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Affaire des ex-Grenoblois : « Proche d’un état comateux », les révélations sur le calvaire de la victime

Affaire des ex-Grenoblois : « Proche d’un état comateux », les révélations sur le calvaire de la victime

Le mercredi 1 avril 2026 à 13:04 par David Demri

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Une nuit de mars 2017 a basculé dans l’horreur absolue entre les murs d’une chambre d’hôtel.

La plaignante était revenue vers 4 heures du matin en compagnie de Denis Coulson, avec qui elle a eu des rapports. Mais au petit matin, vers 7 heures, le calme a laissé place à une scène traumatique : Loick Jammes, qui ne la connaissait pas, puis Rory Grice, croisé furtivement plus tôt, ont rejoint la chambre pour avoir des rapports sexuels avec elle.

Un état « proche d’un état comateux »

Alors que le procès en appel s’ouvre, Victoria Nauche, l’avocate de la victime, dénonce la stratégie des anciens joueurs grenoblois via Midi Olympique. Elle s’appuie sur des expertises psychiatriques qui décrivent un cerveau totalement hors service.

« Leur thèse, c’est que Madame était parfaitement consciente et consentante. Aujourd’hui, nous avons entendu deux experts — un psychiatre et une psychologue — qui ont expliqué ce qui se passe dans le cerveau lorsqu’on est très alcoolisé. La victime l’était effectivement beaucoup, et s’est trouvée dans ce qu’ils appellent un état subconfusionnel, proche d’un état comateux. »

La mémoire brisée par le traumatisme

Face à l’horreur de la situation, la psychologue a décrit un mécanisme de défense biologique radical : le cerveau se déconnecte pour se protéger du danger extrême.

« La victime n’a aucun souvenir à partir du moment où elle quitte la boîte de nuit jusqu’à celui où elle se réveille — ou plutôt, reprend conscience — avec une douleur aiguë qui la sort de sa torpeur. C’est à ce moment-là qu’elle émerge de cet état comateux, décrit aujourd’hui avec précision par les experts en psychologie et en psychiatrie que nous avons entendus. »

L’impossible lucidité à l’hôtel

La défense soutient que la victime aurait pu retrouver ses esprits en quelques instants. Une hypothèse balayée par les conclusions scientifiques présentées à l’audience.

« Ce que les experts ont expliqué aujourd’hui, c’est que l’état dans lequel la victime se trouvait en arrivant à l’hôtel ne pouvait pas être radicalement différent quelques secondes plus tard. Cette jeune femme donnait l’apparence d’une personne totalement ivre, incapable de se rendre compte de ce qui se passait. »

Le poids des zones d’ombre

Le flou persiste sur le déroulé exact de cette fin de nuit tragique, notamment sur l’intervention de Rory Grice. Pour la victime, ce silence est une torture supplémentaire.

« Notre cliente ne peut pas combler ces zones d’ombre, et c’est très douloureux pour elle. D’une certaine manière, si les accusés pouvaient apporter un véritable éclairage sur ce qui s’est passé dans cette chambre, cela aiderait la victime à poursuivre son travail de réparation, déjà long et difficile, d’autant plus dans cette période où elle revit ces instants. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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