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Le président du FC Grenoble brise le silence : « C’est gravissime, il y a une victime qui sera marquée à vie »

Le président du FC Grenoble brise le silence : « C’est gravissime, il y a une victime qui sera marquée à vie »

Le mercredi 8 avril 2026 à 8:09 par David Demri

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Le président du FC Grenoble, Patrick Goffi s’est confié dans les colonnes du journal Le Parisien.

Il a souhaité revenir sur les condamnations actées des anciens joueurs grenoblois, dans une affaire de viol remontant à 2017.

Patrick Goffi ne mâche pas ses mots. Extrait:

« Cette histoire, c’est gravissime. Il y a une victime qui sera marquée à vie. Et des joueurs en prison pour de longues années. C’est dramatique. Je n’étais pas au club quand c’est arrivé mais la décision prise par le FCG a été exactement la même avec le licenciement immédiat des joueurs qui ont ensuite été pris par d’autres clubs (Connacht, Agen et Oyonnax).

Évidemment, cela a fait une mauvaise publicité au FCG. Mais on remarque tout de même que la mémoire fait rapidement défaut malheureusement. On oublie vite. On passe vite à autre chose. »

Il estime que le monde du rugby doit faire extrêmement attention aux dérapages qu’il connait. Extrait:

« On doit être très vigilants, tout le temps. Notre sport est marqué par des problèmes que l’on retrouve dans la société en général : celui de la violence et celui de l’addiction. On ne doit pas balayer ça avec le temps. Nous devons être irréprochables. À Grenoble, c’est notre ligne de conduite et pourtant on voit que l’on n’a pas été le meilleur exemple. »

Dans la foulée, il rappelle que dans un club de rugby ,tout le monde est sous pression avec parfois des critiques violentes et souvent permanentes. Extrait:

« Le monde a changé. J’ai été président il y a trente ans et la pression qui s’exerce sur l’ensemble du club n’a rien de comparable. Tout le monde est sous pression : les joueurs, le staff, dirigeants. Les résultats, les défaites prennent une importance démesurée. Les réseaux sociaux, les critiques permanentes, violentes parfois, amplifient tout ça. Il faut pouvoir le vivre, le supporter. Il y a des fragilités qui conduisent à des dérives, des problèmes de stupéfiants. Cela n’excuse rien mais il faut le prendre en compte. »

Il conclut : 

« Il faut anticiper les difficultés. Nous devons faire en sorte qu’il y ait du lien, une même cohésion dans toutes les strates d’un club. Le sport reste un jeu malgré tout. Au bout d’une compétition, il n’y a qu’un seul gagnant. Tous les autres sont des perdants. Il faut l’intégrer, l’accepter. Et surtout, il faut protéger celui qui est à côté de nous. Cela doit être notre priorité. Alors, d’accord, tout ça, c’est du discours, de la théorie, mais il faut vraiment se pencher sur notre façon de concevoir notre rôle. Le sport doit rester une passion. Il ne faut pas détourner sa valeur première, quel que soit le niveau où l’on évolue. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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