Ben Tameifuna raconte ses quatre jours de célébration après le titre européen
Ben Tameifuna raconte ses quatre jours de célébration après le titre européen
Le mercredi 3 juin 2026 à 9:34 par David Demri
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À Bordeaux, les célébrations du sacre européen ont visiblement été à la hauteur de l’exploit réalisé face au Leinster.
Parmi les joueurs qui ont pleinement profité des festivités, Ben Tameifuna ne s’en cache absolument pas. Le pilier tongien a même reconnu avoir passé plusieurs jours à célébrer le deuxième titre européen consécutif de l’UBB.
Une fête qui ne l’a pourtant pas empêché de jouer un rôle décisif quelques jours plus tard contre Toulon.
« Mon dernier verre remonte à mercredi soir… ou jeudi matin »
Interrogé par L’Équipe, le pilier bordelais a raconté sans détour les jours qui ont suivi le sacre continental.
« Mon dernier verre remonte à mercredi soir, je crois. Ou jeudi matin. L’un des deux. Tout était flou. Après, j’ai englouti des litres d’eau. »
Une déclaration à l’image du personnage.
Et lorsqu’on lui demande dans quel état il se trouvait encore quelques jours plus tard, sa réponse est tout aussi savoureuse.
« Je pense qu’en ce moment, je suis fait de Guinness, de Heineken et de rhum Coca. »
Un essai qui change tout
Malgré ces célébrations prolongées, Tameifuna a bien tenu sa place lors du déplacement à Toulon.
Entré en jeu en seconde période, il a même inscrit l’essai qui a permis à l’UBB de repartir avec un précieux bonus défensif malgré la défaite à Mayol (27-22).
Un point qui pourrait peser très lourd dans la course aux barrages.
Grâce à ce bonus, les Bordelais conservent leur destin entre leurs mains avant la réception de Clermont.
« Ce n’était pas une question de picoler »
Pour le colosse tongien, ces quelques jours de fête étaient surtout une manière de savourer un moment exceptionnel.
« Ce n’était pas une question de picoler, mais de célébrer. Il faut marquer les moments importants dans la vie. Parce que ça file vite. »
L’ancien joueur du Top 14 estime que ce titre méritait d’être célébré à sa juste valeur après un parcours particulièrement exigeant.
« Notre chemin vers la finale n’a pas été facile, et il fallait évacuer ça une fois qu’on a gagné. »
Profiter avant qu’il ne soit trop tard
À 34 ans, Tameifuna sait aussi que les occasions de vivre de tels moments ne sont pas infinies.
« C’est un plaisir de boire des coups avec les gars. »
Puis il développe :
« On avait bossé dur. S’asseoir avec tes potes dans un vestiaire, les regarder… Certains, comme Adam Coleman et moi, on est les plus anciens. Tu vois des jeunes comme Tiaan Jacobs, Connor Sa, en pleine progression. Pour eux aussi, c’était un moment spécial. »
Avant de conclure :
« Je ne vais pas jouer au rugby éternellement, j’ai à cœur de profiter de ces moments. »
Désormais, la fête est terminée. Place à un rendez-vous autrement plus important face à Clermont. Car pour prolonger sa saison et continuer à rêver d’un doublé historique, l’UBB doit encore décrocher sa place en phase finale.
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