« À Paris, le public est plus spectateur qu’à Toulon, mais… », l’avis de Louis Carbonel sur l’ambiance de Jean-Bouin

« À Paris, le public est plus spectateur qu’à Toulon, mais… », l’avis de Louis Carbonel sur l’ambiance de Jean-Bouin

Le dimanche 14 juin 2026 à 13:13 par David Demri

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Louis Carbonel traverse probablement la meilleure période depuis son arrivée au Stade Français. Deuxième meilleur réalisateur du Top 14 cette saison, l’ouvreur parisien a largement contribué à la qualification de son équipe pour les phases finales.

À quelques heures du barrage face à La Rochelle, l’ancien Toulonnais s’est confié sur sa nouvelle vie dans la capitale. Une ville qu’il ne connaissait pas vraiment avant son arrivée et qui a fini par le séduire bien au-delà du rugby.

Une ville qu’il a appris à découvrir

Avant de signer au Stade Français, Louis Carbonel imaginait Paris comme un univers totalement différent de celui qu’il connaissait dans le sud de la France.

Il s’est longuement confié pour Le Parisien :

« Dans ma tête, c’était gigantesque, comme je viens de petites villes. C’était aussi un endroit avec plein de possibilités, où l’on peut rencontrer énormément de personnes. Mais tout était un peu nouveau pour moi, rien que le découpage des arrondissements. Petit à petit, j’ai appris à découvrir Paris, les endroits où sortir, les monuments, les lieux culturels. Je pense qu’humainement, ça m’a fait du bien de découvrir cela. »

Jean-Bouin, un stade qui a retrouvé de la voix

Le demi d’ouverture connaissait déjà Jean-Bouin avant de rejoindre le club parisien et il apprécie particulièrement l’évolution de l’ambiance qui y règne.

« J’y avais déjà joué pas mal de fois. Déjà, j’ai toujours trouvé que c’est un joli stade, architecturalement. Quand tu regardes un match, tu peux voir bien de partout, ce qui est quand même assez rare. Quand tu es sur la pelouse, tu te sens petit par rapport aux gradins et à l’environnement, et ça devient un atout pour le Stade Français quand il est plein. Je sais qu’il y a eu une période creuse au niveau des supporters, mais depuis deux ou trois ans, on voit qu’ils reviennent au stade, et ça fait du bien. »

Toulon et Paris, deux passions différentes

Passé par Toulon avant Montpellier puis Paris, Carbonel a découvert deux façons bien différentes de vivre le rugby.

« Là-bas, j’adorais cette passion, et le fait que la ville ne vit que pour ça. Ce que j’aime surtout en tant que joueur, c’est sentir le stade en ébullition. À Paris, le public est plus spectateur, mais ça s’explique par le fait que pas mal de gens viennent vivre ici pour le travail, il y a moins cette culture rugby. En fait, les deux contextes sont intéressants. Ici, c’est à nous d’impulser cette passion. Et Paris, quand tu n’as plus envie de penser au rugby et que tu veux t’échapper un peu, c’est l’idéal. »

Les émotions les plus fortes vécues à Jean-Bouin

Depuis son arrivée au Stade Français, plusieurs rencontres ont particulièrement marqué l’ouvreur parisien.

« Plusieurs fois. Je pense à Clermont récemment, quand on met cinq essais dans les dix dernières minutes (64-20). Ça, c’était beau niveau émotions. Ensuite, il y a ce match de Champions Cup contre Northampton il y a un an. On rate le début, on perd de plus de vingt points (21), et derrière on enchaîne et on s’impose (45-35). Là, c’est le genre de matchs où tu ressors en te disant : On vit des trucs fous dans ce métier, quand même. »

Quand Carbonel joue les touristes

Au moment de s’installer dans la région parisienne, le demi d’ouverture a rapidement fait son choix concernant son lieu de résidence.

« Quand je me suis installé ici, j’avais le choix entre vivre à proximité du centre d’entraînement (à Saint-Germain-en-Laye) ou en proche banlieue parisienne, à Boulogne-Billancourt, comme quasiment tous les joueurs. Ça a vite été clair dans ma tête : je voulais pouvoir descendre de chez moi, sortir pour profiter de Paris quand j’avais besoin de couper. »

L’ancien Toulonnais a alors décidé de découvrir la capitale comme un véritable visiteur.

« Oui ! En arrivant, je me suis dit qu’il fallait voir tous les incontournables. Donc, j’ai pris le métro et j’ai fait le tour, parfois accompagné, parfois juste seul pour le simple plaisir. J’adore pouvoir dire : j’ai vu ci ou j’ai fait ça. C’est enrichissant, en fait. Je suis allé à la tour Eiffel, au musée d’Orsay, au Louvre, au Panthéon, mais aussi au Musée de l’Armée aux Invalides. »

Même après plusieurs années sur place, il continue de profiter de cette expérience.

« J’ai fait un peu le tour, mais je prends toujours autant de plaisir à aller me promener. Niveau restauration, je n’arriverai jamais à faire le tour des bonnes adresses, même en cinq ou six ans. En fait, je me dis que c’est une super expérience et que je ne ferai pas toute ma vie ici. Parce que bon, avoir le soleil toute l’année, c’est sympa aussi (sourire). »

Une étape importante dans sa construction personnelle

S’éloigner de sa famille a également représenté une évolution importante dans la vie du joueur de 26 ans.

« Je trouve que c’est positif dans ma vie d’adulte. Ça m’oblige à faire les choses par moi-même, sans qu’ils soient à dix kilomètres de moi et qu’ils viennent sur un coup de tête. Même si je les adore et que ça me faisait très plaisir de les voir tous les jours, c’est intéressant de passer par là dans ta construction en tant qu’homme. »

Les meilleurs guides touristiques du vestiaire

Pour conclure, Louis Carbonel a livré une anecdote amusante sur les habitudes de ses coéquipiers.

« Ce qu’il m’a le plus surpris, c’est que ce sont les Parisiens qui connaissent le moins Paris. Ils ont leurs habitudes dans leur quartier et ne sont pas forcément au courant des nouveautés. Allez, il y a quand même Ryan Chapuis et Pierre-Henri Azagoh qui font exception. Mais globalement, ce sont les provinciaux qui sont le plus calés (rires). »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

5 Commentaires

  1. OTARIE ! 14 juin 2026 at 13h- Répondre

    Excellent article !
    La vie d’un joueur en dehors du rugby, c’est sympa à découvrir !

    J'aime 13
    • Brain73 14 juin 2026 at 15h- Répondre

      c’est sur que l’atmosphere dans le métro parisien est tres agreable, un vrai plaisir !!

  2. Popeye 14 juin 2026 at 14h- Répondre

    Enzo, je te fais des coeurs avec mes doigts.

    J'aime 1
    J'aime pas 2
  3. Les2tours 14 juin 2026 at 15h- Répondre

    Ayant fait pas mal de déplacements les stades les plus  » fades  » niveau ambiance c’est Paris  » les deux » Lyon et Montpellier…

    • Brain73 14 juin 2026 at 15h- Répondre

      Et oui , et 3 de ces clubs vont etre en 1/2 finales qui vont etre d’une insipidité rare du point de vue atmosphère et ferveur…