« On faisait une partie de cartes » : Thomas Ramos raconte comment il a appris son passage à l’ouverture
« On faisait une partie de cartes » : Thomas Ramos raconte comment il a appris son passage à l’ouverture
Le lundi 23 février 2026 à 6:25 par David Demri
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L’arrière du XV de France, Thomas Ramos a évolué à l’ouverture lors du match contre l’Italie, ce dimanche après-midi.
Interrogé par L’équipe, le joueur toulousain a analysé la prestation des Bleus contre les Italiens. Extrait:
Aujourd’hui (dimanche), c’était un match totalement différent des deux premiers (contre l’Irlande et le pays de Galles). Et ce n’est pas plus mal. On savait que ça allait taper dur. Physiquement, les Italiens sont très costauds, ils ont mis beaucoup de densité physique au milieu du terrain.
On a eu moins de ballons rapides dans les rucks. Et nous, on avait décidé de changer un peu de stratégie, d’avoir un jeu offensif différent des deux premiers matches. On est très contents des 5 points, de la façon dont on a construit notre match et du fait de n’avoir encaissé que 8 points en tout.
Il indique que les Italiens avaient très bien analysé les Bleus avant le match. C’est pour cette raison que le XV de France a décidé de revenir à un jeu très basique. Extrait:
On s’attendait à ce que les Italiens aient vu nos deux premiers matches, avec nos combinaisons avec les deux passes 9-10 et 10 pour nos cellules d’avants qui arrivaient. On s’attendait à ce qu’ils nous shootent sur ces actions-là et on a donc décidé de démarrer le match autrement.
Le seul moment où on a fait ça, 9-10 et 10 pour nos avants, on s’est fait intercepter. Ça montre qu’ils nous avaient bien analysés et qu’ils comptaient nous mettre beaucoup de pression sur ces phases-là. On est revenus à un jeu un peu plus basique, où on a envoyé nos avants dans un premier temps. Il y a eu aussi un énorme duel de jeux au pied, qu’on n’a pas toujours remporté. En seconde période, on a quand même un peu renversé la tendance.
Il raconte ensuite comment il a appris qu’il allait évoluer à l’ouverture et non plus à l’arrière, suite au forfait de Matthieu Jalibert. Extrait:
Je le savais un peu avant parce que j’avais échangé avec Matthieu Jalibert après son IRM. Sinon, oui, on faisait une partie de cartes avant la réunion quand on me l’a officiellement annoncé. Rien de fou, mais c’est sûr que c’est dommageable pour Matthieu qui n’a pas pu jouer ce match. Être forfait une veille de match, ça ne fait jamais plaisir pour le joueur.
On était tous déçus pour lui. Mais ça montre aussi la maturité des mecs dans l’équipe qui ont été impactés par ce changement. Aucun des jeunes ne s’est posé de questions, ils ont tous basculé tout de suite, chacun savait exactement ce qu’il avait à faire et ça s’est plutôt bien passé.
Pour lui, cela n’a pas changé grand chose. Extrait:
Au final, notre système de jeu réadapté, avec plus un jeu d’avants que de trois-quarts, a permis à Théo de s’occuper essentiellement du rôle de 15. De toute façon, sur les entraînements, on est habitués à ce que je passe 10 et que Théo passe à l’arrière. Le fait qu’on tourne régulièrement depuis quatre semaines nous a aidés à ne pas être perturbés. Théo, dans ce rôle-là, m’a beaucoup aidé par sa communication, c’était plutôt agréable.
Aligné à la charnière avec Antoine Dupont, il indique avoir beaucoup communiqué avec son coéquipier de club. Extrait:
Oui. Moi, je prône la communication. Si on est sur un terrain de rugby et qu’on ne communique pas, c’est très compliqué de jouer ensemble et de trouver des solutions. Donc, même si on se connaît par coeur, on communique beaucoup sur le terrain. C’est évident.
Il ne le cache pas : cette semaine de repos à venir va faire le plus grand bien au groupe France. Extrait:
Oui, parce que c’est un nouveau format. C’est la première fois qu’on joue trois matches d’affilée. Les deux premiers matches ont été très intenses en termes de temps de jeu, avec quarante-deux minutes contre l’Irlande et quarante-cinq à Cardiff, donc ça a pas mal couru et on a mis un peu plus de temps à récupérer après le pays de Galles.
Donc oui, on prend cette semaine de repos avec plaisir, d’autant qu’on va enchaîner contre l’Écosse, une équipe joueuse qui a paquet d’avants hyper mobiles et des trois-quarts qui vont très vite. Ça va nous permettre de souffler un peu et de revenir dans une semaine avec plus d’énergie.
3 Commentaires


Une interception,
une touche directe,
une pénaltouche manquée,
une passe en-avant,
à l’origine de l’essai casquette adverse, ballon non sorti,
une transformation simple ratée,
un manque d’engagement sur certains déblayages…
Fait preuve d’honnêteté intellectuelle Calamity: Un essai, un 50-22, une magnifique passe au pied à LBB qui file à l’essai…. et j’en passe!
Facile de juger quelqu’un en se basant uniquement sur ses fautes, monsieur parfait.
il ne faut pas retenir que le positif également… les médias le jugent généralement que sur ses actions positives. Cette liste dans un seul match est un peu trop longue pour une prestation convaincante