À 37 ans, Levani Botia évoque ouvertement la fin : « S’il veut s’arrêter, je m’arrête »
À 37 ans, Levani Botia évoque ouvertement la fin : « S’il veut s’arrêter, je m’arrête »
Le vendredi 25 septembre 2026 à 12:15 par David Demri
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L’histoire devait initialement durer trois mois. Plus de douze ans après son arrivée à La Rochelle, Levani Botia s’apprête à disputer son 250e match sous les couleurs Maritimes, à Pau. À 37 ans, le Fidjien savoure une longévité qu’il n’avait absolument pas imaginée et reconnaît avoir déjà envisagé de mettre un terme à sa carrière la saison dernière. Désormais, une seule chose décidera du moment de sa retraite : son corps.
Arrivé à La Rochelle en 2014, Botia est progressivement devenu l’un des visages emblématiques du club.
Et au moment d’atteindre cette barre symbolique des 250 rencontres, le Fidjien n’oublie pas ses débuts.
« Je ne m’attendais pas à jouer 250 matchs »
Dans les colonnes du journal Sud-Ouest, Botia mesure le chemin parcouru et se souvient notamment de l’un de ses premiers grands rendez-vous avec La Rochelle :
« (Sourire.) Je ne m’attendais pas à jouer 250 matchs pour La Rochelle, c’est une surprise. C’est une étape importante pour moi. Je me souviens de la première fois où j’ai joué contre Pau, en demi-finale. C’est l’un de mes meilleurs matchs pour notre équipe. »
Douze années plus tard, le voilà donc de nouveau face à Pau pour franchir ce cap.
Une longévité qui lui confère également un rôle différent auprès de la nouvelle génération Rochelaise.
Botia, le modèle des jeunes Rochelais
À 37 ans, Botia veut désormais transmettre son expérience et montrer l’exemple aux jeunes joueurs qui arrivent dans le groupe professionnel.
Un rôle qu’il semble particulièrement apprécier :
« Oui, c’est sans doute le plus important pour les jeunes qui montent : leur montrer l’exemple en tant que leader. J’admire ces jeunes, ils nous offrent une belle concurrence et nous aident à maintenir un niveau de jeu élevé. Surtout pour moi, vu mon âge (sourire). J’adore les voir grandir. »
Un statut parfaitement résumé par Charles Kante Samba.
Le jeune Rochelais parle avec affection de celui qui accompagne cette nouvelle génération :
« C’est un peu notre Papi. Je suis heureux pour lui et j’espère qu’il va faire un bon match. On va tout faire pour essayer de le rendre heureux pour sa 250e. »
« J’étais venu en France pour jouer trois mois »
Rien ne prédestinait pourtant Botia à connaître une telle histoire avec La Rochelle.
Lorsqu’il débarque en France, l’ancien gardien de prison Fidjien ne se projette absolument pas sur une aventure de plus d’une décennie.
Son plan initial était même particulièrement court :
« Oui, c’est fou ! J’étais venu en France pour jouer trois mois et après deux matchs, je signais un contrat. Maintenant, je vais jouer un 250e match… »
Et cette 250e apparition aurait très bien pu ne jamais arriver.
Botia révèle avoir sérieusement envisagé d’arrêter sa carrière la saison dernière avant de finalement prolonger le plaisir une année supplémentaire.
« S’il veut s’arrêter, je m’arrête »
À son âge, le Rochelais ne veut désormais plus établir de calendrier précis. Il avancera aussi longtemps que son corps lui permettra de continuer.
Botia se montre très clair lorsqu’il évoque la fin de sa carrière :
« Je pensais m’arrêter l’année dernière, mais j’ai décidé de continuer un an. Je n’avais pas prévu de jouer aussi longtemps. À chaque fois je me disais que c’était la dernière fois. Je ne sais donc pas ce qui va se passer cette année, j’écoute mon corps. S’il veut s’arrêter, je m’arrête. »

