’être fait virer de l’équipe de France (à la suite d’un mauvais geste sur l’Anglais Brian Moore, le 15 février 1992, dans le Tournoi des Cinq Nations qui lui avait valu huit mois de suspension), et une carrière à moitié loupée à mon goût, j’étais heureux d’être un nouveau champion au Stade Français (en 1998). Avec Bernard Laporte, Philippe Gimbert et Serge Simon, mais aussi Christophe Laussucq et ceux avec qui j’avais joué à Bordeaux. J’ai encore plus savouré dans un contexte de fin de parcours. Toute ma vie, j’ai pensé que ça allait continuer. Et puis d’un seul coup, j’ai arrêté (en 1999). Et là, Philippe Saint-André m’a contacté pour signer deux ans à Gloucester mais je n’y suis pas allé. J’en avais marre. Je regrette car je parlerais mieux anglais aujourd’hui et je ne serais pas comme un con sur Duolingo (rire).
Il précise n’avoir jamais digéré sa fin de carrière avec le XV de France. Extrait:
Je ne l’ai jamais digérée. Ça m’a bouffé la vie. Comme une cicatrice car il n’y avait que ça qui comptait à ce moment-là. Ça restera un échec cuisant. Mais je ne le dois qu’à moi-même. Et ça m’a sans doute permis d’être plus connu que si j’avais eu cinquante sélections…
J’aurais aimé avoir plus de connaissances, parler anglais mais aussi italien puisque mon père était italien. Mais j’ai une belle vie. Dans mes rêves les plus fous, j’aurais aimé être champion du monde poids lourds et affronter Mike Tyson au Madison Square Garden ou rencontrer Jake LaMotta (rire). J’ai fait plus de dix combats de boxe. Et pour moi, c’est une richesse incroyable. On parle des choses que j’ai loupées mais j’en ai réussi bien plus avec mon épouse.
9 Commentaires


C’est une époque révolue…..nostalgie quand tu nous tiens……
Et encore qu’il pleure pas il a pas joué contre Jo Fabre le boucher Toulonnais……Ah Ah Ah bon moi je rigole mais a l’époque il y en a plus qu’un qui pleurait en sortant de Mayol après avoir fait sa connaissance . Qu’elle belle époque
Ct Vincent !.. Picetou .. Et il continue de nous faire rire dans son Moscato Show . Merci , Vincent !.. On t’aime !..
Oui Vincent ils t aiment ces pour ça qu ils te traitaient de fdp pour te montrer toute leurs affection moscato e,,,,,r
En revanche, tu aurais pu dès que ta notoriété et tes moyens le permettait, rappeler le mec de la Porsche pour lui payer, c’eu été cool de ta part… si cela a été fait par la suite je n’ai rien dit.
C’était votre Porsche ?
Oui , et il y en a une autre époque après faut pas l’oublier
On a vu à Mayol des pu ..de stars !
Des mecs simples et accessibles en plus , pas des mercenaires comme j’ai pù le lire ici par nos détracteurs ( toujours les mêmes .. )
Des galactiques !
On a gagné 3 c.c d’affilées avec ces mecs ! Ce que aucun club n’a encore réalisé, pas même le ST
Et l’accueil des héros de tout le peuple Toulonnais sur le port de Toulon ….
Pu ..j’en ai encore les frissons …!!
Dont une voler contre Clermont rouge lacher dixit l arbitre faute non sanctionné qui amena l essai du bastringue delon
Toujours dans le passé