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Alcool, drogue, violence… la terrible confession autour de Capó Ortega

Alcool, drogue, violence… la terrible confession autour de Capó Ortega

Le samedi 16 mai 2026 à 10:11 par David Demri

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Pendant plus de vingt ans, Rodrigo Capó Ortega a incarné l’âme du Castres Olympique.

Guerrier respecté, leader du vestiaire, double champion de France avec le CO et international uruguayen à 41 reprises, le deuxième ligne semblait avoir construit une carrière solide et une vie parfaitement équilibrée.

Mais derrière cette image de combattant, l’après-rugby a viré au cauchemar. Et sans sa femme Julie, l’histoire aurait pu très mal se terminer.

Une fin de carrière stoppée brutalement

Rodrigo Capó Ortega n’a jamais réellement choisi sa fin de carrière.

Comme beaucoup de sportifs, il avait imaginé ce moment pendant des années.

Mais la pandémie de Covid a tout balayé.

« L’après-carrière, ça a été un arrêt soudain puisqu’il a arrêté pendant le Covid », raconte Julie, son épouse, dans les colonnes de Midi Olympique.

Avant d’ajouter :

« Il a joué son dernier match sans le savoir. »

Le Castrais pensait encore pouvoir rejouer après le confinement. Mais progressivement, tout a basculé.

La descente aux enfers

Au départ, Julie ne voit rien. Rodrigo continue d’avancer, garde une activité au club avec les Espoirs et tente de masquer son mal-être.

Mais peu à peu, les signaux d’alerte se multiplient :

« Certaines personnes me disaient que Rodrigo avait une attitude bizarre. »

Puis tout devient de plus en plus inquiétant :

« Il était chargé d’amener les enfants à l’école et j’avais des messages parce qu’il ne les avait pas emmenés. »

L’ancien joueur du CO sombre alors dans l’alcool et la drogue.

La violence s’installe aussi dans le quotidien familial :

« Il était de plus en plus violent par les mots et ça devenait physique. »

« Je me suis sentie seule au monde »

Face à cette situation, Julie Capó Ortega se retrouve totalement dépassée. Sa famille finit par lui ouvrir les yeux.

Rodrigo est hospitalisé, mais très rapidement, elle comprend qu’elle devra quasiment gérer seule cette situation extrêmement lourde :

« Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas le garder et qu’il fallait que je me débrouille. »

Avant de lâcher une phrase bouleversante :

« Je me suis sentie seule au monde. »

Malgré tout, Julie refuse d’abandonner son mari.

Elle cherche des solutions, l’accompagne dans son sevrage et refuse notamment de le laisser dans certains établissements qu’elle juge inadaptés :

« Je le vois encore me regarder et me dire : ne me laisse pas là. »

Le Castres Olympique n’a jamais lâché son joueur

Dans cette période extrêmement difficile, le Castres Olympique a aussi joué un rôle majeur. Julie décide alors d’appeler directement Pierre-Yves Revol.

« Rodrigo a donné 20 ans de sa vie au club alors j’ai joué franc jeu avec Pierre-Yves Revol. »

Le président castrais accepte alors de continuer à soutenir son ancien joueur :

« Je lui ai promis qu’il reviendrait et demandé qu’il lui garde une place au club. »

Une confiance qui a énormément aidé Rodrigo dans sa reconstruction.

Une nouvelle vie après l’enfer

Aujourd’hui, Rodrigo Capó Ortega va mieux.

L’ancien deuxième ligne travaille désormais autour de la santé mentale et intervient dans différents clubs pour sensibiliser les joueurs aux difficultés de l’après-carrière.

Sa femme continue de l’accompagner quotidiennement :

« Je ne veux pas qu’il retombe alors je l’encourage dans cette nouvelle voie. »

Le couple veut désormais faire passer un message fort aux sportifs professionnels. Anticiper l’après-carrière.

Et surtout ne jamais rester seul.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. Bougnatix 16 mai 2026 at 10h- Répondre

    C’est beau . Comme quoi il y a encore des gens qui se soutiennent dans les coups durs de la vie , ce n’est pas toujours « chacun pour soi  » . Bon retablissement à ce grand guerrier et chapeau à Madame .

    16
  2. D'Affieux Paul 16 mai 2026 at 18h- Répondre

    Albacete, Ortega, alcoolos, violents, ils
    sont beaux les dieux du stade