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Les pénalités disparaissent peu à peu du Top 14 : Pourquoi les équipes ne les tentent plus ?

Les pénalités disparaissent peu à peu du Top 14 : Pourquoi les équipes ne les tentent plus ?

Le samedi 16 mai 2026 à 10:16 par David Demri

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Le rugby change à une vitesse folle. Et une évolution majeure saute désormais aux yeux : les équipes tentent de moins en moins les pénalités face aux poteaux.

Oui, le but de pénalité, longtemps considéré comme une arme essentielle du rugby, est en train de perdre énormément de terrain. Les chiffres sont même spectaculaires.

Une chute impressionnante en seulement quelques années

La tendance est désormais impossible à ignorer. Lors de la saison 2021-2022, les équipes de Top 14 tentaient en moyenne 6,6 pénalités par match.

Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à seulement 3,9 tentatives par rencontre.

Encore plus frappant : les buts de pénalité représentaient près de 34 % des points inscrits il y a quatre ans. Cette saison, ils ne comptent plus que pour 16,5 % des points marqués en Top 14.

Une véritable révolution tactique.

Les équipes préfèrent désormais aller en touche

Pourquoi ce changement aussi radical ? Le quotidien L’équipe fait un point sur la situation.

Parce que les staffs considèrent désormais qu’une pénaltouche est beaucoup plus rentable qu’une tentative face aux poteaux.

François Gelez résume parfaitement cette nouvelle logique :

« Aller en pénaltouche, c’est au final plus rentable que tenter les pénalités. »

Aujourd’hui, les équipes privilégient massivement les touches proches de la ligne adverse afin de mettre sous pression les défenses grâce aux mauls ou aux séquences de pick-and-go.

Le rugby moderne favorise l’attaque

Pour Frédéric Michalak, cette évolution est directement liée au rugby moderne :

« Quand tu décides d’aller dans le coin, tu sais que tu vas mettre la pression sur l’adversaire. Soit en gagnant une pénalité de plus, soit en provoquant un carton jaune, soit en marquant. »

Même en cas d’échec, les équipes savent qu’elles récupéreront souvent rapidement une nouvelle possession dans le camp adverse.

Leinster ou encore Exeter sont d’ailleurs souvent cités comme les équipes ayant poussé cette philosophie à l’extrême.

Les nouvelles règles ont tout changé

Cette transformation du jeu est aussi liée à l’évolution de l’arbitrage. Les défenses sont désormais énormément sanctionnées près de leur ligne.

Sébastien Piqueronies confirme cette tendance :

« Avoir aujourd’hui une possession proche de la ligne est un gros avantage et statistiquement une probabilité forte de marquer. »

Même constat pour Laurent Labit :

« On voit que c’est très difficile de défendre quand l’équipe arrive sur une pénaltouche. »

Résultat : les essais explosent cette saison.

Les buteurs sont désormais sous pression maximale

Paradoxalement, cette évolution met encore plus de pression sur les buteurs.

Comme les pénalités sont moins nombreuses, chaque tentative devient capitale.

« Si on les tente aujourd’hui, il faut les mettre », rappelle Piqueronies.

Dans le même temps, les staffs travaillent énormément les pénaltouches et les stratégies offensives autour des mauls. Les touches sont devenues tellement précises que les équipes ont désormais beaucoup moins peur d’y aller.

Mais le but reste parfois roi

Attention toutefois à ne pas enterrer trop vite les pénalités. Car dans certains moments-clés, elles restent encore une arme décisive.

Le Stade Toulousain le sait mieux que personne. C’est notamment grâce au pied de Thomas Ramos que les Toulousains ont décroché le Brennus 2025.

Comme quoi, malgré toutes les évolutions du rugby moderne, trois points peuvent encore tout changer.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

6 Commentaires

  1. Aucamville 16 mai 2026 at 11h- Répondre

    « Les touches sont devenues tellement précises …. » sauf à …….

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  2. Tomprice 83 16 mai 2026 at 12h- Répondre

    Et encore moins les drops.

  3. m 16 mai 2026 at 13h- Répondre

    C’est marrant, j’ai l’impression qu’on n’a pas compris ça, à rendre la balle constamment et à défendre sur nos 22 tout le match.

  4. Eric 16 mai 2026 at 14h- Répondre

    Oui mais c’est une connerie a mon avis
    On laisse chaque fois cinq six points souvent facilement réalisables qui font la différence en fin de match.!
    Eric

  5. Toulouse 16 mai 2026 at 17h- Répondre

    Ça explique le nombre d’essai de plus en plus important chaque année.
    Le rugby avant était plus orienté conquête avec pénalité tentée car les écarts de points étaient faibles.
    Aujourd’hui il bien plus orienté spectacle.

  6. HL1315 16 mai 2026 at 19h- Répondre

    Il y a les BO qui entrent en jeu aussi. A prendre comme à ne pas laisser prendre.