« Ce sont ceux qui posent le moins de soucis » : les étonnantes confidences sur Kolisi et Farrell au Racing
« Ce sont ceux qui posent le moins de soucis » : les étonnantes confidences sur Kolisi et Farrell au Racing
Le samedi 3 octobre 2026 à 17:57 par David Demri
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Accueillir des joueurs du calibre de Siya Kolisi ou Owen Farrell pourrait apparaître comme un véritable défi pour un club. Au Racing 92, l’expérience vécue en coulisses raconte pourtant presque l’inverse.
Teddy Boutaayacht explique que ces immenses stars sont souvent parmi les joueurs les plus simples à accompagner. La principale difficulté peut finalement se trouver ailleurs : dans l’intégration de leurs proches et notamment de leurs épouses.
Un CV immense, un statut international et une forte exposition médiatique pourraient laisser imaginer des exigences proportionnelles.
L’arrivée de joueurs comme Siya Kolisi ou Owen Farrell a forcément représenté un événement majeur au Racing 92. Pour ceux chargés de faciliter leur installation, leur réputation peut même provoquer une certaine pression avant les premiers échanges.
Mais celle-ci disparaît rapidement.
« Ce sont ceux qui posent le moins de soucis »
Teddy Boutaayacht reconnaît lui-même avoir ressenti cette pression au moment d’accompagner des joueurs possédant une telle carte de visite.
La réalité s’est finalement révélée bien différente.
Selon lui, les stars habituées au très haut niveau savent parfaitement ce qu’implique un changement de club et de pays. Il s’est confié pour L’équipe :
« Je me mets la pression tout seul vu la carte de visite de ces joueurs. Mais tu vois vite que ce sont ceux qui posent le moins de soucis. Car ce sont des pros habitués à changer d’environnement. Quand ils signent, c’est un choix mûrement réfléchi. »
Une expérience qui facilite donc leur adaptation au nouvel environnement.
Pour le club, la problématique ne se limite toutefois pas au joueur lui-même.
Le véritable risque : l’isolement de la famille
La journée d’un rugbyman professionnel est largement structurée autour de son club.
Entraînements, soins, réunions et vie collective lui permettent d’être constamment entouré. Lorsqu’un joueur étranger arrive en France, il dispose immédiatement d’un groupe avec lequel créer des liens.
Pour sa famille, l’adaptation peut être beaucoup moins évidente.
Teddy Boutaayacht pointe notamment la situation des épouses, susceptibles de se retrouver beaucoup plus isolées que leur conjoint.
« Le joueur est de 8h à 16h au milieu de 50 mecs. Mais la sociabilisation est plus compliquée pour l’épouse qui peut vite se sentir isolée, en décalage notamment quand la maison est loin, ce qui peut avoir une influence sur la performance du joueur. »
Le bien-être familial devient alors directement un enjeu sportif.
Le Racing surveille stress et fatigue
Cette dimension est d’autant plus importante que le Racing suit quotidiennement l’état de ses joueurs.
Un monitoring permet notamment de mesurer leur niveau de stress et de fatigue. Mais les chiffres ne peuvent pas nécessairement expliquer l’origine d’un problème.
C’est là que l’accompagnement humain prend toute son importance.
L’objectif consiste à comprendre ce qui se cache derrière les données lorsqu’un joueur traverse une période plus compliquée.
« Chaque matin, un monitoring donne l’état de stress, de fatigue du joueur. J’essaie d’ajouter de la chair aux datas pour comprendre et mieux aider à résoudre les problèmes. »
L’exemple de Josua Tuisova illustre cette volonté d’intégrer toute la cellule familiale. Le joueur et son épouse ont ainsi pu être vus ensemble au bord du terrain des moins de 8 ans.
Une scène éloignée des projecteurs du Top 14, mais révélatrice de l’importance accordée à l’environnement personnel des joueurs.
Au Racing, l’intégration d’une recrue ne s’arrête donc pas aux portes du centre d’entraînement. Pour qu’un joueur puisse pleinement s’exprimer sur le terrain, encore faut-il que sa famille trouve elle aussi sa place dans son nouvel environnement.


» Car ce sont des pros habitués à changer d’environnement. Quand ils signent, c’est un choix mûrement réfléchi. »
Ca ne les a pas empêché de se barrer comme des voleurs …..