Clermont : Pourquoi la paire Loaloa-Simone est devenue intouchable au Michelin ?
Clermont : Pourquoi la paire Loaloa-Simone est devenue intouchable au Michelin ?
Le jeudi 19 mars 2026 à 9:42 par David Demri
Publicité
Avant de recevoir Montpellier ce samedi (14 h 30) au stade Marcel-Michelin, l’ASM Clermont semble avoir trouvé une stabilité précieuse au cœur de son jeu. Pour la quatrième fois consécutive, le staff auvergnat aligne le duo composé d’Alivereti Loaloa et Irae Simone.
Une continuité qui porte ses fruits et installe des automatismes devenus rares dans un effectif souvent malmené par les blessures.
Le temps, l’allié indispensable des automatismes
Comme le souligne Frédéric Charrier, l’entraîneur de l’attaque clermontoise, la complicité entre deux centres ne se décrète pas, elle se bâtit.
« Ce sont le temps de jeu et le vécu commun sur le terrain qui créent des automatismes et donc de la précision dans le jeu », explique-t-il dans les colonnes de La Montagne. Cette fluidité, on l’a vue récemment avec le XV de France, où les paires issues d’un même club (comme Moefana-Depoortere) ont apporté une lecture immédiate des situations offensives.
Une complémentarité « 12-13 » classique et efficace
Le succès de cette association repose sur des profils diamétralement opposés mais parfaitement imbriqués.
Véritable numéro 12, Irae Simone possède une vision de jeu qui soulage l’ouvreur. Capable de lire les brèches et doté de « bonnes mains », il assure la distribution et l’orientation.
Plus physique, Alivereti Loaloa excelle dans le un-contre-un et le jeu debout (offloads). Défensivement, sa lecture des espaces permet de couper les trajectoires adverses avant qu’elles ne deviennent dangereuses.
Cette répartition des tâches permet une communication plus fluide, notamment dans les moments critiques où la défense subit un « break ». Savoir comment son partenaire va réagir pour compenser un franchissement est un réglage qui s’affine semaine après semaine.
Le retour des cadres : menace ou émulation ?
Si les blessures de George Moala, Léon Darricarrère ou Pierre Fouyssac ont forcé la main du staff pour installer Loaloa et Simone, le retour progressif de ces cadres change la donne. Loin de voir cela comme une perturbation, Frédéric Charrier y voit une opportunité d’adaptation tactique.
Le retour de George Moala apportera une puissance de percussion différente, tandis que Léon Darricarrère offrira une autre lecture du jeu. Dans le sprint final pour les phases finales, disposer de plusieurs « paires » interchangeables selon le style de l’adversaire (physique ou aérien) sera l’atout majeur de l’ASM.
1 Commentaire


Depuis que Simone a appris que le club ne le garde pas , il fait des trés bon match et ne se blesse plus . A ne rien y comprendre .