« C’est presque pire si tu marques » : Melvyn Jaminet peste contre la nouvelle règle du Top 14

« C’est presque pire si tu marques » : Melvyn Jaminet peste contre la nouvelle règle du Top 14

Le vendredi 25 septembre 2026 à 14:59 par David Demri

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Passer de 60 à 45 secondes pour buter n’a rien d’anodin. Depuis le début de la saison, les artificiers du Top 14 doivent composer avec un chronomètre encore raccourci pour tenter leurs pénalités et transformations.

Une contrainte qui fait beaucoup parler et qui oblige notamment Melvyn Jaminet à revoir la manière dont il récupère et prépare ses coups de pied.

La nouvelle règle s’est retrouvée sous les projecteurs après les difficultés de Thomas Ramos face à Bordeaux-Bègles. Le Toulousain avait manqué trois tentatives et exprimé son mécontentement après la rencontre.

Jaminet a lui aussi connu une soirée délicate face à La Rochelle à Mayol, avec trois échecs : deux transformations en coin et une pénalité située à 45 mètres dans l’axe.

« Le plus compliqué, c’est la récupération »

Pour l’arrière du RCT, le problème ne vient pas nécessairement de sa routine. À condition de récupérer rapidement le tee et le ballon, 45 secondes peuvent lui permettre de réaliser sa préparation habituelle.

La difficulté se situe ailleurs : faire redescendre son rythme cardiaque après avoir participé à une séquence de jeu.

Jaminet explique dans les colonnes de Var-matin ce qui lui pose réellement problème avec ce nouveau chronomètre :

« Le plus compliqué avec cette nouvelle règle, c’est la récupération. Il faut réussir à faire redescendre son rythme cardiaque vraiment très, très rapidement. Mais en 45 secondes, si j’ai le tee et le ballon assez vite, j’ai le temps de lancer ma routine et de taper. »

Sur une pénalité, cette adaptation reste relativement maîtrisable. Sur une transformation, la situation devient beaucoup plus contraignante.

« Le buteur ne va même plus pouvoir célébrer »

Le chronomètre démarre en effet dès que l’arbitre valide l’essai.

Pour le buteur, chaque seconde compte alors immédiatement. Et s’il se trouve éloigné des poteaux au moment où son partenaire aplatit, une partie importante des 45 secondes peut être consommée simplement pour rejoindre la zone où il va préparer sa transformation.

Jaminet souligne ainsi une conséquence assez étonnante de la nouvelle règle :

« C’est un peu égoïste mais maintenant, dès qu’un coéquipier va aplatir, le buteur ne va même plus pouvoir célébrer avec lui. Et j’ai envie de dire que c’est presque pire si tu marques, au final (sourire). Rien que le temps de remonter aux 22 mètres, il te faut déjà 17 ou 20 secondes. Derrière, il ne te reste vraiment plus beaucoup de temps pour souffler et te préparer à taper. »

Avec parfois près de la moitié du temps disponible consacré uniquement au déplacement, le buteur doit donc immédiatement penser à sa transformation plutôt qu’à la célébration de l’essai.

Une nouvelle réalité à laquelle Jaminet, comme l’ensemble des buteurs du Top 14, doit désormais s’adapter.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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