Ugo Mola répond aux journalistes : « On devient des bourreaux sanguinaires, terribles, qui n’ont même pas besoin de jouer »
Ugo Mola répond aux journalistes : « On devient des bourreaux sanguinaires, terribles, qui n’ont même pas besoin de jouer »
Le vendredi 26 juin 2026 à 17:42 par David Demri
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Une semaine. C’est le temps qu’il aura fallu pour que le regard porté sur le Stade Toulousain change complètement.
Après avoir été présenté comme une équipe en difficulté avant la demi-finale contre le Racing 92, le champion de France en titre est désormais annoncé comme l’immense favori de la finale face à Montpellier. Un renversement de situation qui amuse Ugo Mola, bien décidé à rappeler qu’aucun titre ne se gagne avant le coup d’envoi.
À la veille de la finale du Top 14, le manager toulousain a également rendu un vibrant hommage à son adversaire, tout en appelant ses joueurs à rester concentrés sur leur propre rugby.
« La semaine dernière, on était des victimes… »
Ugo Mola a ironisé sur le changement de discours autour de son équipe en l’espace de quelques jours.
« Vous n’étiez peut-être pas là la semaine dernière, mais on était des victimes éparpillées, un groupe qui n’était pas connecté. Aujourd’hui, on devient des bourreaux sanguinaires, terribles, qui n’ont même pas besoin de jouer. Donc en une semaine, je trouve que le grand écart est quand même pas mal. »
Pour lui, la démonstration face au Racing ne garantit absolument rien.
Le manager toulousain rappelle qu’une demi-finale réussie ne permet pas de gagner une finale avant l’heure.
« Le match, on l’a fait. On ne va pas encore une fois être gênés d’avoir une bonne demi-finale. Mais une bonne demi-finale ne te garantit pas une finale réussie. (…) Notre préoccupation principale, et pour ne pas dire notre obsession, c’est d’être au rendez-vous demain soir à 21 heures. »
Montpellier n’est pas qu’un gros paquet d’avants
Si beaucoup résument le MHR à sa puissance physique, Ugo Mola estime que cette analyse est beaucoup trop réductrice.
Le technicien toulousain met en avant les nombreuses qualités de l’équipe héraultaise.
« Ça serait trop réducteur d’opposer Montpellier à sa seule puissance et à son paquet d’avants. (…) Il y a quand même des joueurs fortement talentueux qui sont capables de faire des choses assez incroyables, à l’image de leur charnière, de Tom Banks, (…) Billy Vunipola… Ils ont leur lot de gros joueurs, et on sait que pour gagner les compétitions de haut niveau, il faut cinq, six joueurs à leur top au moment où ça compte. »
Il se méfie tout particulièrement de la capacité des Montpelliérains à imposer leur rythme.
Le manager des Rouge et Noir sait que son équipe devra éviter de tomber dans le tempo voulu par le MHR.
« Cette défense est remarquable. (…) Quand vous vous amusez à regarder leur parcours des 11 dernières victoires, hormis la finale de Challenge Cup, ce sont des matchs plutôt serrés, étriqués, sur lesquels ils jouent à un rythme qu’ils décident. Donc j’espère qu’on rentrera au moins dans la négociation du rythme. »
L’habitude des finales, mais aucune garantie
Le Stade Toulousain disputera une nouvelle finale avec un groupe qui en a déjà remporté plusieurs.
Mais Ugo Mola refuse de penser que cette expérience suffira.
Selon lui, l’habitude des grands rendez-vous permet surtout de mieux gérer tout ce qui entoure le match.
« La seule chose qu’on pourrait conférer à cette situation, c’est l’habitude de tout ce qui est fait avant pour arriver à 21 heures dans des conditions qui sont plus ou moins maîtrisées. (…) Après, le match, il ne nous est encore une fois pas donné. »
Une réponse sur le terrain… et rien d’autre
Interrogé sur les nombreuses polémiques ayant entouré le Stade Toulousain ces derniers mois, Ugo Mola a expliqué que son groupe avait choisi de rester focalisé sur l’essentiel.
Pour lui, la meilleure réponse reste celle donnée sur le terrain.
« Notre seul mode d’expression, et peut-être le meilleur service com’ du club, ça reste le terrain et les acteurs de ce jeu. (…) Le jeu me préoccupe et m’obsède. Tout ce qui se passe autour, on essaye parfois de le mettre de côté. »
Avant de conclure avec un sourire lorsqu’il est interrogé sur ceux qui en veulent au Stade Toulousain :
« C’est vous, les journalistes, c’est vous qui devez investiguer, ce n’est pas moi. »
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