Les magnifiques propos de l’entraineur de l’UBB sur Henry Pollock, pourtant conspué par Chaban-Delmas

Les magnifiques propos de l’entraineur de l’UBB sur Henry Pollock, pourtant conspué par Chaban-Delmas

Le lundi 12 janvier 2026 à 12:25 par David Demri

4 Commentaires

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Henry Pollock n’a que 21 ans, mais il a déjà tout d’un joueur qui aime le bruit. Sur le terrain comme en dehors. Dimanche, le troisième-ligne anglais a inscrit un doublé dans une ambiance électrique au stade Chaban-Delmas, où le public bordelais ne lui a rien pardonné. L’UBB non plus.

Un accueil hostile dès l’échauffement

Le contexte entre Bordeaux et Northampton était particulier. Depuis la finale perdue l’an dernier, le jeune numéro 8 cristallise une certaine animosité du côté girondin. Résultat : Pollock a été sifflé dès l’annonce des compositions, puis pratiquement à chacune de ses apparitions sur l’écran géant. Chaban-Delmas l’a même hué lorsqu’il est resté au sol pour recevoir des soins, comme si la salle refusait de lui accorder le moindre répit.

Là où certains se seraient effacés, Pollock a choisi de répondre sur le jeu. Et sa première réponse a été spectaculaire.

Un premier essai en mode funambule

Servi par un coup de pied parfaitement dosé d’Anthony Belleau, Pollock a pris l’intervalle comme un ailier. Petit ballon par-dessus Damian Penaud, accélération et conclusion dans l’en-but au bout de dix minutes. Une action qui a rappelé son sens de l’opportunité et sa vivacité.

Évidemment, il n’a pas résisté à l’envie de chambrer le virage sud. D’abord un doigt sur la bouche pour faire taire le stade, puis sa célébration habituelle : deux doigts sur la gorge, comme pour prendre son pouls. Une provocation assumée, pas vraiment du goût du public.

Du talent… et des erreurs de jeunesse

Sur l’engagement suivant, Pollock est ciblé. Il commet un en-avant et offre dix minutes de mêlées dans les 22 mètres anglais. Un rappel qu’à 21 ans, il lui reste encore à apprendre à garder son sang-froid dans les moments chauds.

Les joueurs de l’UBB ne l’ont pas lâché. Sur une accélération où Pollock élimine Matthieu Jalibert d’un cadrage-débordement, c’est Louis Bielle-Biarrey qui se charge de le sanctionner dès l’action suivante : plaquage violent, ballon arraché, hurlement en plein visage, et même une main appuyée à l’arrière du crâne par Nicolas Depoortere. Un message clair : ici, rien ne lui serait offert.

Pollock au centre de l’histoire… mais pas de « fixette »

En sortie de match, Maxime Lamothe a assuré que l’UBB n’avait pas fait de « fixette » sur Pollock. Une lecture un peu différente de celle de son entraîneur de l’attaque, Noel McNamara, qui a préféré assumer le rôle de « méchant » que l’Anglais est en train d’incarner aux yeux du public français.

L’Irlandais a salué son joueur via L’équipe :

« C’est un joueur magnifique, il a beaucoup de caractère ». Dans un club qui valorise la liberté et la personnalité, le message était clair : « Ici à l’UBB on encourage les joueurs à être eux-mêmes, exprimer leur individualité dans le collectif. Et lui fait ça très bien. Je lui dirais : « ne change pas, sois la meilleure version de toi-même ». Et au final, il sera jugé sur ses qualités de joueur. Tout le reste deviendra accessoire. »

Les sifflets, les célébrations, les provocations, le « cirque », comme l’a résumé McNamara, ne feront que passer. Le terrain, lui, ne ment pas.

Pollock l’a encore montré dimanche. Et ce n’est probablement que le début.

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4 Commentaires

  1. ber0683 12 janvier 2026 at 12h- Répondre

    Pollock sera t il sifflé comme Delon Armitage pendant des mois……??? On peut se le demander……

    J'aime 11
    • Georges Chiaberge 12 janvier 2026 at 12h- Répondre

      C’est un joueur de caractère comme on voudrait en voir dans nôtre championnat, un pollock au rct je prends même si certains diront que c’est un mercenaire, mais à Toulon nous sommes accueillant les mercenaires de ce qualibre sont les bien venus.

      J'aime 24
      J'aime pas 4
  2. Marco 12 janvier 2026 at 16h- Répondre

    Le joeur qu’on adore haïr mais qu’on adorerait avoir dans son équipe.

    Un mec comme ca chez nous ca serait le top. Un gros melon, un besogneu..

  3. copan 12 janvier 2026 at 18h- Répondre

    A vingt ans, le « gamin » est déjà un phénomène comme peut l’être notre LBB car il possède l’instinct rugby et ça se voit … avec une énorme différence avec un Louis plutôt introverti, alors que l’Anglais démontre une exubérance plus qu’exaspérante !