« Je ne suis pas un magicien » : Christophe Urios sous pression avant un match capital pour Clermont
« Je ne suis pas un magicien » : Christophe Urios sous pression avant un match capital pour Clermont
Le vendredi 30 octobre 2026 à 11:54 par David Demri
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L’ASM Clermont traverse une période particulièrement inquiétante. Avec seulement deux victoires en huit rencontres et quatre défaites consécutives, les Jaunards occupent la douzième place du Top 14, bien loin de leurs ambitions de qualification.
Avant la réception du Racing 92, Christophe Urios et ses joueurs se retrouvent sous pression, avec l’obligation de réagir pour éviter de s’enfoncer davantage.
Le dernier succès clermontois remonte au 26 septembre, contre Castres (20-6). Depuis, La Rochelle, Bordeaux-Bègles, le Leinster et Vannes ont successivement fait tomber les Auvergnats. Les défaites d’un seul point contre l’UBB et le RCV ont particulièrement pesé, tout comme les difficultés rencontrées à Marcel-Michelin.
Une infirmerie bien remplie et des erreurs qui coûtent cher
Clermont doit d’abord composer avec plusieurs absences importantes. Selevasio Tolofua, Régis Montagne, Alivereti Raka ou encore Giorgi Akhaladze figurent parmi les joueurs indisponibles, privant Christophe Urios de plusieurs éléments essentiels.
Le manager clermontois a notamment regretté le manque de puissance de son équipe dans les collisions. Mais les difficultés de l’ASM ne se limitent pas à ses problèmes d’effectif.
Les erreurs individuelles et le manque de discipline continuent également de coûter des points précieux.
À Vannes, Peniami Narisia a notamment été sanctionné pour un plaquage trop haut après avoir manqué une touche dans le camp adverse, offrant une dernière occasion décisive aux Bretons.
Pour Anthime Hemery, ces difficultés ne traduisent toutefois pas un problème mental.
Le joueur clermontois a expliqué après la rencontre :
« Non, je ne pense pas que ce soit un problème psychologique »
Il a ensuite détaillé les difficultés de son équipe :
« On a des moments clés où on doit marquer, on n’y arrive pas, il y a des moments où on manque peut-être de discipline, enfin sûrement même… Tout le monde a envie de bien faire sur le terrain mais il y a des moments où quand il faut saisir les opportunités, il faut qu’on arrête de les laisser passer. »
Des recrues encore trop discrètes
Autre sujet d’inquiétude pour Clermont : l’apport des nouveaux joueurs.
Etene Nanai-Seturo a peu joué et multiplie les passages à l’infirmerie. Justin Bouraux, utilisé à l’arrière, n’a pas encore apporté toutes les garanties espérées.
AJ Lam et Baptiste Germain doivent également prendre davantage de place dans le collectif. Le demi de mêlée n’est d’ailleurs pas entré en jeu lors du déplacement à Vannes.
Si Lam et Kevin Noah montrent des signes de progression, l’ASM reste encore très dépendante de ses cadres pour faire la différence.
Christophe Urios veut croire à un déclic
Malgré cette situation délicate, Clermont possède encore quelques raisons d’espérer.
La réception du Racing 92, également en difficulté, représente une occasion de relancer la dynamique.
Les Jaunards peuvent aussi se rappeler leur parcours de la saison précédente. Après sept journées, ils occupaient déjà la douzième place, avec seulement deux points de plus qu’aujourd’hui, avant de réussir une excellente fin de championnat.
Reste désormais à transformer cette perspective en résultats.
D’autant que le Racing 92 constitue un adversaire particulièrement compliqué pour les Clermontois ces dernières saisons.
Christophe Urios a reconnu l’ampleur du défi via Midi Olympique :
« C’est un beau défi qui nous attend, face à une équipe qu’on n’arrive pas à battre depuis deux ans. Je ne suis pas un magicien, mais c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens »

