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« Je ne comprends pas que vous ne compreniez pas » : Di Meco interpelle le rugby

« Je ne comprends pas que vous ne compreniez pas » : Di Meco interpelle le rugby

Le jeudi 10 septembre 2026 à 10:35 par David Demri

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Contrairement à Vincent Moscato et Denis Charvet, Éric Di Meco comprend la colère du président de Clermont Jean-Claude Pats. L’ancien footballeur estime anormal qu’un joueur puisse s’engager très tôt avec un concurrent tout en disputant encore une saison entière sous les couleurs de son club.

Son regard extérieur l’amène à comparer les règles appliquées dans le rugby français avec celles du football. Dans ce dernier, un joueur en fin de contrat ne peut officiellement négocier librement avec un autre club qu’à partir des six derniers mois de son engagement.

Une situation difficile pour le club qui rémunère le joueur

Éric Di Meco reconnaît que cette limitation n’empêche pas totalement les discussions anticipées. Elle permet néanmoins de poser un cadre officiel et d’éviter qu’un engagement soit annoncé un an avant le départ effectif du joueur.

Il se place ainsi du côté de Jean-Claude Pats, confronté à des annonces concernant des joueurs toujours salariés de l’ASM Clermont.

L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille ne comprend pas pourquoi le rugby accepte aussi facilement cette situation :

« Il y a un truc que je ne comprends pas chez vous et c’est récurrent : vous avez un sport merveilleux, des règles merveilleuses, un bon championnat, vous avez un diffuseur, vous êtes riches. Et là, vous avez un problème avec ces annonces comme le dit le président de Clermont. Et je ne comprends pas que vous ne compreniez pas. Pour lui qui paye les mecs, il ne comprend pas que le mec lui mette une carotte et que tout le monde le sait même s’il n’a pas envie de le prolonger.

Au football, quand tu es en fin de contrat, tu ne peux t’engager ailleurs que dans les six derniers mois de ton contrat et les clubs ne peuvent pas t’approcher avant les six derniers mois. Cela n’empêche rien mais tu as un mec qui joue toute une saison dans une équipe alors qu’il a déjà signé ailleurs. »

Là où Moscato considère qu’une nouvelle date ne ferait que repousser les officialisations, Di Meco estime donc que le rugby gagnerait à s’inspirer du cadre imposé aux clubs de football.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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6 Commentaires

  1. Philou-Philou 10 septembre 2026 at 10h- Répondre

    Ca ne changerait strictement rien. Les contrats ou juste les accords seraient règles au même moment mais ça resterait secret. Ca zjouterait juste de l’hypocrisie.
    Au foot, quand Mbappe a refusé de prolonger avec le PSG, tout le monde savait qu’il allait s’engager avec le Real même si ce n’était pas officiel

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  2. leschocos 10 septembre 2026 at 11h- Répondre

    Je suis d’accord avec Di Meco pour le coup (pour une fois).

    Je ne trouve pas ça normal que le marché des transferts pour l’année prochaine soit déjà ouvert. Bonjour l’ambiance dans les vestiaires !

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  3. Jjccr 10 septembre 2026 at 13h- Répondre

    Ca change quoi qu’il signe 6 mois avant ou 1 an avant ?
    Le mec va faire les phases finales contre peut etre sa prochaine equipe dans les deux cas , avoir la tete ailleurs dans les deux cas aussi

    Par contre ca laisse le temps de trouver un remplaçant .
    Car la différence entre les deux sport mr dimeco, c’est que quand tu perds un’pilier droit 6 mois avant la fin du championnat, tu peux te retrouver sans remplaçant a la rentrée.

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  4. Christian 83 10 septembre 2026 at 13h- Répondre

    Signer en amont laisse aussi le temps au club de chercher le remplaçant.

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  5. Bougnatix 10 septembre 2026 at 18h- Répondre

    Ce qui me gene le plus mais il faudra s’y habituer , c’est que le club ne peut etre résumé qu’a une entreprise meme s’il en est une . Il y a des supporters , des partenaires qui s’identifient aux joueurs , à leur style , aux valeures communes avec le club ou la region . D’un seul coup tout cela est terminé , pour le joueur, le club n’est plus qu’une entreprise qui genere un salaire , c’est un nouvel etat d’esprit exclusivement porté sur l’argent . Il n’y a plus ou trés peu de choix homogene : salaire – projet sportif – cadre de vie .

  6. D'Affieux Paul 11 septembre 2026 at 11h- Répondre

    100% d’accord, une triste dérive de mercenaires